BOYCOTT DES AMENDES DANS LES BIBLIOTHEQUES :

Publié le

          Ça marche !

 

Les personnels des bibliothèques se demandent où en est le mouvement de boycott des pénalités de retards entamé voici plus d’un an.

Le Supap FSU maintient bien entendu toujours ce boycott et appelle tout les personnels à continuer. Cela a déjà fait perdre plusieurs centaines de milliers d’euros à la Ville de Paris et marque notre mécontentement.

 

Pourquoi il faut continuer ?

 

Parce que la perception des amendes est illégale. Il n’existe pas de comptabilité publique pour cette perception dont le fruit échappe de toutes façons aux bibliothèques. De plus chaque agent doit être nommé « percepteur de recette » et bénéficier d’une prime spécifique (NBI). Un « sous régisseur » doit être désigné pour chaque établissement et un logiciel comptable installé. D’ailleurs, l’absence de réaction de l’administration prouve qu’elle ne peut s’y opposer. Les personnels ne risquent strictement rien.  Il est légitime de boycotter les amendes.

 

 Quels sont les résultats ?

 

  

Bien qu’il soit difficile d’avoir des chiffres précis (vu l’opacité des procédures), dans de nombreux endroits la baisse est spectaculaire, dans des proportions de 80% parfois. Plusieurs centaines de milliers d’euros sont ainsi soustraits de la trésorerie générale de la ville de Paris.

 

 

Boycott : Mode d’emploi.

 

 

Cliquons sur l’icône du tiroir caisse !

Touchons la ville de Paris là où ça fait mal (le portefeuille) !!!

Continuons systématiquement à supprimer les amendes dès le premier euro au prêt, au retour, aux inscriptions.

 

Attention, nous ne levons que les amendes (même anciennes, dès le premier euro) c'est à dire les pénalités de retard,

les lecteurs continuent de rembourser

les ouvrages perdus ou détéroriés.

Publié dans BIBLIOTHEQUES

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Schyven 11/05/2010 17:38



Je rattache donc mon commentaire au bon article, et le commentaire n°3 n'a pas lieu d'être.


Je réponds ici sur la question des amendes. Bien étrange, cette piqûre de rappel à propos du boycott des amendes ... ça marche tellement bien que le Supap lui-même se sent obligé de réactiver une
consigne syndicale qui semble bien s'être complétement étiolée, et pour cause: son efficacité est évidemment positivement nulle: qu'est-ce que ce moyen de pression a fait bouger depuis un an ?
Rien. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'on y a recours ... et les précédents boycotts n'avaient rien apporté non plus. Quant "aux centaines de millers d'euros soustraits au trésor
public", cela fait sourire: rapporté au budget dela ville, c'est de l'ordre du quart de goutte d'eau au mieux !  La perception des amendes n'est pas tout à fait régulière sur le plan
juridique en effet, merci de le rappeler, tout le monde le sait; mais qu'on nous le redise au cas où on l'aurait oublié, en nous expliquant deux lignes plus bas qu'"on" perçoit quand même les
sommes dues au titre du remboursement des documents perdus, est tout simplement stupéfiant : dans ce cas là, les personnels seraient donc autorisés à percevoir de l'argent ? Sans doute
la tâche sacrée de "préservation" des collections (même s'il s'agit d'un vieux Que-sais-je ? ou d'un guide du Routard d'il y a quatre ans) s'élève au-dessus de ces vulgaires contingences
juridiques ; Bref, ce n'est sûrement pas comme cela que la réflexion sur l'avenir des bibliothèques va s'enrichir ...



http://www.actualitte.com/ 10/05/2010 17:20



Bibliothèques parisiennes : le boycott des amendes continue


Le syndicat Supap FSU veut poursuivre le mouvement.






  


Rédigé par Victor de Sepausy, le samedi 08 mai 2010 à 07h03


Si l’on en croit le syndicat Supap FSU, le mouvement de boycott
de la perception des amendes dans les bibliothèques parisiennes a déjà coûté « plusieurs centaines de milliers d’euros à la Ville de Paris ». Le syndicat invite ainsi les personnels
des bibliothèques à persévérer pour dénoncer le système opaque de la gestion de ces amendes.

En effet, selon le Supap FSU, « la perception des amendes est illégale ». Le problème se déplace sur la comptabilité des sommes collectées qui ne vont de toute façon pas aux
bibliothèques. Le syndicat entend ainsi dénoncer une situation de non-droit qu’il faut régler.

Les amendes boycottées ne sont que celles touchant les pénalités de retard, non celles pour des livres détériorés ou perdus qui sont elles toujours perçues. Pour l’instant, la Ville de Paris ne
semble pas vouloir entrer en discussion avec le personnel des bibliothèques parisiennes sur ce sujet épineux




supap 10/05/2010 16:52



 


Voir également


http://www.actualitte.com/actualite/18902-bibliotheques-parisiennes-perception-amende-boycott.htm