Retraites: Une nouvelle affaire Woerth !

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Je m’appelle Eric, pour les retraites le compte n’y est pas !


 A force de formation pour m’intégrer aux nouveaux CSP comptables, j’ai appris comme mon homonyme du gouvernement à jongler avec les chiffres.

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Le faux argument de la démographie

Il  nous dit que l’allongement de la durée de vie met en danger le financement des retraites. Pourtant, en 1960, le ratio était de 4 cotisants pour 1 retraité ; actuellement, il est de moins de 1,8 cotisant par retraité ; et le système de retraite a parfaitement pu financer en 50 ans cette division par deux du nombre de cotisants par retraités. Car dans le même temps, un cotisant en 2010 est environ 4 fois plus productif qu’en 1960. Selon les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), il n’y aura plus que de 1,2 cotisants pour 1 retraité en 2050. Ainsi, l’effort à fournir d’ici 2050 est bien moins considérable qu’au cours des 50 dernières années. Par ailleurs, ce ratio pourrait être augmenté si les carrières professionnelles des femmes étaient encouragées (par des politiques publiques d’accueil de la petite enfance) qui dans les projections du COR continuent d’être plus souvent en inactivité que les hommes. Quant au besoin de financement des retraites en 2010,  selon le quotidien des milieux d’affaire Les Échos ils auraient triplé avec la crise

 

Une réforme juste ?

Quelques chiffres suffisent pour prendre conscience que le financement des pensions de retraite en France n’est pas un  problème démographique mais une question de répartition des richesses.

Il y a en France 16 millions de retraités, soit près d’un quart de la population. Les pensions qui leur sont versées représentent 261 Mds €, soit plus de 13 % du PIB. Elles permettent d’assurer un montant moyen de pension de 1 400 € mensuels.

En raison de la forte croissance du nombre de retraités (+ 280 000 par an depuis 2006), et de la crise financières les régimes de retraite sont confrontés à des déficits importants. Ce déficit s’élève aujourd’hui à 32 Mds € et on estime que si rien n’est fait, il ira en s’aggravant dans les années à venir (70 Mds € en 2030, 100 Mds € en 2050).

La masse salariale en France s’établit en 2009 à environ 1200 milliards d’euros. Le PIB de la France étant de 1900 milliards d’euros cette même année.

Le montant des dividendes versés aux actionnaires représente 167 milliards d’euros par an. Ce montant a augmenté de plus de 100 milliards d’euros depuis 1982.

L’ensemble des niches fiscales en France représente 75 milliards d’euros de perte par an pour le budget de l’État.

L’ensemble des niches sociales en France représente 30 milliards d’euros de perte par an pour la protection sociale.

Le montant des réductions d’impôts accordés aux ménages les plus riches depuis 2000 se monte également à 30 milliards par an… mais le financement de la réforme est assuré à plus de 80% par les salariés… sans même parler des trois milliards d’excédent de notre caisse de retraite qui financeront les autres régimes !

 

Ou une réforme pour rassurer les marchés ?

“Le chef de l’État entend montrer à ses partenaires européens et aux marchés financiers qu’il s’attaque au problème de la dette. Tant pis si les retraites ne constituent qu’un aspect partiel du problème : il faut donner un signal et ne surtout pas perdre la note AAA dont bénéficie encore la France sur les marchés”. Voilà ce qu’écrit  Les Échos, le 13 avril 2010.


J’ai 28 ans et la retraite pour moi c’est encore loin… mais ma mère a 64 ans. Après plus de 40 ans de travail et grâce au bénéfice d’une majoration de 10%, parce que nous sommes trois enfants, elle perçoit 1400 euros de retraite. Je veux que sa pension arrête de se dégrader.

Une retraite de qualité pour tous c'est possible et c'est un choix de société !

Je serai dans la rue le 7 septembre !


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