WIFI ??? Oui... Si !
Quand la ville de Paris fait (wi) fi du principe de précaution !
La WIFI dans les établissements parisiens ? Oui, si nous étions sûr de l’innocuité de cette technique, aucun spécialiste ne s’étant risqué à émettre un avis sur l’absence de nocivité des ondes électro-magnétiques.
Travailler dans une bibliothèque ou un musée équivaudrait-il à se mettre la tête dans un micro-onde réglé à la puissance maximale ?
Trop de données contradictoires circulent pour que nous soyons rassurés.
Bien sur, l’administration aura beau jeu de vanter les enquêtes favorables à son projet, enquêtes le plus souvent diligentées par les acteurs même de la mise en place de ces réseaux. Ce sont autant ces incertitudes qui nous font réagir que l’absence de concertation et le manque de réflexion autour du principe de précaution.
Avez vous eu la visite de la médecine préventive?
Avez vous eu quelques informations sur le sujet, hormis celles que vous vous êtes données la peine de chercher ?
Comment se fait-il que nous trouvions des bornes en hauteur dans certaines bibliothèques et d’autres au ras du sol, alors que l’on préconise que toutes les bornes soient, par mesure préventive, situées en hauteur ( plus de 2 m10).
Comment ne pas s’interroger quand certaines études concluent qu’une personne sur 10 000 est perturbée par les ondes electromagnetiques alors que d’autres documents font état de 30% de la population ?
Comment ne pas s’interroger sur les malaises dont souffrent nos collègues de la bibliothèque Italie quand on sait qu’ils essuient les ondes d’au moins cinq réseaux différents et que lors d’une connexion dans la salle de lecture, c’est le portail du Mac Donald qui apparaît avant celui de la Ville de Paris ?
Pitié !!! Que nos élus ne se cachent pas encore une fois derrière cette passe-partout et obsolète « nécessaire modernité » pour justifier leurs choix politiques. D’ailleurs, il y a quelques décennies, le matériau le plus « porteur de modernité » était l’amiante… Et la république pompidolienne voyait naître aussi bien le centre d’art contemporain que les voies sur berges et le « tout voiture », symboles d’une Ville en avance sur son temps !!!!
Le centre Pompidou est toujours d’actualité mais il y a longtemps que la voiture ne fait plus recette chez les « avant-gardistes », détrônée par les « vélos si tendance »!!!
Se laisser porter par la modernité, sans la comprendre, mène au déclin de sa santé.
La ville de Paris ne devrait-elle pas regarder du côté de l’Angleterre qui vient de retirer les bornes wifi de toutes les écoles du royaume, se poser les mêmes questions qui ont conduis l’Allemagne à refuser, au nom du principe de précaution, l’installation de bornes dans les lieux publics !!!
Le SUPAP demande à l’administration et au maire de Paris une réflexion de fond
sur les pistes suivantes :
a) Mesure des champs, compte rendu public de ces mesures et respect des valeurs limites d’exposition
b) Mise en œuvre de toutes les méthodes connues de réduction de l’exposition aux champs électromagnétiques (Eloignement de la source, réduction de la puissance, blindage…). Information des agents sur leur exposition et les dispositions prises par la DAC
c) Travail avec la médecine préventive sur les risques éventuels des champs électromagnétiques, en particulier pour les agents porteurs d’implants ou de prothèses. Organisation d’ un groupe de veille dont les travaux seront transmis à la prochaine séance plénière du comité d’hygiène et sécurité.
d) Evaluation et amélioration des autres facteurs d’environnement professionnel : ergonomique, organisationnel (stress), psychosocial (communication).
e) Désactivation des bornes dans les sections « jeunesse » en application du principe de précaution qui nous le rappelons est un principe de gestion politique du risque par lequel, en absence d’arguments scientifiques convaincants et démonstratifs, un gestionnaire –décideur est amené à prendre une décision garantissant l’intégrité sanitaire /ou sécuritaire des individus, de leurs biens ou de leur environnement.
On postule trop souvent l’innocuité en attendant d’avoir des résultats fiables pour accepter de nouveaux risques. Des informations imprévues mais rarement imprévisibles viennent perturber le bel ordonnancement de notre écosystème.
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