DILT / Agent de nettoyage

Publié le par SUPAP-FSU DAC

Négociation...Quelle négociation ? 

La hausse générale des salaires des fonctionnaires relève du ressort de l'Etat. Malgré la hausse des prix, la valeur du point est bloquée depuis 2011 alors que les cotisations retraites augmentent, comme les loyers et le coût de la vie en région parisienne, ce qui correspond de facto à une baisse réelle du pouvoir d'achat au fil des ans.

Du côté de l'Etat le changement se fait attendre... C'est le moins que l'on puisse dire !

La très grande majorité des fonctionnaires de la Ville commence leur carrière avec un traitement égal ou à peine supérieur au SMIC y compris en catégorie B. En catégorie C, que ce soit à l'échelle 3 ou 4, le traitement ne bouge que de 4 euros et soixante centimes par changement d'indice pendant des années.
La Ville de Paris peut agir sur les rémunérations avec différents leviers comme l'institution de carrières linéaires avec des ratios de promotion permettant la promotion de tous les promouvables. De nombreuses collectivités appliquent un ratio de promus promouvables de 100%, ou en tout cas très largement supérieures à ceux de la Ville de Paris comme les Conseils généraux du Val de Marne, de Seine St Denis, des Landes, de Moselle, du Cantal, la Communauté Urbaine de Brest, Rouen. Même quand ce ratio de 100% n'est pas mis en œuvre, le nombre de promotions reste très largement supérieur à celui de la Ville de Paris.
Les ratios proposés au prochain Conseil de Paris passent en moyenne de 17 à 19% par an sur trois ans. Peut-on encore parler de négociation quand toutes les organisations syndicales pensent qu'il est légitime d'avoir des ratios de 100% et qu'on progresse de 2% en passant les ratios de 17 à 19% en moyenne. D'autant que cette progression est en grande partie liée à des avancements dans des corps où la réforme de la catégorie C avait bloqué les promotions pendant cinq ans. Peut-on parler de progression de carrière quand des collègues recrutés à l'échelle 4 devront attendre en moyenne 7 ans, alors qu'ils répondent aux conditions pour être promus ? Est-il légitime d'attendre 10 ans pour être promu à l'échelle 6 ou d'avoir des carrières dégradées à cause de la réforme de la catégorie B ?


De négociation il n'y en a pas eu et aucun des amendements proposés par les organisations syndicales au CTP n'a été retenu.
L'approbation par l'UNSA, l'UCP, la CFDT et la CFTC des décisions de l'administration n'est pas une bonne chose pour les personnels.

 

Ce qu'il faut regretter, c'est que la mobilisation n'a pas été suffisante pour permettre de peser de manière efficace sur les décisions de la Ville. La Ville de Paris, c'est un fait, ne réagit que face à un rapport de force que les organisations syndicales n'ont pas su construire. Le SUPAP-FSU avait proposé la construction d'une mobilisation intersyndicale qui n'a pas pu voir le jour.
Un syndicalisme unitaire combinant propositions et actions efficaces est nécessaire à la Ville de Paris pour défendre les salaires, les emplois, les conditions de travail et agir contre la précarité. Ce syndicalisme reste largement à construire. Cela ne sera possible que si les personnels se saisissent des outils que met à leur disposition le syndicalisme : réunions d'information, pétitions, grèves etc.
C'est ce à quoi nous essayons de nous employer.

Bulletin d'adhésion

Prise en charge de la journée de carence par les mutuelles ? Et puis quoi encore !

Le 30 novembre 2012, les mutuelles territoriales réunies au sein de l'association "Uni-ter" et les organisations syndicales de la fonction publique territoriale, dont le SNUCLIAS-FSU, ont voulu réagir en commun contre l'hypothèse choquante émise par le gouvernement de faire payer la journée de carence par les mutuelles de fonctionnaires.
Les mutuelles et les organisations syndicales de la FPT disent à nouveau non à cette journée de carence imposée aux agents territoriaux et dont elles demandent l'abrogation. Elles rejettent catégoriquement l'idée d'une quelconque prise en charge de cette journée par les mutuelles de fonctionnaires.

 

Compte-rendu de la réunion avec la DILT du 27/11/2012

Une délégation du SUPAP-FSU a rencontré le 27 novembre la nouvelle directrice de la DILT.
Le SUPAP-FSU lui a soumis ses propositions sur la déprécarisation des agents de nettoyage : passer tous les agents, titulaires ou non titulaires à temps plein, grâce à la reprise des sites sur marché en régie.
Mme Geoffroy confirme qu'il y aura une 3° et une 4° vague de déprécarisation dans les prochaines années et que 29 emplois d'agents de nettoyage titulaires supplémentaires sont inscrits au budget 2013, ce qui est de notre point de vue insuffisant..Elle rappelle l'importance accordée par l'Adjointe au Maire chargé des personnels au passage à temps plein et au travail en journée
Le SUPAP-FSU a rappelé la dégradation de la qualité du nettoyage des locaux sur les sites privatisés et a alerté la direction sur les graves infractions constatées sur les sites nettoyés par TFN via l'UGAP (pas d'EPI, produits d'entretien périmés, heures complémentaires non rémunérées, ...). Pour La DILT, il est inacceptable que des salariés travaillent sans EPI. Elle s'est engagée à faire respecter scrupuleusement le code du travail et les cahiers des charges auprès des entreprises extérieures intervenant pour la DILT.
L'évolution de l'organisation du travail a été longuement discutée. Pour la direction, le maître mot de cette réorganisation est la « professionnalisation ». Elle souhaite mettre en valeur l'expertise de la régie sur le travail en journée et faire reconnaître la technicité du métier, ce qui permettrait de proposer des formations à d'autres directions.
Le SUPAP-FSU s'est inquiété de la raréfaction des heures complémentaires des agents à temps incomplet qui dégrade leur revenu. Selon la direction, les temps partiels en-dessous de 4h par jour sont des anomalies qui doivent lui être signalées. A suivre...deux document ci dessous sur l'intranet.

AGENTS DE NETTOYAGE Le SYNDICAT SUPAP-FSU vous in

Le nettoyage des locaux de la Ville de Paris

 

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