Affaire Chirac: Des plaignants surprises

Publié le

PROCES « CHIRAC » : APRES LE SYNDICAT SUPAP-FSU, DES PARISIENS DECIDENT DE SE PORTER PARTIE CIVILE.

 

Une vingtaine de contribuables – tous habitant Paris et payant leurs impôts dans la capitale –, ont décidé de se constituer partie civile au procès de Jacques Chirac dans ­l'affaire dite des « emplois fictifs » de la Ville de Paris. Dominique Pauthe, le ­président de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, examinera leur demande ce vendredi 1er octobre, a-t-on apprit dans une information révélée par Paris-Match.

 

Le syndicat Supap-FSU avait annoncé la semaine dernière sa volonté de se porter partie civile dans le « procès Chirac » si la Ville de Paris retirait sa plainte.

 

Le Conseil de Paris a connu un rare moment d’harmonie politique. Elus socialistes et UMP, conseillers Communistes et Radicaux de Gauche, représentants du Mouvement Des Citoyens et du Nouveau Centre ont voté d’un seul cœur et d’une seule carte cette délibération.

 

Ce large « front républicain » ne semble pas cependant refléter les débats qui traversent l’opinion publique.

 

Avec ces nouvelles plaintes, qui en appelleront peut être d’autres, après celle initiée par le syndicat Supap-FSU, le scénario du procès « Chirac et les emplois fictifs de la Ville de Paris » n’est  donc pas définitivement écrit.

 

 

Publié dans Ville de Paris

Commenter cet article

Supap 01/10/2010 16:43



Dossier: POLITIQUE Source: AFP ENQUÊTE-P ARIS-COLLECTIVITÉS-U
MP-PROCÈS-PARTIS-PS-UMP


 


Procès Chirac : des contribuables parisiens veulent porter
l'accusation (avocat)


 


PARIS, 30 sept 2010 (AFP) - Une vingtaine de contribuables, principalement parisiens, ont
décidé de se constituer partie civile dans le procès de Jacques Chirac pour les emplois fictifs de la Ville de Paris, après le retrait de la mairie, a-t-on appris jeudi auprès de leur
avocat.


 


L'accord d'indemnisation de 2,2 millions d'euros avec l'UMP et l'ancien président de la
République, voté lundi par le Conseil de Paris, a entraîné le retrait de la constitution de partie civile de la Ville.


 


Sans victime, le procès s'annonçait aussi sans accusation puisque le parquet, dont c'est le
rôle, avait requis un non lieu durant la procédure. l'arrivée de nouvelles parties civiles devrait donc combler un vide.


 


"Cette affaire est exemplaire des dérives possibles du financement de la vie politique. Elle
ne doit pas se terminer par une mascarade judiciaire avec un procès sans plaignant", explique l'avocat des contribuables, Me Frédérik-Karel Canoy, dans Paris-Match jeudi.


 


"Une personne habitant Lille veut se joindre aux contribuables parisiens", a-t-il précisé à
l'AFP, ajoutant que la recevabilité des parties civiles ne serait connue qu'à l'issue du procès.


 


Le syndicat d'employés municipaux de la Ville de Paris, le
Supap-FSU, qui avait annoncé il y a dix jours son intention de se porter partie civile si la Mairie se retirait,
a confirmé sa volonté.


 


"Le scénario du procès +Chirac et les emplois fictifs de la Ville de Paris+ n'est donc pas
définitivement écrit", s'est-il félicité jeudi dans un communiqué.


 


La date du procès doit être connue vendredi, à l'issue d'une audience de fixation devant la
11è chambre correctionnelle de Paris.


 


Son président, Dominique Pauthe, doit décider s'il le maintient du 8 novembre au 8 décembre
ou s'il le reporte à début 2011, afin de joindre au dossier parisien une procédure similaire en cours à Nanterre (Hauts-de-Seine).


 


Jacques Chirac est poursuivi des chefs de "détournements de fonds publics" et "abus de
confiance" pour 21 emplois présumés de complaisance rétribués sur fonds publics du temps où il officiait à l'Hôtel de ville.


 


La procédure de Nanterre porte sur sept emplois fictifs.