MAÏTÉ ERRECART INVERSE LE RÉSULTAT DES ELECTIONS DES PERSONNELS !!!

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LA MUNICIPALITÉ PREFERE UN ACCORD MINORITAIRE SUR LA FORMATION.

  La Ville de Paris a présenté au vote du CTP central du 12 mai 2010 son projet d’accord cadre sur la formation.

Pendant un an, les organisations syndicales ont travaillé à faire évoluer le projet initial, avec le souci constant de l’intérêt des agents.

  Au vu des résultats, le SUPAP-FSU était prêt à le voter pour les raisons suivantes :

a) Une augmentation significative du budget formation à partir de 2011.

b) Une prise en compte réelle des contractuels et des vacataires qui sont inclus dans le système Ville. Ce qui n’est pas le cas à l’Etat.

c) Une vraie mobilisation pour l’alphabétisation.

d) Une préparation à concours qui ne mobilise que 20 heures de DIF quelque soit sa durée.

 

Mais de nombreux points restaient à préciser et sans doute faire évoluer :

  1) la formation des agents de la catégorie C.

La Ville propose la mise en place d’un parcours de plusieurs modules sur 3 ans pour permettre à la fois une remise à niveau et une préparation à concours. Cette idée séduisante à priori pèche par ses modalités de sélection des agents et risque de se transformer rapidement en usine à Gaz.

Aucune réponse satisfaisante ne nous a été fournie.

  2) Le DIF reste encore dans beaucoup d’esprit une notion très floue que le contenu de l’accord n’explique pas.

Nous ne savons pas vraiment les formations qui pourront être validées en DIF et celles qui seront du ressort de l’adaptation aux postes de travail.

  Dans ce projet, un comité des seuls signataires était prévu pour suivre l’accord.

 
Le SUPAP-FSU s’est finalement abstenu car l’adjointe chargée des personnels a voté contre l’amendement de notre syndicat refusant ainsi la participation de l’ensemble des syndicats signataires ou non.

 
La CGT, FO, le SUPAP, l’UNSA représentant plus de 70 % des personnels de la Ville se sont prononcés pour cet amendement démocratique.

 
Il est inconcevable que seules les organisations signataires, qui plus est minoritaires, puissent représenter tous les personnels.

Il est inconcevable que des directions entières ne puissent être représentées par leurs élus.

Il est inconcevable que les agents de catégorie C soient sous représentés, alors qu’ils sont l’immense majorité des personnels, dans le suivi de cet accord.

Tel est pourtant le choix de la Ville.

 
Cela en dit long sur sa conception du dialogue et de ses choix sociaux.


  Cet accord a en plus le grave défaut de n’être pas accompagné d’un plan de formation annuelle chiffré. L’administration a proposé un cadre stratégique pour les 3 ans à venir valorisant la formation comme moyen de management et d’aide aux restructurations actuelles de la Ville auxquelles nous n’adhérons pas.

 

La municipalité a préféré un accord minoritaire !

Sa conception de la démocratie : l’exclusion de la majorité des syndicats du dialogue social !

  D’ailleurs à la Direction de la Jeunesse et des sports, La Ville de Paris  ne se prive pas de chercher à diviser les personnels et à briser les mouvements sociaux. En pleine grève des personnels des piscines, elle négocie avec les syndicats minoritaires dans le dos des organisations les plus représentatives.

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