Ville de Paris

Publié le par SUPAP-FSU DAC

                   Les drôles de comptes de la Ville de Paris

 

Une présentation tronquée !

Officiellement le budget consacré aux personnels est de 2 170 000 millions d'euros en 2011, en augmentation de 2,3%.
La masse salariale dépensée, selon le compte administratif *, est de 2 148 000 millions d'euros.
Mais l'argent effectivement dépensé pour les personnels, comme cela ressort du bilan social, fait apparaître une dépense de 2 113 000 millions d'euros, en augmentation de 1.6% *
L'augmentation des dépenses effectivement payées aux personnels n'est pas de 2,3%, comme cela a été budgété, mais de 1,6% ...Cette augmentation était de 2.4% en 2010 !

Une Ville riche !

Alors que les investissements ont doublé en 10 ans, le taux d'endettement de la Ville est deux fois moindre que celui des collectivités locales de plus de 100 000 habitants. La dette par habitant est à peine supérieure à 1 200 euros à Paris, alors qu'elle dépasse les 3 000 euros à Marseille, les 2 500 euros à Lyon et atteint près de 2 000 euros à Bordeaux.
L'épargne brute progresse de 68 M€ pour atteindre 866 M€. Cumulée aux recettes réelles d'investissement (495M€), elle porte la capacité d'autofinancement de la collectivité parisienne à 1 360 M€ en 2011, ce qui permet de financer 88 % des dépenses réelles d'investissement.
Le compte administratif 2011 montre l'excellente santé financière de la Ville. Il fait apparaître un excédent de recette de 488 millions d'euros !

Les personnels les derniers servis !

Les effectifs des personnels baisent de 0,4% en 2011 après une première baisse en 2010, alors que les équipements de la Ville ne cessent d'augmenter et les taches demandées de se complexifier.
Les dépenses de personnel augmentent de 1.6%. L'inflation est de 2,1% en 2011. Il est pour le moins curieux de prétendre que le pouvoir d'achat des agents progresse de 0.8%... Comme le fait le rapport social présenté aux conseillers de Paris.

Peut-on faire autrement ?

Les décisions prises par la Ville résultent d'un arbitrage politique entre recettes, dépenses d'investissement, emprunts et dépenses de fonctionnement, principalement dépenses de personnels.
On ne demande pas l'avis des personnels et des syndicats sur les grandes décisions et quand nous le donnons quand même... Il n'est pas entendu.
Les inégalités entre agents et entre catégories professionnelles sont par ailleurs énormes en matière de primes, sans la moindre transparence. Malgré la décision du Maire, en octobre, et l'avis de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, la DRH refuse de nous communiquer les éléments d'information que nous avons demandés sur les primes et nous avons dû déposer un recours auprès du tribunal administratif.

Alors... Pour se faire entendre, il n'y pas d'autre solution que l'action des personnels...Pétitions, grèves, manifestations !

Note 1 : Le compte administratif adopté en juin 2012 par le Conseil de Paris retrace les mouvements effectifs de dépenses et de recettes de la collectivité en 2011. L'excédent est partiellement reversé pour les investissements 2011 et pour une autre partie sur l'exercice budgétaire 2012.

Note 2 : Soit un écart de 57 millions d'euros avec le budget et de 33 millions d'euros avec le compte administratif. L'écart avec le compte administratif est principalement lié à des dépenses de personnel qui n'apparaissent pas dans le système de paie : décharges de classe, médecine du travail etc. Il n'en reste pas moins que 22 millions d'euros budgétés pour la paie n'ont pas été dépensés.

 

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