Affaire Chirac: L'article du Nouvel Obs

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"Les doutes sur les risques du téléphone portable demeurent" - Nouvel Obs - 18/05/2010

Chirac: des associations demandent à la Ville de ne pas retirer sa plainte

 

PARIS (AP) — A trois jours du Conseil de Paris qui doit examiner le protocole d'accord entre l'UMP et la Ville de Paris sur le remboursement des sommes dues dans l'affaire des chargés de mission de la mairie de Paris, des associations ont lancé une pétition demandant à la municipalité socialiste de maintenir sa plainte contre Jacques Chirac.

Début septembre, le bureau politique de l'UMP a décidé de rembourser 1,7 millions d'euros sur 2,2 millions d'euros dus à la mairie de Paris dans cette affaire, le reste étant à la charge de M. Chirac. Le Conseil de Paris doit entériner cet accord. En échange, la Ville, dirigée par Bertrand Delanoë, retirera sa plainte.

Les associations "Sauvons les Riches", "Anticor" et "L'appel et la pioche" demandent à la mairie de ne pas se désister au procès de Jacques Chirac. "Nous ne réclamons ni vengeance ni acharnement, mais simplement le fonctionnement normal et équitable de la justice. A l'heure où la justice française est si dure avec les faibles, elle ne doit pas se révéler, une fois de plus, si douce avec les puissants", estiment-elles dans un communiqué.

Le Syndicat Supap-FSU a fait savoir vendredi qu'il se constituerait partie-civile au procès de M. Chirac si la Ville de Paris se désistait dans ce dossier. Le syndicat estime avoir "le devoir de défendre les personnels et le service public (...) gravement lésés par la rétribution d'emplois fictifs". Il y a toutefois peu de chance juridiquement pour que cette constitution de partie civile soit acceptée.

Le 1er octobre, le tribunal correctionnel de Paris doit fixer les dates du procès de l'ancien chef d'Etat qui sera jugé pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance". D'ores et déjà, le parquet de Paris a fait savoir qu'il demanderait un report du procès. M. Chirac pourrait être jugé du 8 novembre au 8 décembre. Ou à partir de février 2011 si l'affaire dans laquelle il est poursuivi à Nanterre, connexe à celle de Paris, est bouclée avant le 1er octobre.

Maire de Paris de 1977 à 1995, Jacques Chirac devra répondre de 21 emplois présumés fictifs dans le dossier des chargés de mission de la Ville de Paris. Neuf autres personnes sont également poursuivies. AP

pas/sb

 

Voirc aussi sur: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100924.FAP8567/chirac-des-associations-demandent-a-la-ville-de-ne-pas-retirer-sa-plainte.html

 

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