CULTURE : QUAND LA VILLE DE PARIS DEGRAISSE EN DOUCE !

Publié le

118 postes (au moins) sont vacants dans les musées et les bibliothèques parisiennes.


A la lecture de la très officielle annexe sur l’état du personnel municipal présentée aux Conseillers de Paris, le Supap-FSU est en mesure de révéler que d’importantes économies se font au détriment des équipements culturels de proximité. Cette économie se fait bien entendu au détriment des parisiens, de l’emploi, mais aussi des conditions de travail des personnels de la culture. Nous estimons cette économie à un minimum de 2 millions et demi d’euros tous les ans.

    Où trouve-t-on tous ces manques ?

Voici le détail (non exhaustif, cela va de soi) : 6 postes de conservateurs, 10 de bibliothécaires, 28 de chargés d’études documentaires dans les musées, 10 BAS,  26 assistants de bibliothèques et 43 AASM musées et bibliothèques confondus.

    N’en jetez plus !

Ce calcul* (voir plus bas notre méthode) prend en compte les postes budgétaires non pourvus, mais aussi les agents à temps partiels qui ne sont donc pas payés à plein temps (la Ville, si elle le voulait, aurait la possibilité de compenser ce temps partiel par des recrutements).

Ce tour de magie comptable et budgétaire explique donc les difficultés de la Direction des Affaires Culturelles à travailler sereinement avec des moyens normaux. Il démontre clairement pourquoi les conditions de travail des personnels de la culture se dégradent incontestablement.

Nous demandons à la Ville de Paris de rendre aux équipements culturels ce qui leur est dû, et de permettre ainsi l’existence d’un service culturel de proximité et de qualité au service de tous les Parisiens.
Nous demandons l’organisation de concours de recrutement et bien entendu le rétablissement des 9 postes de la bibliothèque Vaugirard au prochain budget modificatif.

La poursuite du boycott des amendes dans les bibliothèques à l’appel des syndicats est plus que jamais nécessaire pour marquer notre opposition à cette situation en frappant là où ça fait mal. (c'est-à-dire au petit portefeuille)


A bientôt pour de nouvelles informations




  *La méthode de calcul du Supap-FSU :

Aux 83 postes budgétaires non pourvus, il faut ajouter 35 postes équivalent temps pleins avec les temps partiels. Il y a 173 temps partiels parmi les corps cités plus haut, sachant qu’un temps partiel peut être à 80% ou bien même à 50%. Nous avons retenu que tous les temps partiels étaient à 80% (estimation plus que minimum, on le voit) soit 173 multipliés par 0,2 = 34,6 soit 35 postes.

Pour les deux millions et demi d’euros annuels ; nous avons prit en compte 118 postes (83 plus 35) avec un salaire annuel de 18 000 euros (1 500 euros mensuels  toutes  catégories confondues, là aussi on le voit, le strict minimum !) soit un total annuel de 2 millions et 76 milles euros. A cela nous joignons les charges patronales dues par la Ville de Paris au taux d’environ  20% soit plus de 400 000 euros. Ainsi 2 076 000 plus 400 000 =  2 476 000 euros ( on arrondit à 2 millions et demi) CQFD

Nous tenons à la disposition de chacun les documents de Conseil de Paris sur simple demande à supap-dac@voila.fr

Et pour adhérez au syndicat appelez au 01 44 70 12 80, ou bien postez un petit mail. l’union fait la force. (Les Anglais d’ailleurs appellent les syndicats « trade unions ».)

Publié dans SUPAP FSU CULTURE

Commenter cet article