Avis de grève sur les bibliothèques parisiennes

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Avis de grève sur les bibliothèques parisiennes
 
Le personnel des bibliothèques ouvertes le dimanche menace de faire grève si la mairie de Paris n’accède pas à leur revendications.


Trois bibliothèques sont concernées : Marguerite Yourcenar (XVe), Francois Truffaut (Ier) et la médiathèque Marguerite Duras (XXe). Une lettre ouverte a été envoyée à la Mairie de Paris - heureusement qu’ils ont accès à Internet parce que personne n'a encore mis la main sur le courrier en question... 

L’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, UCP, UNSA et Supap FSU demande en effet « l’augmentation de la prime dominicale dans les bibliothèques ouvertes le dimanche ». Celle-ci est actuellement de 75 €, alors que les salariés en demandent 100.

Les syndicats réclament en plus une réponse pour le 26 août, date de l’AG du personnel des trois bibliothèques. En cas de refus, les employés ont d’ores et déjà prévu de se mettre en grève tous les dimanches à partir du 5 septembre.


Médiathèque Marguerite Duras, Paris XXe


Jointe par téléphone par Actualitté, la Ville de Paris a signifié que le travail le dimanche pour les centres culturels dépendait de la législation relative aux établissements publics. Selon celle-ci, les centres culturels peuvent légalement être ouverts le dimanche s’ils effectuent des roulements de personnels, ce qui est le cas.

Pour que les salariés puissent bénéficier d’une hausse de salaire ou de plus de temps de récupération pour le travail dominical, il faudrait que les bibliothèques soient classées « Périmètres d’Usage de Consommation Exceptionnelle (Puce)». Ce n’est déjà pas le cas des zones classées touristiques de Paris. La grève gronde déjà.


Rédigé par Raphaël Tillet, le mardi 10 août 2010 à 18h22

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Le Parisien 14/08/2010 16:22



Archives du "Parisien"



SOCIAL.


La médiathèque bogue sur le travail du dimanche


La médiathèque Yourcenar (XVe ) devait être le symbole de l'adaptation aux nouveaux horaires des Parisiens. Mais l'ouverture le dimanche fait toujours débat.



 


 30.08.2008



DECIDEMENT, le travail dominical a du mal à passer pour les agents de la médiathèque Marguerite-Yourcenar (XV e ). Inauguré en février, cet
équipement de 3 500 m 2 est la seule bibliothèque dans la capitale à accueillir le public le dimanche. Mais l'adaptation aux nouveaux rythmes des Parisiens ne se fait pas sans difficulté :
hier, les personnels ont déposé un préavis de grève pour le 7 septembre. Un dimanche… « Depuis le début, il y a un manque d'effectifs ce jour-là », répète Marie-Claude Semel, du syndicat
Supap-FSU qui lutte pour le respect du repos hebdomadaire. « Nous demandons les postes budgétaires votés par le Conseil de Paris en juillet 2007 pour les bibliothèques ouvrant le dimanche. Soit neuf postes pour Yourcenar. » Christophe Girard, adjoint en charge de la
culture, « suit le dossier de très près ». « Je me suis battu pour que cette formidable médiathèque existe et c'est un vrai succès », rappelle-t-il. Christophe Girard rencontrera les syndicats jeudi pour discuter du travail dominical. Il ne devrait cependant pas accorder les neuf postes supplémentaires
qui, selon lui, « sont destinés à l'ensemble des bibliothèques parisiennes ». Les négociations s'annoncent donc serrées… De nombreux griefs D'autant que la liste des griefs ne s'arrête pas là.
Outre des critiques à l'encontre des méthodes du conservateur, les bibliothécaires se plaignent de la mauvaise conception du bâtiment. La médiathèque a ainsi été fermée pendant quinze jours en
août pour de nouveaux aménagements : déménagement de l'espace DVD, réorganisation des rayonnages… La grande banque de prêt, où les usagers prennent et ramènent les livres, fait également
l'unanimité contre elle. Trop large et encombrée, elle occasionne des douleurs musculaires chez les agents, qui demandent plus d'ergonomie. « Nous demandons aussi la désactivation du système
RFID (NDLR : système d'identification des livres par radiofréquences) », ajoute une jeune bibliothécaire gréviste. « Au mieux, il nous complique la tâche, et au pire, ça bogue… » Plus embêtant
encore, ces ondes radio provoquent parfois des maux de tête ou des problèmes oculaires. A tel point que les salariées
enceintes ont décidé de ne plus travailler à proximité directe des bornes… le dimanche comme les jours de semaine.





Le Parisien



Cet article a été publié dans la rubrique Paris



Livre Hebdo 13/08/2010 11:02



Article de "Livre Hebdo" du 12 Août


Menace de grève dans trois bibliothèques parisiennes


Publié le 11 août 2010 par vt


(Photo : Bibliothèque Marguerite Yourcenar, Paris 15e (c) O. Dion / LH)


Sept syndicats demandent à Christophe Girard, adjoint à la culture, d’augmenter la prime dominicale dans les établissements
ouverts tous les jours.


Dans une lettre adressée à Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, sept syndicats réclament une
augmentation de la prime dominicale dans les bibliothèques ouvertes le septième jour.


La CFDT, la CFTC, la CGT, FO, l’UCP, l’UNSA et Supap FSU demandent que la prime des personnels concernés passe de 75 à 100 euros net.
Si leur revendication n’aboutissait pas positivement, une grève serait effective chaque dimanche,  dès la rentrée.


Cela concerne les employés des bibliothèques Marguerite Yourcenar, François Truffaut, et Marguerite Duras. Ces établissements, qui ont
modernisé l’image de la bibliothèque municipale parisienne, ont été inaugurés respectivement en janvier 2008, novembre 2008 et juin 2010.


Les syndicats rappellent à l’élu qu’ils seront présents à l’Assemblée Générale du 26 août prochain qui réunira le personnel de ces
trois bibliothèques. Ils souhaitent obtenir une réponse de M. Girard avant cette date.


Il y a deux ans, déjà, à la même époque, les syndicats des bibliothèques parisiennes avaient appelé à la grève pour se plaindre de
mauvaises conditions de travail liées à l’aménagement du bâtiment et au sous-effectif chronique. Ils souhaitaient d’ores et déjà “l'ouverture de négociations pour une augmentation
significative de la prime du dimanche”. (voir actualité du 29 août 2008). La question a été abordée de manière
officielle au Comité Technique Paritaire de la Direction des Affaires Culturelles, dont Christophe Gérard est le Président, au printemps dernier.


Le malaise est persistant. Une autre grève avait menacé la première édition de Paris en toutes lettres en juin 2009, afin de protester
sur les coupes budgétaires, les suppressions de postes et les dysfonctionnements informatiques. Et en novembre 2009, cinq syndicats avaient appelé à une grève parce qu’ils s’inquiétaient de la
réorganisation du réseau et de la délocalisation du service de transport des bibliothèques (voir actualité du 24 novembre 2009 ).


 


 



ActuaLitté.com 11/08/2010 13:50



La suite de l'article toujours par "Actualitté"


Fronde des bibliothèques parisiennes : Duras prête à la grève


Bertrand Pieri, responsable syndical FSU revient sur l’état actuel des choses.



Hier, la mairie de Paris nous expliquait n'avoir pas encore reçu la fameuse lettre réclamant à Christophe Girard une réponse pour le 26 août, concernant l'augmentation de la prime dominicale.

Joint par Actualitté, Bertrand Pieri, responsable syndical s’est d’abord étonné : « Ils vous ont dit ne pas avoir reçu la lettre ? Elle a été remise en main propre au cabinet de monsieur
Girard (adjoint au maire de Paris chargé de la culture, ndlr) avec accusé de réception… ». En mains propres, avec AR... on peut s'étonner. Mais soit.

Appel du pied à botter en touche ?











La médiathèque Marguerite Duras, Paris XXe





La missive en question est un avertissement des trois bibliothèques parisiennes qui ouvrent le dimanche. En effet, le personnel de celles-ci demande une prime dominicale de 100 €, plutôt que les
75 € actuels. L’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FO, UCP, UNSA et Supap FSU demande une réponse de la mairie avant le 26 août, date de l’AG du personnel des trois bibliothèques, François Truffaut
(Ier), Marguerite Duras (XXe) et Marguerite Yourcenar (XVe).

Si réponse négative, les trois bibliothèques seront en grève le dimanche 5 septembre. Bertrand Pieri est pessimiste : « Je pense qu’il n’y aura tout simplement pas de réponse. Auquel cas la
grève sera déclenchée. La totalité du personnel de Marguerite Duras, soit 50 personnes, s’est déjà déclaré favorable à la grève. Cela fait déjà un an et demi qu’ils revendiquent cette
augmentation ». Dans une mesure moindre, Yourcenar et Truffaut devraient comme même suivre l’appel à la grève.

Une première
Et que la mairie de Paris, malgré les vacances opportunes de Christophe Girard, réponde ? Bertrand Pieri est plus que sceptique : « Je n’y crois pas. » Un pessimisme de mise,
puisqu’aucun membre du personnel de la mairie de Paris travaillant le jour du Seigneur ne touche 100 € nets ou bruts. Seule offre de Monsieur Girard sur la question, passer de 75 € bruts à 75 €
nets.

« Un dimanche sur cinq »

Ce que les salariés refusent. Toujours selon Bertrand Pieri, ils devront être prêts à tenir. « Je vais les prévenir lors de l’AG que la dernière fois que Yourcenar s’est mise en grève,
celle-ci a duré 5 semaines ». Sont-ils prêts à aller jusqu’au bout ? « Comme chacun des employés fait un dimanche sur cinq, ça leur permet de faire cinq semaines de grève minimum, avec
un seul jour de chômage chacun ». Le 5 septembre verra donc sans doute les bibliothèques François Truffaut, Marguerite Yourcenar et Marguerite Duras fermées.

Pour quelques euros de plus

Duras, dont le 5 septembre devait être le premier dimanche travaillé. Mais leur principale revendication n’est-elle pas que le
dimanche, le travail est plus éreintant ? « Ca, mais ils considèrent aussi le mériter ». Comment savoir sans essayer ? Avec un peu de chance, le dimanche il fait beau, les oiseaux
chantent, et les salariés sont heureux et accueillants !

Surtout, après rapide calcul particulièrement difficile, un dimanche travaillé sur cinq, ça fait au mieux quinze euros de plus dans le mois. C’est pour ces quelques euros de plus que vous voulez
priver la population parisienne, déjà inculte, de culture ? On s'en étrangle rien qu’à se relire… c’est du terrorisme culturel.

Changer les établissements en épiceries...

Petite précision : le souci reste que, quand bien même tout Paris devenait PUCE, il est peu probable que le maire se dirige vers une augmentation de la prime dominicale, les bibliothèques n'étant
pas « encore » des commerces. Et pourtant, souligne-t-on, les puces RFID et les automates de prêt, tendent à centre-commercialiser la profession, comme c'est déjà le cas en Angleterre.
Dans un établissement, des caisses automatiques ont été installées pour permettre de réduire le personnel, trop coûteux...

Que penser alors du comportement de la mairie, qui d'un côté prêche pour une hausse des salaires dans le privé, mais pour ses employés fait grise mine ?




Rédigé par R. Tillet - N. Gary, le mercredi 11 août 2010 à 13h20