Compte rendu AUDIENCE WIFI du 18 février 2010

Publié le par Isabelle

Christophe Girard
On va accueillir Etienne Cendrier. J’ai pris un peu sur moi. La direction de la DAC est représentée à un bon niveau.

Agnès Dutrevis
Il fallait que cette réunion se tienne. Je signale les accords signés sur la santé et la sécurité au travail, validés par l’Association des Maires de France. Ces accords présentent en particulier : les pouvoirs d’enquête des membres du CHS et le droit à l’expertise, qui n’est plus limité aux risques graves.

Etienne Cendrier
Robin des Toits participe au Grenelle des ondes (toujours en cours) suite à la perte de l’immunité judiciaire des opérateurs de téléphonie mobile.
Proposition de Robin des Toits : abaissement du seuil de l’exposition du public aux CEM à 0,6 volts/mètre (seuil recommandé par les scientifiques indépendants), actuellement expérimenté sur 6 communes, 70 communes se sont portées volontaires pour cette expérimentation (dont deux arrondissements parisiens le 14e et le 15e).
Les ondes pulsées perturbent notre fonctionnement électro-magnétique. Problème du wifi : sanitaire, technique et économique. Actuellement, il y peu d’études sanitaires sur le wifi : Etude REFLEX (rupture d’ADN), étude TNO (troubles cognitifs à un niveau très faible de wifi)
Les gouvernements allemands, autrichien et anglais recommandent de ne pas installer de wifi à proximité des écoles. Le gouvernement suédois dit qu’il n’y a pas de problème sanitaire avec le wifi et le wimax tout en reconnaissant les EHS (électrosensibles) qui ont en Suède un statut officiel d’handicapés.
Le jury citoyen (conférence citoyenne sur les ondes organisée par le Maire de Paris) préconise l’abandon du wifi dans les lieux publics sauf dans les jardins et demande de privilégier le filaire chaque fois que cela est possible.
La Ville de Paris pourrait réfléchir au mode de prise en charge des EHS.
Robin des Toits a créé un réseau EHS.
A partir des fréquences de 2000 MGZ et plus, on observe l’apparition de troubles cognitifs, de nausée, etc…
Les mesures de CEM effectuées dans les bibliothèques de la Ville de Paris sont fantaisistes car les appareils utilisés ne peuvent détecter ces seuils de fréquence !
Pour réduire la fracture numérique : la solution c’est la fibre optique, déjà financée par les contribuables. Le très haut débit est impossible avec le wifi et le wimax (qui seraient abandonnés pour des raisons économiques à partir de 2012).            Investir dans le wifi est une aberration économique.
Le professeur Belpomme pense avoir trouvé des marqueurs biologiques de l’électrosensibilité.
La justice commence à donner raison à Robin des Toits : il faut appliquer le principe de précaution.

Christine Huvé
Le Conseil Général de la Drôme a choisi la fibre optique.
Le wifi est un réseau vite saturé.
Le syndrome des micro-ondes a été décrit depuis les années 50 par les médecins militaires.

Projection d’un film de 12 minutes réalisé par Robin des Toits et le Supap : le Professeur Belpomme est interviewé par Etienne Cendrier.
Présentation de l’ARTAC : tests et nouveaux traitements du cancer.
Travaux de Lenhardt Hardell.
Traitement anti-oxydant : correction des déficits, lutte contre la mort des neurones. Risques de maladie d’Alzheimer.
Il faut une reconnaissance et une réparation de la société pour les EHS.
Elabore une documentation sur les moyens de diagnostic (pour les médecins).

Christophe Girard
Rappel des années Sida à San Francisco.
Il y d’autres points de vue médicaux que celui du Professeur Belpomme.

Bruno Martini (DSTI)
La fibre optique est actuellement déployée sur Paris. Le wifi permet de connecter des ordinateurs en réseau : ces deux techniques sont complémentaires.
Les mesures effectuées en bibliothèque montrent des CEM de très faibles intensité.

Marie-Claude Semel
Politique de la Mairie de Paris : installation du wifi non-sécurisée.
Question des zones blanches par rapport aux personnes malades.
Les zones wifi sont très délimitées. Notre combat porte sur les effets sanitaires du wifi.

Isabelle Gracy
Je ne sais pas si je suis électro-sensible mais le wifi me rend malade. Après plus d’un an, j’ai finalement obtenu de la médecine statutaire un certificat qui recommande une modification de mon poste de travail, c’est-à-dire : l’éloignement des bornes wifi dans la mesure des possibilités du service. Je suis donc toujours pénalisée dans mon travail puisque je ne peux plus faire de service public en section adulte.
Par ailleurs, l’AFSSET nous a signalé, lors d’une journée d’information sur les ondes, qu’une consultation spéciale EHS va s’ouvrir prochainement à l’Hôpital Cochin (Professeur Choudat),

Christophe Girard
Le compte-rendu de cette réunion sera transmis à deux adjoints : Jean-Louis Missica et Maïté Erreckart.

Etienne Cendrier
Il y a un groupe de travail sur le contrôle des expositions aux CEM. Le COFRAC comprend des industriels (conflit d’intérêt). Le Bureau Veritas a été cité dans un procès.
Quand on demande des mesures, c’est sans garantie de confidentialité (les opérateurs de téléphonie mobile peuvent être prévenus).

Agnès Dutrevis
Qu’en est-il du wifi à la Bibliothèque Administrative : 40 postes wifi sont déjà programmés sur 100 postes possibles. Mais la connection filaire est déjà possible. Les étudiants ne sont pas des nomades.

CFDT
Je souffre de ne pas avoir de wifi sur son lieu de travail !

Nadine Lemoule
Il y un débat contradictoire. La CGT demande l’application du principe de précaution et la création d’une entité de contrôle.
Rappel : le 1er CHS sur cette question s’est tenu en novembre 2007.

Bertrand Pieri
Une EHS a été retirée de son poste de travail et déclarée inapte.
Il faut aborder la question des nouvelles technologies.
Problème de l’électrosmog en augmentation.

Christophe Girard
C’est un handicap.

Madame Payet, CFTC
Quelle suite sera donnée à cette réunion ? Je souhaite avoir l’avis de la médecine du travail.

Christophe Girard
Souhaite restituer le compte-rendu aussi à Jean-Marie Le Guen.
La médecine du travail est une médecine au rabais.

Question des musées et du wifi.

Le système de billeterie (sans fil ?) est allumé et ne sert à rien.
Impact du RFID : risques non-communiqués au personnel.

9 principes de prévention : éviter les risques, remplacer…

Christine Huvé
La Bibliothèque administrative est une structure métallique.

D’autres CHSCT s’interrogent sur ces questions

Bruno Martini
La DSTI ne décide pas.

Francis Pilon
Il faut faire en sorte que la demande de wifi émane de l’équipe. Le chef d’établissement déciderait de sa mise en place. Il faut établir une procédure.

Publié dans wifi

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

supap 26/02/2010 16:17


Ceci est le compte rendu d'une réunion "santé et Wifi" organisé par Christophe Girard, avec des membres de son administration, de son cabinet et des représentants des organisations
syndicales.
Etienne Cendrier de l'association "Robin des Toits" était invité et un interview de 12 minutes du Pr Dominique Belpomme a été diffusé.

Voir également les deux liens suivants de l'ARTAC pour les descriptions cliniques de l'élèctrosensibillité.

http://www.artac.info/images/telechargement/NEWSLETTER/napn29.pdf

http://www.artac.info/images/telechargement/NEWSLETTER/newsletter28janv.pdf


étienne 26/02/2010 00:20



 Compte-rendu de l'audition wi-fi du 18 février 2010 - Mairie de Paris, en présence de Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris en charge de la Culture.

 - Remerciements à M.Girard et la Ville pour son accueil et la tenue de la réunion.
 - Présentation de Robin des Toits, association militant pour la sécurité sanitaire dans les technologies de communication sans fil dont le wi-fi
 - rappel de l'action de Robin des Toits notamment judiciaire qui a "déclenché" le Grenelle des Ondes. C'est à l'initiative de Robin des Toits que le comité opérationnel "Villes-pilotes" a été
mis en place, deux arrondissements, le XIVème et le XVème ont présenté leur candidature et ont été retenus.
 - Le wi-fi utilise une fréquence proche de la 3G, et la structure physique des émissions est la même que celle utilisée par la téléphonie mobile (ondes pulsées). Si on manque d'études sur
l'impact sanitaire du wi-fi, les scientifiques indépendants de l'industrie alertent sur le fait qu'il y a lieu de craindre les mêmes effets délétères. Les gouvernements britannique, allemand et
autrichien recommandent de ne pas mettre de wi-fi dans les écoles. En France, deux villes, ont coupé le wi-fi dans les écoles (Courbevoie et Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados). Sur le
terrain, Robin des Toits constate que de plus en plus de gens se plaignent du wi-fi, notamment les personnes électro-hypersensibles (EHS).
 - alors que se tenait le Grenelle des Ondes, la Ville de Paris organise une conférence citoyenne "ondes-santé-société", dont on nous a dit et redit que son avis ferait foi à Paris et qu'il
serait suivi par les autorités municipales. Pour rappel, entre autres considérations,

 des lieux publics sans ondes :
 ° dans tous les bâtiments publics, (administrations, bibliothèques, écoles, hôpitaux etc), lorsque l'utilisation filaire est possible, la privilégier à l'utilisation du wi-fi ;
 ° lorsque l'utilisation du filaire est impossible (exemple : jardins publics), dans un souci de ne pas occasionner de perte de service, le wi-fi pourrait être conservé en veillant toutefois à
éloigner la source des espaces enfants ;

 ° vers une reconnaissance de l'intolérance aux champs électro-magnétiques : une partie du groupe recommande que l'électro-hypersensibilité soit reconnue comme un handicap,

 ° Enfin, comme employeur, la ville de Paris pourrait réfléchir au mode de prise en charge au travail des personnes affectées par ces symptômes.

 Robin des Toits déplore que l'avis du jury de citoyens parisiens, tant sur la téléphonie mobile que sur le wi-fi tarde à être mis en pratique par la ville.

 - sur le plan technique, le wi-fi comme le wi-max sont des technologies peu performantes et des investissements non pérennes dans la mesure où l'avenir et même le présent pour les nouvelles
applications technologiques sont à la fibre optique. Il est mensonger de faire croire qu'on réduira la fracture numérique grâce au wi-fi ou au wi-max, en effet il ne peuvent fournir que du haut
débit et non du très haut débit. Il y a donc à craindre qu'en popularisant ces technologies, on ne fasse que pérenniser la fracture numérique. Par ailleurs, on tire un chèque en blanc sur la santé
publique.

 - Rappel que les assurances mondiales ne couvrent plus les risques sanitaires liés aux émissions de champs électro-magnétiques parce que les risques sont trop importants.
 - sur les mesures qui ont été faites à Paris, Robin des Toits cite en exemple un rapport du Bureau Véritas et un autre de la préfecture de Police qu'on peut considérer comme relativement
fantaisistes puisque les valeurs relevées se trouvent en-dessous du seuil de détection des appareils de mesure utilisés. En clair, la balance commence à 10 kg, et on nous présente des poids de 30
grammes en espérant que nous trouvions cela parfaitement scientifique. Il est rappelé que les bureaux sont accrédités COFRAC mais que pour les associations et les syndicats, ceci n'est absolument
pas une garantie puisque dans le cadre du Grenelle des Ondes, un groupe de travail nommé "contrôle des expositions" remet à plat l'ensemble du dispositif. Robin des toits fait savoir, suite à une
présentation du COFRAC, qu'il a été démontré que les procédures ne sont pas étanches et que le COFRAC présente de nombreux liens avec l'industrie.

 - Robin des Toits rappelle que sa préconisation de l'application du seuil de 0,6 V/m s'applique exclusivement à la téléphonie mobile et ne concerne pas le wi-fi. Robin des Toits considère le
wi-fi comme peu performant techniquement et sanitairement dangereux et préconise donc son abandon pur et simple.
 "La République garantit à chacun la liberté d'aller et de venir". Il est donc contraire à ce principe de développer des technologies qui handicapent de plus en plus de citoyens et les
contraignent à vivre reclus ou à quitter leurs lieux de vie habituels.