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NON A LA FERMETURE de BIBLIOTHEQUES A PARIS

 

POUR LE DEVELOPPEMENT D’UNE  POLITIQUE DE LECTURE PUBLIQUE     DE PROXIMITE ET DIVERSIFIEE

 

 

Les bibliothèques Marguerite DURAS et Louise Michel  connaissent un  vrai succès  auprès des parisiens et nous montrent que la bibliothèque reste un lieu très apprécié et même plébiscité par les  parisiens.

 

De nouveaux établissements sont en préfiguration, dont  la bibliothèque ST Lazare. Cet établissement devrait  permettre d’accroître l’offre mais il se murmure de manière de plus en plus forte qu’il pourrait se développer au détriment d’établissements actuels et particulièrement de la bibliothèque château d’eau

 

Une mauvaise politique du Maire de PARIS

 

Les succès évoqués ne doivent pas cacher les difficultés toujours plus grandes rencontrées en terme de personnels et de moyens dans le réseau, résultat de l’orientation développée par le maire de paris de redéploiement des personnels et des moyens.

  Le bureau des bibliothèques applique cette orientation :

-Fermeture de la bibliothèque Morland  après celle de La fontaine

-Politique de transfert des budgets (’volumétrie) .et des collections  des petits établissements vers les plus importants ou ceux qu’il considère comme les plus porteurs. 

-Postes vacants de plus en plus nombreux annonçant des suppressions de postes.

.

 On ouvre en grande pompe de nouveaux établissements, on ferme en silence

 

 

CHATEAU D’EAU,  LANCRY, ST LAZARE, UN TIERCE POURTANT GAGNANT POUR LES PARISIENS

 

 Pour le SUPAP-FSU l’ouverture de st Lazare ne doit  entrainer

- ni la fermeture d’établissements qui existent et sont apprécies par les lecteurs

-ni entrainer l’affaiblissement d’une politique de lecture publique de proximité, --ni remettre en cause les actions culturelles développées, comme  les expositions photos de la bibliothèque Château d’eau,  les rencontres photographiques du 10EME qui connaissent un grand succès.

 

 

Sans vouloir se substituer aux professionnels, le SUPAP-FSU n’est pas pour

le regroupement des activités menées à Château d’eau ou Lancry à st Lazare, ni pour le transfert du fonds photographique.

 

 ST Lazare ne peut pas être l’addition de fonds particuliers et spécifiques. Cette bibliothèque doit constituer sa propre identité. La mise en valeur du fonds historique sur le livre pour la jeunesse est un grand projet dont pâtirait certainement  le fonds photographique et  la liberté qui a  présidé à sa constitution. De plus, Il peut exister dans ce fonds, des photos choquantes pour un jeune public. Il suffit de se rappeler les problèmes lors de l’exposition Larry Clark au musée d’art moderne.

 

Protéger,  défendre la diversité et la liberté  culturelle reste particulièrement d’actualité dans cette période de crise et de régression.

 

Ce transfert signifierait par ailleurs la fin de la bibliothèque  Château-d’eau.

C’est semble t-il malheureusement l’objectif du bureau des bibliothèques.

 

Pour le SUPAP-FSU, chaque établissement doit pouvoir poursuivre son action en la repensant dans un cadre intégrant l’activité de tous. Il ne s’agit pas d’être conservateur mais de renforcer l’offre de manière concertée et dynamique, ce qui est l’aspiration de tous les professionnels.

 

Or jusqu’ici aucune réunion collective n’a été proposée aux professionnels des différentes équipes. La direction n’a aucunement fait part de sa philosophie et de ses ambitions sur l’arrondissement.

 

 On vient d’apprendre  par un mail de la sous- direction, l’existence  de groupes de travail réunissant des membres du personnel. Ces groupes pilotés par le bureau des bibliothèques   proposeraient  divers scénarios,   présentés au maire du 10eme et aux élus pour être finalisés fin février.

La bibliothèque Lancry n’y a jamais été invitée. Elle rencontrera le bureau seulement le 26 janvier.

 

Si février est la date retenue,  il s’agit non seulement d’une provocation mais d’une faute.

La décision sera prise sans prendre le temps d’une  vraie réflexion collective et   en se moquant totalement de l’avis des  équipes et des professionnels.

 

 Le SUPAP-FSU s’adresse donc  à la directrice des affaires culturelles et lui demande :

-d’assurer le maintien de l’existence des  bibliothèques Château d’eau et Lancry .

-D’assurer dans ce cadre  une  réflexion ouverte,  pour une  politique dynamique de lecture publique et d’offres culturelles sur le 10eme arrondissement.

 

 Les personnels sont prêts à s’y engager, ils attendent  de la direction un signe fort dans ce sens.

Le SUPAP-FSU agira avec les personnels pour cet objectif auprès de la direction, du maire chargé de la culture, des élus et des usagers.

 

L’avenir est devant nous, à nous tous de le défendre

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