BILAN DE 2007

Publié le par LE BUREAU

BILAN ET PERSPECTIVES
DE LA SECTION SYNDICALE DE LA DAC
 
 
Depuis les élections professionnelles, notre activité a été importante aussi bien dans les musées que dans les bibliothèques. Ce bilan n’est donc ni exhaustif ni définitif.
 
A)        LES MUSEES
 
Lors des élections de 2003, nous n’avions que trois adhérents et n’avons pu présenter de liste. Grâce aux voix obtenues dans les bibliothèques et à nos deux postes au CTP de la DAC, nous avons pu participer aux réunions relatives aux musées.
Nous avons été rapidement confrontés à :
a)   la privatisation du PC de Sécurité du Petit Palais
b)   la volonté de remettre en journée les veilleurs de nuit de Callberson
c)   La tentative de modification du cycle de travail des agents de surveillance du Petit Palais  (proposition de jours de repos coincés en milieu de semaine)
d)   L’extension des heures d’ouverture du musée le soir et fermeture le matin (horaire 12h-20h).
 
Nous sommes intervenus vivement sur tous ces dossiers. Notre choix a été à la fois une action propre du SUPAP et l’ activation d’une action unitaire.
 
Nous sommes parvenus :
a)                  à la conservation des postes de travail pour les personnels de nuit à Calberson.
b)                 au maintien du cycle de travail au Petit Palais.
c)                  à un accord sur les pauses repas, même si il n’est pas totalement satisfaisant.
d)                 à l’abandon du projet des ouvertures en nocturne.
 
Nous n’avons pas obtenu satisfaction sur le dossier de la privatisation puisque les décisions avaient déjà été arrêtées en haut lieu. Nos différentes actions, et nos propositions ont finalement convaincu la DAC du bien-fondé du lancement d’un audit qui a confirmé la justesse de notre analyse sur le manque d’effectifs et ses conséquences.
Cette question (manque de personnels titulaire, précarité) n’est aujourd’hui toujours pas résolue tant dans les bibliothèques que dans l’ensemble des directions.
Nous avons été aussi amenés à intervenir sur les désastreuses conditions de travail des agents dans les musées (rappelons pour mémoire, la « bataille des chaises » au Petit Palais où nous sommes parvenus avec l’intersyndicale et la mobilisation significative des personnels à faire reculer la direction).
 
Nos actions ont porté essentiellement sur les conditions d’hygiène et de sécurité du Petit Palais (voir tract égouts) et du MAM sans oublier les « affaires » Cernuschi et Bourdelle.
 
Réforme de la catégorie C
Nous nous sommes opposés à la fusion des deux corps « magasiniers et agents de surveillance des musées » pour des raisons évidentes de métiers, de filières différentes à construire et à faire évoluer.
Nous avons essayé d’obtenir mais sans résultat le reclassement en échelle 4 des agents ayant passés un concours et à l’échelle 5 des agents chefs. Cependant notre lutte à permis la mise en place de garde fous contre la mobilité imposée.
 
Syndicat inconnu dans les musées, nous sommes aujourd’hui reconnus et avons gagné un nombre significatif d’adhérents.
Sur le dossier de la filière culturelle, nous avons eu plus de mal à peser, malgré des interventions nombreuses et virulentes. Les jeux étaient déjà faits !
Un gros travail reste à faire pour la filière surveillance musée. Ce devrait être un objectif pour le futur.
 
 
 
 
B)        LES BIBLIOTHEQUES
 
Les dossiers n’ont pas manqué : Concours et filière, Horaires, Dimanche, Effectifs, Précarité.
Les dés étaient jetés après l’accord passé entre la mairie de Paris et les organisations syndicales sur la filière bibliothèque avec les conséquences que nous avons combattues et ne cessons de dénoncer :
- passage limité de l’ensemble des AAB en assistants à cause d’un concours sélectif avec la décision du jury de ne recruter que 50 personnes au lieu des 60 prévus  lors de la 3ème session.
- entrée de plus en plus massive de magasiniers dans les bibliothèques pour remplir les missions des AAB (voir dernière liste de postes). Situation qui ne peut que s’aggraver avec la réforme de la catégorie C remettant partiellement en cause la filière.
La bataille permanente que nous menons auprès de la DRH sur nos métiers est loin d’être terminée !!!
Au niveau des BA :
Nous avons soulevé le lièvre de l’échelon 10 défavorable aux agents et négocié une solution qui permette à tous les BA du 10 eme échelon de pouvoir devenir BAS sans perte financière, affaire à suivre mais raisonnablement le problème devrait être réglé rapidement.
 
Sur les horaires la bataille a été rude. Dossier retiré plusieurs fois au CTP par C. Girard. Au bout du compte peu de modifications sauf pour les jeunesses souvent obligées d’ouvrir à l’heure des repas. Cependant elle peuvent refuser de le faire pour absence de personnels grâce à l’insertion d’un de nos amendements.
 
Sur Hergé nous nous sommes opposé violemment à la mise en place d’un horaire discriminant pour les enfants non accompagnés. Sur ce point, nous avons pu faire céder la directrice adjointe des affaires culturelles.
Avec l’aide des autres syndicats nous avons sauvés les ponts de la Pentecôte et de Pâques.
 
Sur Le dimanche, nous avons fait le maximum pour mobiliser les personnels et les élus.
Deux pétitions unitaires ont été lancées :
La première avec l’ensemble des syndicats de la DAC contre l’ouverture du dimanche et l’obtention de poste générant une grève massivement suivie, des interventions d’élus au conseil de Paris avec, au final, l’engagement de la Ville à créer des postes (53) et à titulariser des vacataires. La CFDT suite à ce succès se retire et change légèrement de stratégie sur le dimanche.
 
La signature de la seconde pétition, en direction des usagers, se fait sur une heure de grève et reçoit un bon accueil  obligeant la ville à organiser des réunions avec la DRH et mettre en place une vague négociation. Il s’agit plutôt de tâter le terrain auprès des organisations syndicales . Nous rencontrons les élus : Hidalgo, Dagnaud, Girard. Diverses propositions sont faites, toutes remettant en cause le cycle de travail, avec la mise en place de postes de vacataires du dimanche (étudiants ou pas) refusée par l’intersyndicale. La proposition de prime (fluctuant au gré des réunions et des présents) pour tous les agents titulaires est à l’origine d’un malaise important puisque les personnels de Yourcenar comprennent vite grâce à nos rencontres fréquentes qu’il existe un double discours.Vont suivre des AG pour mobiliser et informer les personnels, des rencontres avec les élus de différentes sensibilités qui finissent par adhérer à nos positions sauf évidemment le PS. Finalement nous emportons la conviction de l’UMP, des Verts, et du PC qui se reniera plus tard lors du conseil de Paris. Le Modem et le MRC reprendront nos questions mais voteront malheureusement le projet.
 
Nouvel enjeu :
La fermeture de Vaugirard en corollaire de l’ouverture de Yourcenar. A nouveau, nous rencontrons les élus. L’exécutif soutenu par le seul PS refusent les vœux des autres groupes. Cette question n’étant pas close pour le SUPAP, nous lançons une pétition contre la fermeture de l’établissement auprès des personnels et sur internet. Nous proposons aux autres syndicats de la reprendre, ce qui est accepté. L’objectif sur cette question est de mettre en place un comité local 15eme de sauvegarde. Tout est encore possible.
 
Pour l’heure, la ville vient de reporter la fermeture, mais tous les syndicats restent sur la brèche.
 
Bilan
Si nous connaissons bien évidemment des échecs, nous devons constater que les projets néfastes de la Mairie trouvent une opposition ferme des personnels et de notre syndicat. La Mairie ne peut pas faire ce qu’elle veut malgré l’aide apportée par la CFDT. Elle est obligée de composer et quelquefois de reculer. Le dialogue social n’est pas bon mais maintenu.
Chaque difficulté pour déréglementer et revenir sur les acquis nous permet de gagner du temps et de faire hésiter la Mairie, afin de l’empêcher d’aller plus loin.
 
Notre syndicat s’est imposé comme un interlocuteur incontournable et de poids malgré nos faiblesses.
Nous avons réussi à faire sortir des dossiers sur l’extérieur bien que nous ne disposions pas d’un appareil solide de communication (articles dans le Parisien, Livres-hebdo).
 
Nous avons cherché en permanence l’unité avec les autres syndicats et avons de bons rapports avec eux sauf la CFDT qui a eu un rôle néfaste pour les personnels et est aujourd’hui à la Ville un syndicat inféodé au maire. Malgré cela nous avons souvent cherché à travailler avec eux.
 
Nous sommes plus nombreux en adhérents (17 dans les musées et 53 dans les Bibliothèques) et jouissons d’une sympathie réelle.
Notre développement reste une nécessité car il faut chercher toujours à mieux représenter les personnels.
Au niveau interne notre fonctionnement est loin d’être irréprochable car nous somme en permanence en surrégime et peu nombreux pour répondre aux demandes. Nous ne prenons pas assez le temps pour aider chacun à prendre sa place et participer à la vie du syndicat. C’est une chose que nous devons essayer d’améliorer. Il nous faut donc réélire le bureau.

Publié dans SUPAP FSU CULTURE

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