Pierre Bergé contre Max Havelaar?

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Nocturnes Yves Saint Laurent  au musée du Petit Palais: Paris aura-t-elle des pratiques « low cost » ou plutôt "commerce équitable" ?

 

Le musée du Petit Palais veut faire une nocturne (jusqu’à minuit !) à l’occasion de la fin de l’exposition Yves Saint Laurent

 

Le Supap-FSU a demandé que les personnels soient uniquement des volontaires payés en heures supplémentaires et de nuit.

 

Qu’ils puissent rentrer chez eux au frais de la Ville de Paris en taxi et disposer de plateaux repas.

 

Pour le Supap-FSU, ces nocturnes ne peuvent en aucun cas se faire avec des personnels vacataires payés entre 18h et minuit au même taux horaire que celui de la journée. Si une telle situation était choisie par la Mairie de Paris, nous ne pourriont que dénoncer une telle exploitation des personnels précaires.

 

Aujourd’hui la Direction des Affaires Culturelles semble d’accord sur les points concernant la rémunération des titulaires, le remboursement des taxis, même si on peut regretter que les agents soient obligés d’en faire l’avance, et les plateaux repas.

 

Pour limiter le recours aux vacataires, la Ville propose de mettre en place un dispositif d’appel à volontariat des titulaires dans l’ensemble des musées parisiens.

 

Mais pour le Supap-FSU le recours aux Vacataires reste un sujet de conflit car la municipalité parisienne  refuse toujours (pour des raisons réglementaires paraît il) de les payer plus.

 

Ces vacataires seront-ils des volontaires? Leurs horaires de travail seront-ils décalés pour le simple prestige de la Ville de Paris et sans aucune compensation? Nous refusons totalement cette perspective! 

 

Déjà l’exposition Yves Saint Laurent avait connue un premier dérapage voir : http://dacsupap.over-blog.org/article-yves-saint-laurent-fait-les-poches-des-employes-du-petit-palais-46778887.html

 

Nous attendons que la Ville de Paris respecte les droits sociaux de tous les personnels travaillant dans les musées.

 

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supap-fsu 03/08/2010 10:59



Réponse aux deux commentaires.


Bonjour,


Vous avez tout a fait raison, le label Max Havelaar ne garantit en rien les conditions de travail des salariés. Nous avons fait un petit racourcis entre "low cost" et "commerce équitable" pour
opposer l'un à l'autre, même si ça ne se retrouve pas dans les faits. Il est vrai que la notion de commerce équitable est très compliquée à expliquer.


Je voulais faire un  titre qui marque le coup, je me suis un peu creusé la tête, mais je reconnais qu'il n'est pas satisfaisant.


Merci de nous avoir lu.


Bonne journée


Le Supap-FSU



All'adin 03/08/2010 09:51




Tout à fait d'accord avec Audrey. Pour être tout à fait justes, vous auriez pu titrer votre article : " Pierre Bergé AVEC Max Havelaar ?
".


Vous êtes là en plein cœur des contradictions du commerce équitable.


Méfiez-vous. Les slogans et la com ne suffisent pas toujours pour changer le monde.


Solidairement.


All'adin


 






Audrey 03/08/2010 09:10



Bonjour,


Cet article est très intéressant mais on peut regretter que son titre soit trompeur, ce qui finalement peut nuire à votre démonstration.


Low cost ou commerce équitable ?


Opposer l'un à l'autre peut être tentant, si l'on ignore que le commerce équitable tel que le définit Max Havelaar, ne concerne que les petits producteurs du Sud , mais pas leurs salariés.


Quel que soit le statut de leurs employeurs (qu'ils soient affiliés ou non à Max Havelaar), les salariés des paysans sont traités de façon identique.


L'avantage ne concerne que le paysan, producteur entrepreneur, mais pas ses salariés.


Il est important de le savoir car le commerce équitable jouit d'une image angélique, y compris auprès des syndicats français, tout à fait usurpée.


Pour reprendre l'exemple qui nous intéresse ici, rien n'interdirait Pierre Bergé d'arborer les couleurs de Max Havelaar et pour autant de traiter les vacataires comme il le fait aujourd'hui.


Cette précision apportée, je vous exprime par ces mots toute ma solidarité pour les combats que vous menez.


Bien amicalement.


Audrey