Procès Chirac: la dépêche de l'AFP

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Emplois fictifs à Paris: un syndicat veut se constituer partie civile si le protocole est voté

 

PARIS — Le principal syndicat d'employés municipaux de la Ville de Paris, le Supap-FSU, envisage de se constituer partie civile si les élus parisiens valident le protocole d'indemnisation dans l'affaire des emplois fictifs qui doit être débattu lundi au Conseil de Paris.

En votant ce protocole, la mairie de Paris se retirera automatiquement de sa constitution de partie civile, la seule de la procédure. C'est ce qui devrait arriver puisque les principaux groupes politiques ont annoncé qu'ils voteront ce protocole lundi matin (PS, PCF-PG, UMP, Nouveau Centre).

Celui-ci vise à indemniser la Ville à hauteur de 2,2 millions d'euros dans la procédure judiciaire des emplois fictifs pour lesquels l'ancien maire Jacques Chirac doit comparaître en correctionnelle fin 2010 ou début 2011.

Dans un communiqué paru vendredi, le syndicat parisien Supap-FSU annonce son "souhait se porter partie civile si la Ville de Paris retire sa plainte comme le prévoit l'accord passé entre Bertrand Delanoë, Jacques Chirac et l'UMP".

Selon le Supap-FSU "si la Ville de Paris retire sa plainte et compte tenu de la position du ministère public qui requiert un non lieu, il est probable que le procès du principal organisateur des emplois fictifs parisiens ne se tiendra plus".

Il rappelle qu'il "a le devoir de défendre les personnels et le service public" et estime "que ceux-ci ont été gravement lésés par la rétribution d'emplois fictifs".

"Les sommes dépensées représentent des dizaines d'emplois qui auraient pu améliorer le service public et les conditions de travail des agents", selon le syndicat.

"C"est pourquoi le syndicat Supap-FSU souhaite se porter partie civile dans cette affaire pour que le procès ait lieu" ajoute-t-il.

Publié dans Ville de Paris

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