NON À LA SUPPRESSION DU SECOND EXEMPLAIRE DU DÉPOT LÉGAL

Publié le par SUPAP-FSU DAC

COMMUNIQUE DU SUPAP-FSU DE LA DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES


NON À LA SUPPRESSION DU SECOND EXEMPLAIRE DU DÉPOT LÉGAL


La baisse des subventions du ministère de la Culture et de la Communication a conduit la direction de la BnF à faire des propositions extrêmement dangereuses comme la suppression du second exemplaire du dépôt légal éditeur. Cette mesure aura, de fait, des conséquences négatives sur le rôle patrimonial de la BnF et la place qu’elle occupe dans le réseau national des bibliothèques. Elle touchera massivement les personnels de la BnF affectés à cette mission.

Elle aura également pour conséquence de pénaliser les bibliothèques qui bénéficient de la redistribution du second exemplaire du dépôt légal éditeur, dont des bibliothèques de la Ville de Paris.

Dans un mail adressé aux attributaires du dépôt légal éditeur, la BnF annonce s’engager dès à présent dans « une démarche d'optimisation de ses ressources au regard de la mission de Dépôt légal dont elle est responsable. En concertation avec le ministère de la Culture, elle a entamé une réflexion visant à réduire le nombre d'exemplaires physiques de livres et de périodiques déposés au titre du dépôt légal éditeur. Une réforme de la partie réglementaire du Code du patrimoine est en préparation. Cette mesure entraînera de facto la fin de la redistribution par mon service à [vos] bibliothèque[s] des documents imprimés au terme de la période couverte par notre convention, c'est-à-dire au 31 décembre 2014. »

68 établissements sont concernés par cette décision, ainsi que la BnF. Les conséquences en termes de personnels et de budgets s’annoncent d’ores et déjà préoccupantes pour certaines bibliothèques.

Les bibliothèques dépositaires d’un genre littéraire particulier, comme la Bilipo, et d’autres partenaires de la BnF à la Ville, vont en en subir les graves conséquences.

Le SUPAP-FSU dénonce cette mesure qui va à l’encontre des missions de conservation du patrimoine de la BnF et des bibliothèques spécialisées qui participent à ce rôle de conservation et de diffusion.

Elle appelle le Maire de Paris, l’adjoint à la culture, M. Julliard, l’adjointe chargée du patrimoine Madame Pourtaud, à intervenir auprès du gouvernement et du ministère de la Culture pour faire échouer cette entreprise néfaste.

Elle demande à la Direction des affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques et de la lecture de se mobiliser dès maintenant pour défendre nos établissements touchés par cette mesure prétendument économique, mais anti-culturelle, anti-patrimoniale et antisociale.


Contact Marie-Claude Sémel (secrétaire générale du supap-fsu)

06 63 56 11 33

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