Action Culturelle : Soldes, Pénurie et Récupération

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Le SPR décide tout !


Le Service des Publics et du Réseau (SPR) qui à l’origine devait être un service de conseil pour la Direction des Affaires Culturelles et les 60 bibliothèques parisiennes, déborde depuis trop longtemps de son cadre et confisque tous pouvoirs de décision aux établissements de proximité et de lecture publique.

 

→      Budget : Pas de transparence !

 

Si le budget est en baisse de 50%, il faut le dire clairement et en informer les responsables d’établissement le plus rapidement possible.

Les impôts des Parisiens sont en augmentation, mais où va l’argent ?

L’ouverture de la plus grande médiathèque de la Ville de Paris (Marguerite Duras)  - qui dispose d’un auditorium d’environ 200 places – va-t-elle encore amputer considérablement le prochain budget ?

 

→     Arbitrage : Halte au mépris !

 

Les bibliothécaires passent un temps important à faire leur devoir : prospecter, négocier avec les intervenants, élaborer un projet et rédiger la demande de budget. Et quand la copie leur est retournée, corrigée, elle ne tient plus compte des ensembles thématiques développés. Certains prix sont soldés, des prestations sont refusées ou ajournées, mais au nom de quoi ? Le SPR invoque régulièrement un équilibre, mais ce que nous constatons, c’est un manque d’équité flagrant.

Exemple : les goûters philo ! 500 Euros sont accordés et même défendus pour une auteure employée des éditions Milan, pour une prestation d’une heure pour 15 enfants, alors que des intervenants moins connus, essayant de vivre de leur art (tels un conteur accompagné d’un musicien) ou une exposition pour une durée de trois semaines sont refusés, considérés comme trop chers !

 

→     Réunion de concertation : « piège à cons » (merci 68 !)

 

La surprise des Mordus du Polar : Choquées par la manière dont le SPR a saboté et récupéré cette manifestation en pleine expansion en imposant un partenariat avec la DASCO, les bibliothèques participantes se sont demandées si elles seraient de nouveau au rendez-vous l’année prochaine et ont fait un tel tollé que le SPR est revenu sur sa décision.

 

La surprise des bibliographies Jeunesse : Un groupe de bibliothécaires, invité à une réunion de réflexion sur la mise en ligne des sélections Jeunesse a été informé de la suppression pure et simple de leur impression car restriction budgétaire oblige, il fallait choisir entre les animations en bibliothèques et l’édition des bibliographies par tranches d’âge et sélections annuelles. Les manifestations culturelles dans les établissements sont réduites à une peau de chagrin et la mise en valeur des bibliothécaires Jeunesse ne bénéficiera plus de cette qualité reconnue par les professionnels et apprécié du public.

 

De plus en plus fréquemment, l’argent dédié à une manifestation dans la bibliothèque mais faisant parti d’un projet réseau est récupéré pour le dit projet réseau et la manifestation n’a plus lieu dans l’établissement. Où est le respect de notre travail ?

 

 

Dépossédés des choix concernant l’action culturelle, les bibliothécaires, confrontés à un simulacre de démocratie deviennent de simples exécutants et sont de plus en plus démotivés.

 

Mais, la main mise ne s’arrête pas à l’action culturelle :

 

Un exemple ? La division des bibliothèques parisiennes en quatre secteurs est déjà indiquée dans le WikiBib !  alors que le projet est, paraît il, en pleine discussion et que rien ne serait arrêté.

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