Santé Sécurité au Travail / Ondes Electromagnétiques

Publié le par SUPAP-FSU DAC

Des industriels et politiques irresponsables aujourd’hui ?

Coupable demain ?

La nouvelle charte de la téléphonie et de la majorité  du conseil de paris, est un nouvel avatar du refus du principe de précaution et de la puissance des lobbies que nous entendons très clairement dénoncer dans cette déclaration préliminaire car pour nous elle est le symbole du peu de cas fait par la Mairie de Paris de la santé des parisiens, de ses agents et du rôle réel donné au CHS et instances paritaire par le politique.

 

   

Le supap-fsu ne peut qu’être révolté par le choix fait  par les   élus parisiens (sauf les élus du PC et parti de gauche) qui entérine   cette charte malgré  les dizaines d'études indépendantes publiées dans des revues à comité de lecture  qui démontrent l'impact des champs électromagnétiques artificiels sur le vivant en général et sur l'être humain en particulier. Pour n'en citer que deux : le professeur Havas (Canada) a montré en double aveugle l'existence de l'EHS (Journal Européen d’Oncologie Vol. 5, 2010) ; une équipe grecque a par ailleurs prouvé cette année que des régions cruciales du cerveau liées à la mémoire étaient impactées par les micro-ondes du portable et du sans fil de maison, ce qui pourrait expliquer les symptômes de l’électro hypersensibilité mais aussi l’augmentation des tumeurs du cerveau (Electromagn Biol Med. 2012 Jan 20).

 

Cette négociation avec les industriels de la téléphonie s’est faite  en dehors de tout débat démocratique ; Les associations en ont été écartées ainsi que les parisiens et les personnels concernés.

 

La charte  est contraire aux préconisations du jury parisien convoqué par la municipalité elle-même, En 2009 ce jury citoyen avait préconisé un seuil d’exposition fixé à 0,6 V m, et de favoriser le filaire au sans fil.

Des vœux ont été exprimés au conseil de paris pour  abaisser le niveau de 2v/m à   0,6 V/ m. (vote au conseil de paris de juillet 2010).

Aujourd’hui l’accord dit 5V/m pour la  2 et 3 G et 7V/m pour  la 4G.

Elle  est totalement contraire aux recommandations des scientifiques, au rapport bio initiative et au vote passé du conseil de paris.

Contraire aussi  à la résolution européenne dont voici des extraits :

 

Résolution 1815 du Conseil de l'Europe : reconnaissance du danger et recommandation d'abaissement des seuils d'exposition à 0,6V/m puis 0,2V/m - mai 2011

"Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement" - Résolution 1815 (27/05/2011) sur les antennes-relais et les téléphones portables

 

  Nous en  citons  Quelques  Extraits :

5. Concernant les normes ou les seuils relatifs aux émissions des champs électromagnétiques de tout type et de toute fréquence, l’Assemblée préconise l’application du principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, prenant en compte non seulement les effets dit thermiques, mais aussi les effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements de champs électromagnétiques. De plus, le principe de précaution devrait s’appliquer lorsque l’évaluation scientifique ne permet pas de déterminer le risque avec suffisamment de certitude. D’autant que, compte tenu de l’exposition croissante des populations – notamment des groupes les plus vulnérables comme les jeunes et les enfants –, le coût économique et humain de l'inaction pourrait être très élevé si les avertissements précoces sont négligés.


6. L’Assemblée regrette l’absence de réaction face aux risques environnementaux et sanitaires connus ou émergents et les retards quasi-systématiques dans l’adoption et l’application de mesures de prévention efficaces en dépit des appels à l’application du principe de précaution et de toutes les recommandations, déclarations et nombreuses avancées réglementaires et législatives. Attendre d’avoir des preuves scientifiques et cliniques solides avant d’intervenir pour prévenir des risques bien connus peut entraîner des coûts sanitaires et économiques très élevés, comme dans les cas de l’amiante, de l’essence au plomb et du tabac.

 

7. De plus, l’Assemblée constate que le problème des champs ou ondes électromagnétiques et leurs conséquences possibles sur l’environnement et la santé est évidemment comparable à d’autres problèmes actuels, comme celui de l’autorisation de la mise sur le marché des médicaments, des produits chimiques, des pesticides, des métaux lourds ou des organismes génétiquement modifiés. Elle insiste donc sur l’importance cruciale de l’indépendance et de la crédibilité des expertises scientifiques pour obtenir une évaluation transparente et objective des effets nocifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine.

 

8. Compte tenu de ce qui précède, l’Assemblée recommande aux Etats membres du Conseil de l’Europe,

8.1. de manière générale:

8.1.1. de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables, et tout particulièrement l’exposition des enfants et des jeunes, pour qui les risques de tumeurs de la tête semblent les plus élevés;  ….

8.1.3. de mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques d’effets biologiques potentiellement nocifs à long terme pour l’environnement et la santé humaine, en particulier à destination des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de procréer;

8.1.4. de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil.

8.2.1. de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre;

8.3. S’agissant de la protection des enfants:

8.3.1. de concevoir, avec différents ministères (éducation, environnement et santé) des campagnes d’information ciblées destinées aux enseignants, aux parents et aux enfants pour les mettre en garde contre les risques spécifiques d’une utilisation précoce, inconsidérée et prolongée des téléphones portables et autres appareils émettant des micro-ondes;

8.3.2. De privilégier pour les enfants en général et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire et de réglementer de façon stricte l’utilisation du portable par les élèves dans l’enceinte de l’école;

 

8.4.3. d’abaisser les seuils admissibles pour les antennes-relais conformément au principe ALARA et d’installer des systèmes de surveillance globale et continue de toutes les antennes;

 

8.4.4. de déterminer les lieux d’implantation de toute nouvelle antenne GSM, UMTS, WiFi ou WIMAX non pas en fonction des seuls intérêts des opérateurs, mais en concertation avec les responsables des collectivités territoriales et avec les habitants ou des associations de citoyens concernés;

 

8.5. S’agissant de l’évaluation des risques et des précautions à prendre:

8.5.1. D’axer davantage l’évaluation des risques sur la prévention;

8.5.2. D’améliorer les critères d’évaluation des risques et la qualité de cette évaluation en créant une échelle standard des risques, en rendant obligatoire l’indication du niveau de risque, en demandant que plusieurs hypothèses de risque soient étudiées et en tenant compte de la compatibilité avec les conditions de la vie réelle;

8.5.3. De tenir compte des scientifiques qui donnent l’alerte les premiers et de les protéger;

8.5.4. De formuler une définition du principe de précaution et du principe ALARA axée sur les droits de l’homme;

8.5.8. De promouvoir des débats pluralistes et contradictoires entre toutes les parties prenantes, y compris la société civile (Convention d’Aarhus).


Extraits des textes


Texte adopté par la Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 27 mai 2011 (voir Doc. 12608, rapport de la commission de l'environnement, de l'agriculture et des questions territoriales

La Ville de Paris, presque l’ensemble de ses élus,  son maire tournent le dos à toutes ces analyses et propositions  

 

Ils   ont  délibérément  choisi les industriels et les profits au détriment de leur responsabilité d’assurer la santé publique. ..

 La ville  est prête à louer  ses toits  et à vendre la santé de ses personnels et de ses habitants pour quelques M€ par an ; a la page 17 v de la charte on peut lire  «  de façon générale ,  la Ville facilitera l’accès  des opérateurs  à l’ensemble des bâtiments de son patrimoine ; a cet effet  la Ville indiquera, les bâtiments  et équipements municipaux, où des emplacements pourront, si un opérateur le souhaite, accueillir des  antennes relais ….tout le texte est là pour faciliter le déploiement des antennes relais sur les toits parisiens et appartenant à la Ville de Paris  avec des   normes et seuil d’exposition aux ondes  inacceptables et dangereux qui ne sont  discutées  nulle part dans cette charte ; les seuils sont présentés comme des évidences dont on a pas a discuter et qui s’oppose à toutes les luttes menées ; Il est clair même que la mairie de paris s’opposera au côté des opérateurs

à tous ceux qui les mettront en cause

 

Les toits de nos  musées pourraient ainsi malheureusement  devenir  le symbole d’une  « nouvelle culture du risque « opposé au principe de précaution.

 

A l’heure où martine Aubry pourrait être mise en examen pour cause d’amiante , M Delanoë et ses amis feraient bien de réfléchir aux risques qu’ils génèrent en soutenant   des seuils d’exposition pour le public très importants et sans cela  même  avoir fait une seule  étude sur l’impact de la 4G  mais ils feraient bien  aussi de penser aux  risques qu’ils prennent  pour eux-mêmes en défiant le principe de précaution pourtant revendiquer ici et là. Les propos de M. Mao Peninou grand négociateur de cet accord,  déclarant que le« Le seuil de 7V/m pour la 4G est provisoire, le temps d’analyser l’impact sanitaire dans la revue 01.Net du 19 septembre 2012  sont  d’ailleurs  particulièrement  choquants et  impliquent  que les parisiens sont bien, pour lui  des souris de laboratoire au service des profits de nos chers opérateurs.

Pour le supap-fsu, représentant des personnels, fervent défenseur des droits de l’humain,  Il est donc  hors de question d’aider M. Delanoë et les opérateurs téléphoniques qui jouent aux apprentis sorciers à faciliter  le déploiement des antennes  sur  nos établissements. Cela se fera contre notre avis et celui de très nombreux personnels.

 

Et les personnels de la ville ? Parlons-en un peu….

  

La Ville de Paris ainsi que la médecine de prévention n'ont pas voulu réellement  prendre en considération les symptômes des agents malades et électro-sensibles. Par manque d'éléments et aussi volonté de reconnaitre cette maladie comme pouvant résulter de conditions de travail professionnelles, et de l'exposition aux ondes magnétiques, les médecins attribuent souvent les maux des électro sensibles à des problèmes psychologiques ou psycho somatiques. Les malades se trouvent « psychiatrisés ». Ils finissent par cacher les causes de leurs souffrances pour ne pas être rejetés, déclarés inaptes et rayés des personnels de la Ville. Ils souffrent en silence, ont peur et parfois même se sentent coupables. Le négationnisme ambiant  des politiques et de l’administration, de malheureusement  aussi  d’une partie de la médecine  accroît leur souffrance et les laissent désespérés

Comme il n'y a pas de reconnaissance en maladie professionnelle, nous aussi nous devons parfois nous taire pour ne pas leur nuire. Quand auront-ils le droit à la parole, à être écoutés, pris en considération ? Quand la Ville assumera-t-elle son devoir de prévention et de suivi des pathologies nouvelles, résultant des nouvelles technologies ?

 

 Le SUPAP-FSU, dans la continuité des travaux du jury citoyen en 2009, demande  une reconnaissance de l’intolérance aux champs électromagnétiques, et en particulier :


·-  que les agents puissent bénéficier d’une prise en charge  personnalisée  par la Ville de Paris de ces symptômes liés aux ondes, en collaboration avec les associations spécifiquement dédiées aux électro-hypersensibles.
· - que l’électro-hypersensibilité soit reconnue comme un handicap ou une maladie professionnelle.

Au SUPAP-FSU, nous le disons, La Ville pourra faire tous les accords sur la santé au travail qu’elle voudra, elle n’est absolument pas crédible tant qu’elle rejettera ce qui la dérange, c’est-à-dire les agents dont les symptômes et les pathologies  ne lui conviennent pas.

 

Aujourd’hui, dans ce CHS le supap-fsu

 

 Exige : l’application de l’article L421-2 du code travail qui donne pour obligation  à l’employeur

-D’éviter les risques

-DE Combattre les risques à la source

-De Remplacer ce qui est dangereux  par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux.

Ces mots,  La  Ville les a écrit dans l’accord cadre, elle les a signés. A elle, de les mettre en pratique et de ne pas se renier.

 

Nous demandons que soit tenu compte de ce qui est écrit dans l’accord sur la sante au travail p31

Les fiches de pénibilité 

En application de l’article L 4121-3-1 du code du travail, les  services concernés et les médecins de   prévention seront conduits  à

-identifier les situations de pénibilité à partir de l’analyse des conditions de réalisation du travail, en tenant compte de deux dimensions  les contraintes de travail mais aussi le ressenti de l’agent.

Ce qui est écrit p 32 sur les différentes pathologies professionnelles.

Ce qui est écrit et signé par la ville P33. Je cite

 

Il est possible que l’utilisation de technologie, de produits récents et de nouvelles méthodes et d’organisation du travail donnent lieu à des pathologies inédites d’origine  professionnelle ou au développement dans le cadre professionnelles de pathologie  qui jusqu’ici n’y étaient pas liées ;

La ville de paris sera particulièrement attentive à la prévention de ces pathologies et veillera  à informer tant les agents en en activité  etc.…

 

Qu’attend donc la Ville pour témoigner de son attention à tous ceux qui sont malades  et quand commencera  t-elle à donner des informations sur les risques.

 

Au supap-fsu,  nous sommes contactés par des agents de la ville en grande souffrance mais aussi par des travailleurs de la province. Toutes  les organisations syndicales commencent à être sollicitées

 

Le SUPAP-FSU a participé à une réunion organisé sur ce thème par solidaire, le syndicat Sud est mobilisé à la RATP,  les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) de Perpignan relayés par le syndicat SGP-FO police aussi. Il y aurait  15 malades déjà recensés  pour 100 personnels à cause des antennes installées sur  le toit du bâtiment abritant la PAF   

 A Nancy, les représentants du personnel SGP-FO police ont obtenu du CHSCT l’annulation d’un projet d’implantation d’antennes-relais sur les toits du commissariat central.

 

 . Notre syndicat  souhaiterait   que les politiques aient le courage de se battre pour faire voter une loi limitant à 0,6V le  niveau maximum d’exposition, plutôt que de cautionner ces pseudos négociations où ils se font rouler dans la farine par les lobbys de la téléphonie, quand ils ne sont pas leurs  complices.

Ce courage le  conseil de paris ne l’a pas eu, nous lui demandons de revenir sur sa décision, d’instaurer un moratoire sur cette charte  et d’entreprendre une vaste enquête sur la santé des parisiens et des personnels de la Ville  confrontés aux ondes électromagnétiques., de porter une attention particulière aux personnes électro sensibles (personnels et usagers) atteinte du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétique  et de prendre des mesures spéciales pour les protéger. Comme la création de zones blanches dans les services publiques, dans les lieux de travail des personnels, dans l’habitat social etc. Les personnels, comme les usagers comme les parisiens,  tous doivent être protégés particulièrement les plus fragiles et à risques pour pouvoir continuer à vivre, se cultiver, avoir des loisirs    et travailler à paris.

 

 Les organisations syndicales vont devoir faire  face aux nouvelles maladies professionnelles et aux nouveaux handicaps générés par les nouvelles technologies,  et la folie des industriels.

Cette question n’est en rien idéologique mais une question de santé et une question de santé au travail. Nous devons nous unir autour de cette question et porter la discussion dans toutes les directions de la Ville et au niveau du CHS central. Aux syndicats qui y siègent de porter le débat et de chercher à faire évoluer la situation car l’avenir n’est pas rose.

Publié dans wifi

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mutuelle santé complémentaire 02/11/2012 16:51


on a pas suffisamment de recul sur le wifi et toutes les ondes auxquelles nous sommes confrontées tous les jours, et leur impact sur la santé.


Marianne