LA RETRAITE A 60 ANS

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C’est un choix de société !

 

Alors que les qualifications augmentent, les réformes de 1993 et 2003 font baisser les pensions des fonctionnaires, des non titulaires et des salariés du privé.

Et ça ne fait que commencer ! Sur la base d’une progression annuelle des salaires de 1,8 %, une pension de 1 400 euros d’aujourd’hui ne vaudra plus en pouvoir d’achat 2027 que 980 euros en raison de l’alignement des pensions sur la hausse des prix

Le montant moyen des bonifications versées aux femmes liquidant leur pension a baissé de 30% dans la fonction publique territoriale entre 2003 et 2007 alors que les pensions des femmes sont déjà très inférieures à celles des hommes !

Les inégalités se creusent avec plus de 10% de retraités pauvres.

Les deux tiers des salariés du privé ne sont plus en activité au moment du départ en retraite.

  De nombreux collègues partent à 60 ans avec une retraite diminuée par les nouveaux modes de calcul. Ils ne supportent plus les conditions de travail de plus en plus difficiles faute d’emplois en nombre suffisant.


  Il faut faire de la grève du 23 mars

un succès !

C’est l’occasion de montrer notre colère et nous donner une chance de renverser la vapeur pour que se construise une mobilisation massive, dans la durée

Sinon, le gouvernement ne cédera pas d’un pouce

 notre dossier en ligne http://intraparis.supap-fsu.mdp/SUPAP-FSU/download/special_retraite.pdf


Pour la FSU

La retraite à 60 ans

avec 37,5 années de cotisation

c’est possible dans le public, comme dans le privé !


Il suffit d’augmenter les cotisations de  0,375 points par an, soit 75 euros par an sur une paye de 20 000 euros,c’est un quart des gains de productivité prévisibles !

Le Medef ne veut pas entendre parler d’une hausse de cotisation, pas plus d’ailleurs que de la hausse des salaires ou d’un retour au plein emploi !


Les soucis du MEDEF, ce n’est pas notre problème

Nous ne négocierons pas

le recul de nos droits !

Ce n’est pas un débat technique avec les défenseurs des fonds de pension qui mettent en péril les acquis

Ce n’est pas seulement l’affaire des retraités ou de ceux qui vont bientôt l’être avec des pensions inférieures à celles qu’on leur avait garanties

C’est le choix d’une autre répartition des richesses, le choix d’une société où les jeunes ont un travail décent et les plus âgés des retraites suffisantes pour être autonomes

C’est le choix de refuser de revenir plus de cinquante ans en arrière à une époque où les salariés devaient prendre en charge financièrement leurs parents âgés

 

Parlons richesse !

 

Le Conseil d’Orientation des Retraites le soulignait, en 2001 : sur 40 ans, la richesse de la France (avec un taux de croissance modéré, de l’ordre de 1,7 % par an) devrait doubler en termes réels (hors inflation).

Avec une augmentation de 1 700 milliards d’euros de la richesse nationale, en 2050, comment nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’euros supplémentaires (6 % du PIB) nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ?

 

Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1 500 milliards d’euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés.

 

Cette donnée est totalement exclue du débat public. Pour une raison simple, c’est que les mêmes qui se moquent des emplois et des salaires se moquent de plonger dans la pauvreté les futurs retraités.

 

L’augmentation prévisible de la richesse nationale

doit aller aux salaires et aux retraites

Publié dans Retraite

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