CTP du 19 juin

Publié le par Dacsupap

DIMANCHE : UNE GRAND’MESSE SOUS HAUTE TENSION !
Exclusif ! La vérité sur le CTP de la DAC par nos envoyé spéciaux.
 
Le mardi 19 juin, M. Girard a présidé le CTP de la DAC dont l’ordre du jour portait sur l’ouverture des bibliothèques le dimanche.
Un nombre impressionnant d’agents de « Yourcenar » et de « François Truffaut » (plus d’une vingtaine) étaient présents à ce CTP. Du jamais vu !! Du coup, un Christophe Girard un peu tendu ouvrait la séance. Les hostilités pouvaient commencer.
 
Premier point à évaluer : les effectifs prévisionnels de « Truffaut » et « Yourcenar ». Surprise ! Pour faire tenir le rythme d’un dimanche sur cinq aux personnels, la DAC intégrait dans les plannings les ouvriers relieurs et le personnel administratif.
Après intervention des syndicats opposés au dimanche, la DAC retirait ces deux catégories d’employés du calcul, rendant de nouveau pratiquement intenable la promesse de n’effectuer qu’un dimanche sur cinq.
 
Autre tentative de la direction : Intégrer les assistants des bibliothèques dans le groupe des agents pouvant tenir le rôle de responsable d’établissement. Tentative bien évidemment rejetée. Seuls les catégories A et les BAS pourront faire office de chef d’établissement le dimanche. Il n’y a pas loin du grand Oudini au regretté Garcimore !!!!!
La confusion règne en maître et la DAC ne sait toujours pas comment vont fonctionner ces établissements.
Nous avons réaffirmé notre opposition totale à l’embauche de précaires à temps « très partiel » pour faire fonctionner ces lieux culturels. Cette proposition est pour nous le début d’une remise en cause de la Fonction Publique.
Il semble même évident que le nombre minimum de personnes requises pour ouvrir le dimanche ne sera pas atteint.
 
Fort marri et passablement énervé par la résistance des personnels, M.Girard a menacé de quitter le CTP et d’annuler le projet porté par la Ville. La mine réjouie des personnels et de la majorité de leurs représentants a fini de décourager l’édile qui finalement est resté mais, boudeur, a décidé de se taire.
Il faut avouer que ses arguments sont tombés un à un.
Plus de projet culturel, aucune demande des parisiens et absence du sujet dans le contrat de mandature. Seuls restent la remise en cause du repos dominical et le dessein d’employer des vacataires étudiants à vingt six heures mensuelles.
Quand le mouvement et la modernité sentent la fuite en avant … !!!!
 
Très tendu, notre élu lance dans un dernier sursaut héroïque : « Il ne faut pas vous tromper d’adversaire ! » SIC !!!
Nous qui rêvions surtout d’être des partenaires !!!
 
 
 
La rue du Renard dans le poulailler !!!
 
Arrive enfin le plat de résistance : Le projet de délibération.
Les personnels en profitent pour réaffirmer haut et fort leur refus du changement de leur cycle de travail, rappeler à l’adjoint sectoriel qu’au regard des précédentes réunions, ils lui avaient retiré leur confiance et jugeaient cette délibération particulièrement dangereuse. Un débat sur la prime s’ensuivit. L’élu n’hésitant pas à traiter les agents de menteurs.
Le SUPAP, toujours charitable, a fait réécrire la délibération qui était à l’évidence fort mal rédigée, sous le regard médusé de M.Girard qui savait que nous voterions contre quelle que soit la mouture finale. Mais il faut reconnaître à Monsieur Girard le grand mérite d’avoir accepté le débat démocratique et participatif du début à la fin du CTP.
 
Précisons que la décroissance est un concept d’avenir et devrait plaire à ceux qui fustigent les combats d’arrière garde (dixit livre hebdo du 8 juin 2007).
Nous considérons que ce projet doit être abandonné.
 
Vint enfin le « vote » : La CGT, FO, la CFTC, l’UNSA, et le SUPAP-FSU votèrent contre. La CFDT, très enthousiaste, vota…pour !!!
Sous les yeux d’une assistance médusée.
 
Ici les moulineaux, à vous la rue du Renard !!
 
 
L’administration, moins enthousiaste, elle, a voté…pour !! On a retenu notre souffle pendant que M.Girard votait sans réelle conviction.
 
Ce CTP, plein de confusion, a duré malgré tout presque 3 heures et montré que ce « projet du dimanche » était majoritairement rejeté par les syndicats et les personnels. Ceux de « Yourcenar " et de "Truffaut » n’ en sortent pas rassurés.
L’ambiance générale de cette réunion sera communiquée aux élus.
 
La prochaine étape et non la moindre passe par le rejet de la délibération au conseil de Paris, les 15 et 16 juillet 2007.
 
Toute l’intersyndicale est focalisée sur cette échéance. Nous rencontrons tous les groupes politiques du Conseil de Paris pour les persuader de ne pas valider cette décision de la Mairie .
 
Nous vous tiendrons au courant de la suite (l’été meurtrier d’assemblée en assemblée?)
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