DJS/PRIME DOMINICALE : Le Parisien_ La Mairie condamnée à mieux payer le dimanche

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Dossier: SPORT Source: LE PARISIEN Lundi 20 Septembre 2010

 

Paris SOCIAL

 

La mairie condamnée à mieux payer une caissière le dimanche

 

Nouvel épisode dans la bataille du travail du dimanche à Paris. L'équipe Delanoë mène depuis plusieurs mois un bras de fer avec l'Etat pour que les nouvelles ouvertures de magasins le dimanche s'accompagnent de primes et se fassent sur la base du volontariat pour les salariés.

 

Aujourd'hui, pourtant, c'est la Ville elle-même qui est condamnée pour ne pas suffisamment payer les caissières des piscines municipales ouvertes le septième jour. Dans le courant de l'été, le Conseil d'Etat a rendu un jugement confirmant l'avis rendu par le tribunal administratif un an plus tôt.

 

En 2009, une caissière de piscine municipale avait décidé d'attaquer la mairie de Paris. Alors qu'elle touche une prime de 7,50 € par dimanche travaillé, ses homologues des musées municipaux, eux, ont droit à une prime de 90 €. Au nom de l'égalité de traitement, la caissière soutenue par le syndicat Supap-FSU avait décidé de saisir la direction des ressources humaines. Sans réponse de la Ville, elle avait finalement engagé une procédure auprès du tribunal administratif. En juillet 2009, la mairie de Paris avait été condamnée à payer les rappels de salaire sur quatre ans. La Ville avait décidé de contester ce jugement et fait appel auprès du Conseil d'Etat.

 

Peine perdue. Le Conseil d'Etat a finalement confirmé le jugement du tribunal administratif. Seule consolation pour l'Hôtel de Ville: les indemnités demandées par la caissière ont été revues à la baisse. « Mais, sur le fond, la Ville est condamnée. La justice a tranché : la Ville doit verser la même prime dominicale à toutes les caissières », se félicite Benjamin Poiret, délégué du Supap-FSU.

 

La plaignante sera donc indemnisée et touchera sa nouvelle prime de 90 €. Mais pas question d'étendre cette décision à tous les caissiers. La Ville refuse de s'avouer vaincue. « La prime des caissiers des musées municipaux est alignée sur celles des caissiers des musées nationaux. C'est le principe de parité entre agents de la Ville et agents de l'Etat. Un principe qui ne peut pas être appliqué pour le personnel des piscines. Nous n'avions pas fait valoir cet argument lors du premier procès. Nous le défendrons dans les prochains », annonce-t-on au cabinet de l'adjointe au maire.

 

Cinquante-cinq autres caissiers des piscines ont en effet attaqué la Ville au tribunal administratif. Et 140 agents municipaux chargés de la surveillance des bâtiments parisiens ont aussi lancé une procédure. « Tous ces procès risquent d'être coûteux pour la Ville. Pour éviter tous ces frais à la mairie de Paris, nous sommes prêts à conclure avec Bertrand Delanoë un accord comme celui qu'il a signé avec l'UMP sur le dossier Chirac des emplois fictifs », lâche, non sans provocation, Bertrand Pieri, délégué du Supap-FSU.

 

Marie-Anne Gairaud

 

 

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