Assemblée Générale

JEUDI 5 NOVEMBRE DE 9H30 A 12H30


 
Salle Jean Jaurès - Bourse du travail

 

3, rue du Chateau d'eau 75010 - M° République

 

Ordre du jour :

 

-Promotion des AASM Catégorie C

-Situation des AAB

-Réforme de la Catégorie B

-Travail du dimanche

-Projet de réorganisation du réseau des bibliothèques (secteurs, création des 4 super chefs, politique documentaire, planning, RTT, effectifs)

-Suppression du service des transports

 

Venez nombreux vous informer et débattre du projet de réorganisation des bibliothèques qui risque de modifier vos conditions de travail et de vie.

 

                                   Cette réunion se tient sur le temps de travail

Pétition Transports SDE

NON A LA FERMETURE
 DU SERVICE DES TRANSPORTS AU SDE

 

Suite à la décision prise par la Direction des Affaires Culturelles de fermer le Service des transports basé au Service du documents et des échanges, pour le remplacer par le service des TAM (Transports automobiles municipaux).

 Nous les responsables d’établissements, et personnels des bibliothèques, demandons le retrait de cette décision, prise sans consultation auprès du Réseau.

Le service actuellement en place fonctionne parfaitement, et nous souhaitons garder ce service rendu par des agents ayants l’expérience des bibliothèques, toujours disponibles et serviables.

 

Certaines de nos demandes sont assez spécifiques, et pensons que l’équipe en place est à même de remplir ces taches qui nous permettent d’améliorer le service rendu à nos usagers.

Copier ce texte, signez le en notant aussi le nom de la bibliothèque et renvoyez le soit par fax au 43.47.84.55, soit par mail à bruno.vanesse@paris.fr

 

 

Campagne TcherMobile

Portables, antennes relais, WIFI, GPRS, 3G, WIMAX ...
Campagne de sensibilisation et d'alerte
sur la page suivante link


Pour un encadrement de la technologie mobile, promotrice d'effets délétères sur la santé

Zone blanches

NON à Edwige

 

non au fichage généralisé!!
signez contre la mise en place du fichier EDVIGE

Un décret publié le 1er juillet 2008 a officialisé la création du fichier Edvige,

Ce fichier doit centraliser des informations relatives aux personnes /« ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat électif, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif »./ Il s'agit plus généralement de ficher les personnes /« susceptibles de porter atteinte à l'ordre public »,/ et ce,dès l'âge de treize ans.

> Allez signer la pétition contre sur : http://www.nonaedvige.ras.eu.org/

> plus d'infos et l'article de la news à cette adresse :
> http://www.01net.com/editorial/386952/des-centaines-d-associations-disent-non-au-fichier-edvige/?rss

Pétition

ONDES
ELECTRO-
MAGNETIQUES

Pétition internationale de soutien au rapport « Bio Initiative »

 

Le « EMR Policy Institute » diffuse une pétition internationale pour faire approuver les recommandations du rapport du consortium scientifique « Bio Initiative ». Cette pétition traduite en plusieurs langues (Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Italien, Néerlandais et Japonais est disponible par le lien suivant :
http://petition.next-up.org/sign-petition-fr.html

 

Ce rapport « Bio Initiative » a été publié en 2007 par 14 scientifiques internationaux. Il préconise l’abaissement des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques (Antennes relais, Téléphone mobile, Wi-fi, etc..).

 

Après le moratoire initié par notre syndicat, voté en décembre 2007 dans le but de penser le futur que nous souhaitons en réponse aux installation de nombreuses bornes Wi-fi par la Ville de Paris dans les mairies, les parcs et jardins, le salon d’accueil de l’Hôtel de Ville, les musées ; Après la déconnexion de 4 bibliothèques qui s’ensuivit ; Après la décision de la BNF de renoncer au Wi-fi au profit d’une connexion par câbles, nous appelons à signer et faire signer massivement cette pétition internationale de soutien, destinée à être remise aux différentes institutions internationales.

Vacataires

Mardi 21 avril 2009

mais pour quoi faire ?


En mars 2009 la Ville de Paris a organisé un concours de recrutement d’AASM.

Sur les 35 lauréats de la liste principale, seuls 25 ont été appelés pour pourvoir un poste.

Þ   A la Ville de Paris, quand on réussit un concours, on n’est pas sûr pour autant d’avoir un poste. Pourtant, il va sans dire que des postes existent…

A tel point d’ailleurs que parmi les AASM nouvellement reçus qui ont postulé dans les différents établissements où des postes avaient été créés ou déclarés vacants, se sont glissés des agents contractuels. Cherchez l’erreur !

Þ   Alors qu’une dizaine d’agents lauréats du concours sont suspendus à la décision de la DAC de leur offrir un poste, les Ressources Humaines embauchent des contractuels dans des conditions plus que douteuses pour pourvoir des postes que des titulaires pourraient occuper immédiatement !

 La CGT, Force Ouvrière, l'UNSA et le Supap-FSU demandent à la DAC de les recevoir sur ce sujet et d’expliquer clairement les raisons de cette gestion pour le moins acrobatique. Elles réclament en outre que TOUS les lauréats du concours soient appelés dès maintenant pour les très nombreux postes à pourvoir du réseau et que les contractuels actuellement engagés soient placés sur les établissements actuellement en manque de personnel.

Après une longue grève en septembre 2008 les agents de la Médiathèque Marguerite Yourcenar (15ème) avaient obtenu de la DAC la promesse d’embauche de 5 titulaires au courant du mois d’avril 2009. Aujourd’hui la DAC ne leur propose que 4 titulaires.

C’est pourquoi en signe de protestation un préavis de grève a été déposé pour le dimanche 26 avril 2009. La médiathèque sera donc fermée. D’autres actions sont à prévoir car cette situation concerne tout le réseau. 


 

Par Intersyndicale
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Mardi 25 novembre 2008
SOCIAL: UNE EMPLOYEE AGEE DE 60 ANS, JETEE A LA RUE PAR LA MAIRIE DE PARIS

Dans quelques jours, une employée âgée de soixante ans va se retrouver soudainement sans ressources, alors qu’elle travaille depuis cinq ans pour le compte de la Ville de Paris sous forme de divers contrats précaires.

Ayant toujours travaillé dans les métiers du livre, elle occupe désormais un emploi permanent à la bibliothèque des Batignolles (Paris, 17 ème), pour le plus grand bénéfice de la municipalité parisienne. Pour autant, aucune proposition de nouveau contrat n’est en vue, malgré les nombreuses alertes de la part de sa hiérarchie, et également depuis plusieurs semaines de celles du syndicat parisien Supap-FSU (1ère organisation dans le secteur culturel).

N’ayant pas les trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite, sa situation va devenir dramatique à l’approche des fêtes de noël.

Cette situation parait surprenante au vu des dernières positions publiques de Bertrand Delanoë.

Le syndicat Supap-FSU demande donc à Bertrand Delanoë (Maire de Paris), Anne Hidalgo (1ère adjointe), et Christophe Girard (Adjoint chargé de la Culture) une solution pour résoudre cette situation scandaleuse, par exemple une proposition de contractualisation, et ainsi permettre son intégration par le biais du recrutement prévu pour février 2009 (qui peut permettre de déprécariser les personnels en place), pour lequel, elle a déjà déposé un dossier de candidature.

Cette situation risque malheureusement de se répéter, car de nombreux contrats précaires dans les musées et les bibliothèques parisiennes se terminent au cours du premier trimestre 2009.

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Samedi 20 septembre 2008

Lors du conseil d’administration du 3 septembre 2008, le gouvernement a de nouveau voulu imposer une réforme entérinant une baisse des retraites allant à terme jusqu’à 30%.

Les administrateurs CGT, CGT-FO, FSU, représentant la majorité des personnels de la fonction publique, ont donc quitté la séance refusant d’entériner le projet du gouvernement.

Alors que l’IRCANTEC a accumulé plus de 5 milliards d’euros de réserves et que la situation restera excédentaire encore pendant au moins 10 ans, la réforme à la hussarde imposée par le gouvernement pénalise lourdement les futurs retraités et ouvrira de fait le secteur des retraites au marché financier.

En effet, la baisse affichée des retraites conduira ceux qui pourront se le payer à tomber dans les bras des fonds de pension par capitalisation.

La FSU dénonce l’absence de tout dialogue social et le chantage exercé par le gouvernement brandissant la menace de suppression du régime.

Des solutions alternatives pour maintenir le niveau actuel des retraites existent et ont été proposées et balayées d’un revers de main par le gouvernement.

Tout vote favorable ou d’abstention aujourd’hui n’entérinant que des modifications cosmétiques laisserait cette réforme se mettre en œuvre. Les salariés et les futurs retraités jugeront.

La FSU informera très largement les salariés concernés. Pour nous l’affaire n’est pas close et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir dans les semaines à venir pour obtenir une autre réforme.


Voici le tract de la FSU exposant les grands axes de cette réforme.

Fédération Syndicale Unitaire

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas

Le 18 Juillet 2008

Personnels contractuels :

Profitez de vos vacances

L’Etat s’occupe de réduire votre retraite

complémentaire !!!



Commencée

début juin, l’Etat a fixé le terme de sa réforme de l’IRCANTEC à la fin de l’été. Ligne directrice : diminution du taux de rendement de 12,09% en 2008 à 7,75% en 2015.

Cette diminution sera obtenue par l’augmentation de la valeur d’achat du point, compensée très partiellement par une augmentation des cotisations.

Cette réforme conduira à diminuer les retraites de 20% pour la part des salaires inférieurs au plafond de la sécurité sociale (2773 euros mensuels) et de 30% au-delà de ce plafond.

Deux exemples pour concrétiser l’impact de cette réforme :


Un tableau sera bientot visible à la place de ce détail. Veuillez nous excuser de cette présentation peut lisible.

Exemple 1

: Votre salaire s’élève à 2000 € brut (environ 1650 € net) soit 24 000 € par an

Situation en 2008 Situation en 2015

Vous payez

pour votre retraite :

24°000x1,8%x125%= 540 €

L’employeur paye pour votre retraite :

24 000x2,7%x125%= 810 €

Total :1350 €

Vous payerez

pour votre retraite :

24 000x2,35%x125%= 705 €

L’employeur payera pour votre retraite :

24 000x3,25%x125%= 975€

Total :1680 €

Vous avez acquis

: 24°000x4,5%/2,896 =

373 points

IRCANTEC au titre de l’année

Correspondant à 373*0,43751=

163,19 € de retraite

Vous aurez acquis

24°000x5,6%/4,518 =

297 points

IRCANTEC au titre de l’année

Correspondant à 297*0,43751=

129,94 € de retraite

 

 

Exemple 2

: Votre salaire 2008 s’éléve à 3500 euros brut (2880 € net environ) soit 42 000 Euros par an

Situation en 2008 Situation en 2015

Vous payez

pour votre retraite :

33276x1,8%x125%= 748,71 € en tranche A

(42000-33276)x4,76%x125%=519,08 € en Tr B

L’employeur paye pour votre retraite :

33276x2,7%x125%=1123,07 € en tranche A

(42000-33276)x9,24%x125%=1007,62 € en Tr B

Total : 3398,48€

Vous payerez

pour votre retraite :

33276x2,35%%x125%= 977,48 E en tranche A

(42000-33276)x5,56%x125%=606,32 E en Tr B

L’employeur payera pour votre retraite :

33276x3,25%x125%= 1351,84 e en tranche A

(42000-33276)x10,04%x125%=1094,86 en Tr B

Total : 4030,50 €

Vous avez 33276x4,5%/2,896= 517 points

IRCANTEC EN TRANCHE A

Vous avez (42000-33276)x14%/2,896= 422 points

IRCANTEC EN TRANCHE B

TOTAL : 975 points correspondant à :

975x0,43751

= 426,57€ de retraite

Vous aurez 33276x5,6%/4,518= 412 points

IRCANTEC EN TRANCHE A

Vous aurez (42000-33276)x15,6%/4,518= 301 points

IRCANTEC EN TRANCHE B

TOTAL : 713 points correspondant à :

713x0,43751

= 311,94€ de retraite



Le projet du gouvernement acte de plus la désindexation de la valeur du point sur l’inflation. C’est particulièrement grave, puisque cela permet au gouvernement de revenir sur la valeur des droits acquis avant la réforme !!!

La valeur des points de retraite acquise il y a 30 ans, 10 ans ou l’année prochaine n’est plus garantie.

Le gouvernement a délibérément choisi de passer en force, sans aucune

négociation. Le gouvernement a délibérément choisi l’été par crainte de la réaction des personnels.

Salariés et employeurs vont cotiser plus pour une retraite réduite.

Pour la FSU, ce projet est inacceptable.

Vos retraites doivent être garanties par une augmentation des

cotisations employeurs.

La FSU vous informe

www.fsu.fr

Elle agit avec les autres organisations en proposant d’autres pistes

de réforme.

Dernières nouvelles : Un Conseil d’administration extraordinaire de l’IRCANTEC est convoqué le 3 Septembre pour avaliser la réforme.

Par FSU
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Lundi 9 juin 2008
Communiqué de presse du Supap -FSU                     Lundi 9 juin 2008

 

 

VILLE DE PARIS : LICENCIEMENTS D'AGENTS VACATAIRES.

     DES BIBLIOTHEQUES MENACEES DE FERMETURE ?

 

La Mairie de Paris va licencier, d'ici au 31 juillet, de nombreux vacataires travaillant dans les bibliothèques municipales de lecture publique.

 

La vie de certaines bibliothèques se trouve de ce fait menacée, notamment les plus petites d'entre elles. La Direction des Affaires Culturelles aurait d'ailleurs demandé la création de 40 postes de contractuels à plein temps pour couvrir les besoins minimum.

 

Cette décision fait suite à celle, déjà prise il y a quelques jours, de retirer des agents récemment « déprécarisés » de certains établissements - « Place des fêtes » (19è), « Courcelles » (8è), « Vaugirard » (15è), « Hergé » (19è), entre autres - pour les affecter dans d'autres bibliothèques déjà en manque important de personnels. Le budget dacquisition des bibliothèques a également été diminué de 60 %. Il devrait être rétabli, nous l'espérons, après les protestations des professionnels du secteur, par le Conseil de Paris ce mois de juillet.

 

Il y a un an, la municipalité parisienne avait déjà tenté de fermer définitivement la bibliothèque Vaugirard, puis renoncé à cause d'un large mouvement d'usagers, d'élus, et de personnels.

 

 

La politique culturelle de lecture semble donc compromise à Paris. 

 

Le licenciement de ces vacataires semble aussi signifier que la nouvelle mandature sera identique à l'ancienne en ce qui concerne la question sociale. Cette orientation préfigure t-elle celle qui serait appliquée au niveau national par Bertrand Delanoë ?

Il se murmure en effet que la Ville profiterait de ces licenciements pour recruter d'autres vacataires et éviter ainsi des titularisations.

 

En tout état de cause, cette décision de la Mairie de Paris a des conséquences dramatiques sur les conditions d'existence de ces vacataires licenciés (perte de logement, mutuelle...)

 

Le Supap-FSU face à cette décision inacceptable, va contacter les autres organisations syndicales. Une Assemblée Générale de tous les personnels est programmée le jeudi 19 juin à la bourse du travail.

Le Supap-FSU doit être reçu par la nouvelle directrice des Affaires Culturelles de la Ville de Paris le mardi 10 juin. Nul doute que cette question sera abordée. La question d'un mouvement de grève pour sauver l'emploi de ces personnels et pour défendre la lecture publique se pose d'ores et déjà.

 

 

Contact : Marie Claude Sémel 01 44 70 12 82

                 Agnès Dutrevis   01 44 70 12 80

                 Bertrand Pieri    01 44 70 12 82   


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Vendredi 6 juin 2008

D’une quinzaine ou plus, de vacataires

 

Nous apprenons que de nombreux contrats ne sont pas renouvelés. La Mairie de Paris ne voulant pas devoir résorber l'emploi précaire une nouvelle fois; elle choisit la voie du non renouvellement pratiquant l'emploi kleenex. Demain d'autres vacataires viendront prendre la place de nos collègues : la précarité maximum devant supplanter la précarité renouvelable. Le SUPAP-FSU demande la résorption de tous les précaires en poste par leur titularisation à terme. Elle demande la transformation de leurs anciennes vacations en contractualisation le temps d'en finir une fois pour toute et l'arrêt de l'embauche de nouveaux vacataires pour remplacer ceux que la Ville licencie.

 

Nous avons besoin de connaître les personnels et les établissements concernés.

 

contactez nous sur nos mails :

bertrand.pieri@paris.fr

marie-claude.semel@paris.fr

supap-dac@voila.fr

 

Les mutations des anciens vacataires reçus au concours pour combler les postes vacants ou le 'licenciement" des vacataires contractuels est une politique sociale et professionnelle désastreuse.

Le SUPAP va contacter les autres Syndicats et se tient prêt à déposer un préavis de grève dans les jours à venir.


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Vendredi 21 mars 2008

 

COLLOQUE FSU – 12 MARS 2008

 

Contre la précarité, pour des emplois stables et pérennes.

 

Vacataires, contractuel-les, contrats aidés, assistant-es d’éducation ou assistantes maternelles et familiales…. Nous sommes des dizaines de milliers dans la fonction publique (d’Etat, Territoriale et Hospitalière). Si l’on en croit les statistiques officielles nous représentons plus de 15% des effectifs des trois fonctions publiques dont une grande majorité de femmes.

Et pourtant, nous sommes invisibles, notre situation est tellement en décalage avec l’image

commune de l’emploi public.

Mais, si nous sommes là c’est pour assurer des missions de service public parce que les emplois n’ont pas été créés en nombre suffisant ou n’ont pas tous été pourvus, pour effectuer de vraies fausses vacations, parce qu’il a été voulu que nos fonctions ne soient pas assurées par des fonctionnaires.

Or, la situation perdure. C’est ainsi que nous nous retrouvons des milliers d’année en année à renouveler nos contrats précaires afin que les missions de service public soient assurées.

Certains parmi nous sont remerciés du jour au lendemain, un autre vacataire est recruté. Beaucoup connaissent le chômage. La majorité est écartée de la possibilité d’obtenir à terme un CDI, les contrats courts et interrompus ne permettant pas d’atteindre les six années nécessaires. Ceux qui sont en CDI ne bénéficient pas des garanties apportées aux fonctionnaires par le statut.

Très souvent affectés sur des postes à temps non complet et donc à faible rémunération, nous sommes en situation de précarité, parfois de grande précarité. Et une fois encore ce sont surtout les femmes qui subissent ces situations de précarité.

Cette précarité se développe et n’épargne aucun ministère, aucune administration. Variable d’ajustement des politiques de l’emploi, nous n’acceptons plus que la précarité se généralise, qu’elle devienne un passage obligé pour un trop grand nombre de salariés, jeunes et moins jeunes. Nous constatons que les précaires d’aujourd’hui sont encore plus précaires, plus taillables et corvéables, plus mal payés et plus ignorés que les précédents. Cette situation est une des leviers de la dégradation du service public.

Assistants d’éducation, emplois de vie scolaire, personnels administratifs, techniques,

enseignants, agents d’entretien, chercheurs et enseignants-chercheurs, nous assumons toutes et tous des missions de service public. La pérennisation de notre situation atteste des besoins.

La volonté du Gouvernement de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite entraîne une très forte diminution des postes aux concours, passage obligé pour la titularisation d’un grand nombre d’entre nous. Par ailleurs, la réduction des recrutements risque de générer un recours encore plus massif à des personnels précaires pour répondre en urgence à la demande de service public.

Le gouvernement veut encore élargir les cas de recours aux contractuels et propose pour la Fonction Publique le recours à l’interim.

Ce n’est pas acceptable.

Nous réclamons :

- L’arrêt du recrutement de nouveaux personnels précaires par la création d’emplois

statutaires, correspondant à de nouveaux métiers ou à des missions déjà existantes ;

- Un plan de titularisation rapide, prenant en compte les services effectués, élaboré selon des modalités adaptées à chaque secteur ;

- que les personnes recrutées sur les emplois aidés se voient garanties une formation, la prise en compte des qualifications acquises et l’accompagnement vers un débouché

professionnel, y compris dans la Fonction Publique.

- le rétablissement d’un statut de type MI-SE

- le réemploi de toutes et tous, une gestion des personnels fondée sur des règles

collectives respectueuses des personnes et de leurs droits.

Ces mesures constitueraient une juste reconnaissance des missions effectuées et

contribueraient au développement des missions et services publics. La FSU et ses syndicats réaffirment qu'une fonction publique assumant des missions de qualité est incompatible avec la précarité.

Par FSU
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Mardi 12 février 2008
La mobilisation du jeudi 7 février contre la précarité aux affaires culturelles de la Ville de Paris a été une réussite.
 
Depuis longtemps, les syndicats n’avaient pas réussi à mobiliser des personnels de statuts aussi différents ( titulaires, vacataires, contrats aidés etc) et de métiers différents (agents de surveillance des musées, bibliothécaires, conférencières,). Cette action a rencontré un incontestable écho médiatique (le Parisien, 20 minute, l’AFP, l’Express, HNS info et actu chômage entre autre).
 
La Ville a reçu une délégation de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP_FSU, UNSA). Après une entré en matière un peu tendue, Monsieur Yahiel, DRH de la Ville de Paris a réaffirmé solennellement l’engagement de la Ville de titulariser très vite les 22 agents vacataires des bibliothèques et les 50 agents vacataires des musées. ayant deux ans d’ancienneté en décembre 2006 . Aucune date précise cependant n’a été donnée.
 
L’intersyndicale a rappelé tout le temps perdu et la nécessité de traiter la question de la précarité dans son ensemble ; les établissements culturels fonctionnent en partie toujours avec des précaires occupant des emplois permanents ; elle demande leur titularisation et la fin de ce système pervers et socialement rétrograde.
 
La question des contrats aidés a été reposée : l’utilisation de ces emplois par la Ville sur des postes permanents est à revoir par la DRH. Certains précaires qui ont alternés successivement contrats aidés et contrat de vacation devraient se voir proposer une perspective de titularisation. Par ailleurs Monsieur Yahiel a semblé très surpris d’apprendre qu’il existait toujours une liste principale issue du concours d’agents de surveillance des musées datant de 2 ans. Nous demandons l’affectation immédiate de ces personnes.
 
La présence de tous ces personnels précaires pose bien évidemment la question récurrente des effectifs nécessaires au fonctionnement normal des établissements culturels. Malgré un audit ayant coûté 50 000 euros réalisé, il y a un an, la DAC n’est toujours pas en mesure d’apporter des réponses.
 
Nous remercions tous les personnels présents lors de cette action. L’intersyndicale continue et continuera le combat sur la question de la précarité avant et après les municipales. Notre vigilance est particulièrement en alerte pour les précaires qui arriveraient en fin de contrat. Il est impératif de joindre l’intersyndicale assez tôt avant la fin de leur contrat. L’unité et la mobilisation de tous les personnels restent la meilleure défense
 
Contacts
CGT 01 42 06 73 69
F.O. Bertrand Vincent : 01.43.47.84.54
UNSA Maria Herissé : 01 43 47 84 86
Supap-FSU Bertrand Pieri 01 44 70 12 80
Par Intersyndicale
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Mardi 12 février 2008
Municipales à Paris : les pauvres et les précaires, parisiens de seconde zone pour Delanoë ?
 
« Etre pauvre à Paris, c’est être pauvre deux fois.  » Emile Zola
Pour Bertrand Delanoë, les Parisiens pauvres n’existent pas ou si peu.
Alors qu’environ 400 000 Parisiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, que 100 000 d’entre eux attendent un logement social adapté à leur revenu, les précaires étaient évidemment nombreux à attendre le projet du maire pour les six années à venir.
A l’arrivée, la déception est évidemment grande, comme le sentiment d’avoir été les grands oubliés de cette première mandature.
D’entrée, dans son projet, Bertrand Delanoë refuse de s’engager sur le nombre de logements très sociaux et se contente de donner un chiffre global : 40 000 logements. 40 000 logements financés certes, mais combien de logements réellement construits ? La première mandature n’ayant pas permis de créer plus de 1000 logements neufs par an sur les 30 000 logements financés. ? Le reste en acquisition de logements déjà existant dont beaucoup sont occupés (source APUR).
Combien de logements de type PLA-I, les seuls accessibles aux plus précaires et à tous ceux qui n’ont que le SMIC ou moins ? (les agents de la Ville embauchés en contrats aidés par exemple ) Jusqu’ici ceux-ci ne représentent que 800 unités sur 6000 logements financés par an, dont 400 places en foyer ou en résidence sociale. Soixante dix pour cent des demandeurs ne pouvant accéder qu’à ce type de logements, il faudrait donc quelques bonnes dizaines d’années pour les reloger !
Pour eux comme pour les autres parisiens pauvres, pas d’amélioration du revenu moyen en perspective.
Pas un mot, dans le projet du Maire sortant, sur les vacataires ou les précaires en Contrat d’Avenir ou en Contrat d’Accompagnement dans l’emploi qui travaillent dans les crèches, les cantines, les centres d’animation, les bibliothèques, à temps partiel et pour le SMIC horaire. Malgré les nombreux mouvements sociaux qui ont émaillé la première mandature, le maire socialiste choisit d’ignorer les revendications de ses salariés : titularisation ou augmentations de salaires qui leur permettraient de ne pas vivre comme des parisiens de seconde zone.
Aucune annonce concrète concernant les Rmistes et les allocataires des minima, si ce n’est que les opérations de placement privé des chômeurs vont continuer : Nicolas Sarkozy avait, le premier, en tant que Président du Conseil général des Hauts de Seine recouru aux prestations hors de prix d’Ingeus, Delanoë s’engouffre dans la brèche, alors même que toutes les études montrent que l’efficacité de ces structures est strictement équivalente à celles du public.
Quant à la possibilité de changer les règles du cumul RMI/salaire, le Maire de Paris pourrait au moins faire preuve de cette franchise dont il s’auto-congratule : s’agit-il de créer un RSA parisien, …, selon quelles modalités, à quelle date ?
Les précaires parisiens auront donc attendu en vain des mesures fortes contre la pauvreté.
Doivent-ils se contenter de l’annonce de nouvelles grandes fêtes, à l’image de Paris Plages ou de la Nuit Blanche ?
Doivent-ils se résigner à quitter leur ville et leurs quartiers, ce qui a été le véritable résultat de la politique de mixité sociale menée pendant ces sept premières années ? Doivent-ils accepter que la Ville s’enrichisse avec la spéculation immobilière mais ne reverse pas l’argent aux dépenses de solidarité ?
Encore une fois, les seules mesures concrètes sont l’annonce de plus de subventions pour les associations chargées par la Ville de gérer les personnes exclues du circuit normal et des services publics.
Plus d’argent pour les régies de quartier et les entreprises d’insertion, dont les crédits avaient déjà été décuplés il y a deux ans, alors que la plupart de ces structures font effectuer des tâches sous contrat précaire qui étaient autrefois assurés par des emplois stables (entretien des espaces Verts et des HLM de la Ville, sous-traitance administrative).
Mais pas un sou, pas un poste de plus pour les services sociaux surchargés, ou l’accueil inconditionnel de tous les parisiens n’est de ce fait plus assuré depuis des années. Les plus fragiles et les plus précaires sont orientés vers les associations caritatives, ce qui crée de fait une inégalité d’accès aux droits.
« Il n’y a plus, ou il y a moins, le Paris de l’ombre et le Paris de la Lumière », annonce le Maire de Paris sur son site de campagne. Les Parisiens précaires, chômeurs, ou travailleurs pauvres apprécieront la petite phrase, quand le programme de Bertrand Delanöe les place au sous sol de ses projets, comme si finalement, il s’agissait de les pousser, discrètement mais sûrement à déménager.
 
Parmi les grands acquis sociaux de la mandature qui vient de s’achever, Bertrand Delanoë et son équipe mettent souvent en avant la baisse du chômage : baisse du nombre de Rmistes, mais aussi des demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE.
Nous avons montré ce que cachaient les chiffres : explosion des suspensions du RMI, orientation vers des stages inefficaces et vides de contenu, pressions en tout genre pour contraindre les allocataires à prendre des emplois précaires et sans rapport avec leur formation initiale.
Une politique de l’emploi s’évalue aussi dans une grande collectivité locale (Paris est aussi un département) en examinant comment et sous quel statut sont recrutés ses salariés, et quel avenir leur est proposé.
La mandature Delanoë a été émaillée de nombreux mouvements de grève des personnels de la Ville contre la précarité : le plus dur et le plus long a concerné le secteur de la petite enfance en 2006, ou les salariés dénonçaient leurs conditions de travail, et le refus de la Ville de faire correspondre des emplois stables aux besoins permanents de main d’oeuvre suscités par l’ouverture de nouvelles crèches.
Le problème est général : le personnel manque dans les structures liées à la petite enfance, dans les bibliothèques, dans les écoles primaires, dans les centres d’action sociale. D’un autre côté, beaucoup de chômeurs prendraient volontiers un emploi dans ces secteurs, à condition que la rémunération soit à la hauteur du coût de la vie à Paris, à condition aussi que cet emploi s’inscrive dans la durée.
L’éventail des contrats précaires est utilisé à plein par un employeur qui ne tient des discours contre la précarité, que pour mieux faire le contraire quand il est décideur.
Quand la Mairie embauche, bien souvent la sortie du chômage est aussi une entrée dans la précarité, et l’allocataire des minima sociaux d’hier est souvent le travailleur pauvre d’aujourd’hui. Un tiers des Rmistes est diplômé de l’enseignement supérieur et nous verrons aussi que la mairie de gauche puise largement dans ce cheptel pour s’assurer une main d’œuvre qualifiée à bas prix.
Contrat d’avenir ou présent bouché ?
En 2005, deux nouveaux types de contrats aidés entrent en vigueur : le RMA, pour le privé, le contrat d’avenir pour le public. Borloo, ministre de la cohésion sociale, va faire de leur mise en place le fer de lance de la baisse des chiffres du chômage,...mais il ne sera pas le seul.
Une des spécificités de ces deux contrats, est qu’ils ne peuvent être mis en place pour les Rmistes que si le département en décide.
L’équipe municipale, après une longue période de flottement, et devant la mobilisation de collectifs de précaires parisiens adopte une bien étrange attitude : certes, elle décide finalement de ne pas adopter le RMA, contrat précaire s’il en est, mais elle décide d’adopter le Contrat d’Avenir (tout aussi précaire), pour ses propres besoins en main d’œuvre.
Comme le RMA, le contrat d’avenir est légalement un contrat à temps partiel de 26 heures, payé au SMIC horaire. Comme le RMA, le contrat d’avenir est un contrat à durée déterminée, de six mois minimum renouvelable deux ans au maximum de manière générale.
Le montant du salaire, comme la durée déterminée du contrat ne permettent pas de s’insérer durablement dans une ville comme Paris ou tout est plus cher qu’ailleurs, et ou le logement est une denrée rare.
La Ville de Paris, au départ, clame haut et fort sa volonté de créer un Contrat d’Avenir spécifiquement parisien avec plus de garanties et d’avantages pour ses titulaires. De fait, cela commencera très mal : il faudra que les collectifs de précaires bataillent pour que les Rmistes embauchés avec ce type de contrats gardent leurs droits connexes , notamment à la CMU et à l’allocation logement, maintien de droits pourtant clairement prévu par la loi . Des erreurs massives seront faites sur l’application des règles de cumul entre le minima et le salaire : des salariés, après quelques mois d’exercice se verront réclamer d’énormes trop perçus par la CAF parisienne.
Et le Conseil Général saura appliquer toutes les subtilités d’une réglementation complexe pour ne pas accorder aux salariés en Contrat d’Avenir, la Prime de retour à l’emploi de 1000 euros, qui leur avait été promise par les brochures d’information de la CAF.
Les Rmistes qui prennent ces emplois ont évidemment pour la plupart l’espoir d’être embauchés par le département ou par la Ville de manière stable : il s’agit en effet de postes qui répondent à des besoins permanents, qu’il s’agisse de l’accueil des enfants dans les crèches, ou de l’accueil du public dans les bibliothèques, ou des postes dans les écoles primaires. Dans tout Paris, l’ouverture de nouvelles structures a crée de nouveaux besoins et ceux-ci ne risquent pas de disparaître.
Mais pas question de faire correspondre des emplois stables à ces besoins permanents : la Mairie affiche la couleur sur son site : à l’issue des deux ans, il n’y aura pas d’embauche mais un "accompagnement renforcé" en partenariat avec l’ANPE pour permettre au salarié de retrouver un autre emploi.
Rien n’interdit bien sûr au salarié précaire de se lancer dans les concours qui permettent d’accéder aux emplois de la fonction publique territoriale : mais bien sûr le nombre de postes n’augmente pas.
A l’issue des deux ans, la plupart des salariés ex-Rmistes retournent donc au chômage.
Si la formation est expressément prévue par le texte de loi elle est limitée à 400 heures maximum sur deux ans, le minimum étant de 120 heures. Dans la réalité, les salariés ont bien du mal à imposer leurs désirs dans ce domaine et à les faire financer.
Quant aux postes eux-mêmes, ils ne sont pas supprimés puisqu’ils correspondent à des besoins permanents : le Contrat d’Avenir est le premier contrat aidé qui peut être utilisé sur le même poste sans limite de durée. D’autres précaires, principalement des allocataires du RMI sont donc ensuite recrutés : Double bénéfice pour le département et la Ville ,la méthode permet de mettre en avant un nombre important de sorties du dispositif RMI , qui donne l’illusion d’une politique de l’emploi efficace. Mais aussi de répondre à des besoins réels en main d’œuvre pour un coût très bas. Dans ce domaine, Le département et la Mairie ont d’autres ressources dans une ville ou le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur est très important, par exemple les CDD de droit privé conclus dans le public.
Le CDD à vie, ou les pièges du premier emploi.
A la sortie de l’Université, nombreux sont les jeunes diplômés qui prennent des emplois qui ne correspondent ni à leur qualification, ni au niveau de rémunération qu’ils sont en droit d’attendre. La peur d’un trou dans le CV, l’espoir qu’une première expérience professionnelle leur ouvrira d’autres portes sont à l’origine de cette attitude.
La Ville de Paris recrute, en CDD de droit privé dans beaucoup de ses directions, par exemple, la Direction de l’Aide Sociale à l’Enfance. Des diplômés en psychologie ou en sociologie répondent ainsi favorablement à des offres de ce type.
La plupart au bout d’un CDD ou deux, souhaitent arrêter là : parce qu’ils ont compris qu’il n’y avait pas d’espoir d’embauche avec un statut stable, ou parce qu’ils ont leurs propres projets.
Mais la Ville de Paris, comme toutes les autres collectivités territoriales de droite ou de gauche applique une règle particulière : en effet, pour ce type de contrats, l’indemnisation chômage n’est pas assurée par l’Unedic, mais par l’employeur lui-même. Dans le privé, les ASSEDIC ne se préoccupent pas de savoir si le salarié arrivé à la fin de son contrat a refusé un renouvellement pour indemniser.
Dans le public, la situation est différente : la jurisprudence administrative le confirme, lorsque l’employeur propose un renouvellements de contrat, dans la majorité des cas, le refus du salarié est assimilé à une démission, et l’employeur n’est pas tenu d’indemniser.
Les précaires piégés par ces règles sont légion à la Ville de Paris : ils ont alors le choix entre continuer à exercer un emploi sous qualifié et précaire, ou renoncer à toute indemnisation.
Précarité totale pour le salarié, sécurité maximale pour l’employeur municipal : le salarié n’a aucun contrôle sur la durée de son contrat, la Ville elle peut le retenir à son gré ou mettre fin au contrat comme bon lui semble.
A peu de choses près, la précarité est la même pour la cohortes des vacataires, petites mains interchangeables des cantines et des centres d’animation de la Ville de Paris.
Ils étaient environ 25 000 au début de la mandature Delanoë. A l’époque, la gauche parisienne pointait le recours abusif à ce type d’emplois par leurs prédécesseurs : elle reconnaissait que les embauches sous ce statut dérogeaient largement au cadre légal et jurisprudentiel. La plupart ne correspondaient pas en effet à des besoins ponctuels et discontinus dans le temps.
Mais ce constat n’est pas suivi d’effets : six ans plus tard, une grève très suivie de ce type de personnels met en lumière les conditions hallucinantes dans lesquelles sont employés des agents qui devraient depuis longtemps être des fonctionnaires territoriaux.
Il s’agit de contrats à la journée, voire à l’heure de travail, une flexibilité totale qui permet à la Ville d’ajuster au mieux l’offre à sa demande : les vacataires sont baladés d’une cantine à une autre, d’un centre d’animation à un autre, au gré du nombre d’enfants inscrits pour telle ou telle activité. Ils n’ont accès ni aux congés payés, ni à l’assurance chômage : en effet, les besoins sont permanents, la Ville est donc toujours en mesure de leur proposer des heures de travail, et tout refus est assimilé à une démission.
La jurisprudence fixe à 910 heures annuelles le maximum au-delà duquel la collectivité territoriale est tenue d’indemniser ; Pour beaucoup de salariés, il s’agit donc de temps partiel contraint, mais pour ceux qui travaillent plus que ce quota, aucune contractualisation n’est proposée, au mépris du droit. Ce sera une des victoires de la grève de mai 2006 que d’obtenir quelques centaines de contractualisation.
Les vacataires qui font le moins d’heures et ont l’âge requis pourraient légalement bénéficier d’un complément RMI et des droits sociaux qui vont avec. Mais encore une fois, la mairie s’assoit sur la législation et refuse systématiquement l’accès au minima social.
Paris, un temps d’avance....sur la précarité ?
Dans le seul secteur culturel (musées et bibliothèques), près du quart des effectifs de la Municipalité a un statut précaire (comptage effectué par les syndicats, la Mairie se refuse à fournir les chiffres).
Les vacataires se comptent par dizaines de milliers.
A Paris, soixante pour cent des Rmistes ont le bac ou plus : une réserve en or pour le Département, qui profite de son pouvoir de gestionnaire du RMI pour imposer des emplois sous qualifiés et sous payés à une population à qui il peut éventuellement suspendre son revenu en cas de refus.
Chacun peut le constater en parcourant le programme de l’équipe sortante pour la prochaine mandature : la résorption de la précarité n’est pas à l’ordre du jour.
Aux concernés de l’imposer !

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Jeudi 7 février 2008
Bonjour,
Nous venons de recevoir ce texte des vacataires de la Direction des Affaires Culturelles (mais ce problème concérne bien entendu l'ensemble des directions).
Nous attendons avec intérêt la position de la ville sur ce sujet, puisqu'elle est directement interpellée.
Pour notre part, nous ne pouvons qu'approuver ce texte. L'intersyndicale CGT, FO, Supap-FSU et UNSA appelle d'ailleurs à une action aujourd'hui pour la titularisation de tous les précaires de la DAC.
Nous avons pu observer que la CFDT s'était exprimée sur ce sujet hier (malheureusement, pour les musées seulement), implorant la Ville de tenir des promesses faites il y a 15 mois.
L'expression des vacataires démontre que cette problématique est cruciale en terme d'emploi, de reconnaissance, de sécurité au travail et bien sûr de justice sociale.
Parce que nous sommes totalement en accord avec ce texte et solidaire avec leur forme d'expression, nous diffusons ce texte à l'ensemble des personnels, mais aussi aussi aux responsables politiques, aux associations qui s'occupent de précarité, aux organisations syndicales, aux médias.
 
Le supap fsu

Monsieur Dagnaud,

>  

> Les "vacataires permanents" de la Ville de Paris souhaitent vous interpeller, au nom de la "justice sociale” mentionnée dans votre flash info du 19 décembre 2007, concernant "l'aide de 200 euros nets à tous les agents".

>

> Suite à ce communiqué nous avions crû comprendre, naïvement, que nous ferions forcément parti des bénéficiaires de cette aide. Nous en remplissions toutes les conditions : en poste depuis plus de six mois (pour certains d'entre nous depuis plus de dix ans), à temps plein ou travaillant plus d'un mi-temps, et surtout particulièrement concernés par la précarité (contrats de trois mois, six mois, sans possibilité de se projeter dans l'avenir ni même de se loger décemment...).

>

> Nous avons par conséquent été fort surpris à la réception de nos fiches de paie de janvier 2008. Quid de la prime de 200 euros? S'agissait-il d'une erreur informatique ou d'une nouvelle promesse non tenue?

> Stupéfaits, nous avons relu avec intêret votre communiqué du 19 décembre 2007. Effectivement, les vacataires ne figurent tout simplement pas sur la liste des bénéficiaires contrairement aux agents contractuels et aux agents sous contrat de droit privé (CA, emplois-jeunes, agents de ménage effectuant plus d'un mi-temps) et aux titulaires de catégorie A, B et C. Nous nous réjouissons pour nos collègues précaires (et titulaires) qui ont eu la chance de toucher cette prime mais, face à ce fâcheux oubli, les vacataires de la Ville de Paris s'interrogent.

>

> Si nous ne sommes pas considérés comme agents de la Ville de Paris (ce que pourtant notre fiche de paie indique) pourriez-vous nous en informer?

> Dans le cas contraire, auriez-vous l'obligeance de nous expliquer pour quelles raisons nous ne rentrons pas dans ce dispositif ? Sommes-nous subitement devenus des "travailleurs fantômes" dont plus personne ne souhaite se préoccuper ? Coûtons-nous déjà trop cher à la Ville de Paris ? Que justifie une telle discrimination au sein du personnel ?

>

> Certains vacataires vivent cette stigmatisation comme une double peine :

> - tous les vacataires des bibliothèques et musées concernés n'ont pas été titularisés comme promis.

> - les vacataires sont privés de la prime de 200 euros sans aucune justification.

> Personne n'a daigné répondre aux différents syndicats qui ont tenté vainement de vous interpeller à ce sujet.

> Il s'agit pourtant clairement d'une décision discriminatoire et excluante à l'égard d'une certaine catégorie du personnel de la Ville de Paris.

> A titre d'information nous sommes peut-être devenus des travailleurs fantômes mais pas encore des électeurs fantômes.

>

> Nous tenons à insister sur le fait que de nombreux musées et bibliothèques de la Ville de Paris ne pourraient pas fonctionner correctement sans notre présence.

>

> Aujourd'hui nous sommes néanmoins prêts à amputer nos pauvres salaires en faisant grève et en manifestant ainsi, aux côtés de nos collègues précaires, notre indignation.

>

> Nous espérons être enfin entendus par notre mairie (et employeur) et bénéficier de ses principes de justice sociale !



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Vendredi 1 février 2008
SUR LA PRECARITE !!


Les personnels en situation de précarité à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris se sont réunis le 10 janvier 2008 en assemblée générale. Ces agents travaillent dans 14 musées, 19 conservatoires et 56 bibliothèques. Ils sont 180, d’après nos décomptes car l’administration fait de la rétention sur les chiffres, et représentent un bon quart des effectifs totaux.
 
La précarité à la Ville de Paris et particulièrement dans les lieux « culturels » est dramatique. Les Elus responsables, notamment ceux chargés de la gestion des personnels, en sont conscients et ils en usent et abusent de manière délibérée car des promesses (non tenues) ont été faites en décembre 2006 et des budgets de création de postes de titulaires ont été votés au Conseil de Paris. Cette situation est d’autant plus scandaleuse que la mandature se termine dans quelques semaines, laissant le problème aux « suivant(e)s. Ainsi la municipalité présente un bon bilan …pour la précarité des personnels !
 
Ces précaires sont pour la plupart en situation d’insécurité sociale depuis des années (2, 4, voire …10 ans !). Jetez un œil au document annexé ! Ils alternent souvent contrats de vacataire, contrats aidés financés par l’Etat, entrecoupés de périodes de chômage financées par la Ville de Paris qui est son propre assureur ! Ces agents, plus que d’autres, ont l’impossibilité de se projeter dans l’avenir, ont des difficultés pour se loger, et subissent de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat.
 
Cette véritable « génération précaire » sacrifiée sur l’autel de la culture, soutenue par leurs collègues titulaires des musées, des conservatoires, des bibliothèques et de l’intersyndicale CGT, FO, UNSA et Supap-FSU, sera en grève le jeudi 7 févier pour demander son intégration dans un parcours professionnel et de vie, enfin sécurisé.
 
Des actions sont prévues dont un rassemblement à l’hôtel de Ville pour faire de cette journée le symbole des précaires soutiers de la culture municipale parisienne.

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