90% DES BIBLIOTHEQUES PARISIENNES TOUCHEES
CFTC, CGT, FO, Supap-FSU et UNSA
Communiqué de presse Paris, le 26 novembre 2009
SOCIAL : 90% DES BIBLIOTHEQUES PARISIENNES TOUCHEES PAR UN MOUVEMENT DE GRÈVE !
…… Mobilisation exeptionnelle à l’appel de cinq syndicats
Les bibliothèques parisiennes ont été fermées totalement ou partiellement hier, mercredi 25 novembre, à l’appel des syndicats CFTC, CGT, FO, Supap-FSU et UNSA.
Le nombre de gréviste variait de 50% à 100% selon les établissements.
Les personnels protestaient massivement contre un projet de réorganisation des 64 bibliothèques parisiennes, projet qui prévoit une mutualisation des moyens et des personnels en créant quatre nouveaux secteurs géographiques et annonce une marginalisation des petites bibliothèques de quartier au profit des plus gros établissements. La tentative de fermeture depuis deux ans de la bibliothèque Vaugirard (15ème) en est toujours la triste illustration.
Dans le même temps, la Ville de Paris a décidé de délocaliser le service des transports des bibliothèques. Les personnels de ce service sont donc en grève depuis le 2 novembre, pour protester contre sa suppression, et les bibliothèques ne sont pratiquement plus livrées en nouveautés et en derniers prix littéraires. Leur grève est reconduite tous les jours.
Un important rassemblement des personnels des bibliothèques parisiennes a eu lieu hier à l’hôtel d’Albret, rue des Francs Bourgeois dans le 4ème arrondissement, au siège de la Direction des Affaires Culturelles. Les bibliothécaires en grève ont été reçus par un comité d’accueil mis en place par la Ville de Paris composé des forces de police, des RG et d’une société privée de surveillance par crainte d’un envahissement de ses bureaux.
Les cinq syndicats, malgré la demande qui en était faite dans leur préavis de grève, n’ont pas été reçus par l’Adjoint au Maire chargé de la Culture Christophe Girard mais uniquement par l’administration et un membre du cabinet. Aucune proposition n’a été faite pour sortir de ce conflit.
Malgré les tentatives de dialogue, la Ville de Paris va-t-elle choisir la voie d’une résolution des conflits sociaux et prendre en compte l’opposition de la majorité des personnels ?