REFORME CATEGORIE C : : La vérité parce qu'ils mentent

Publié le par Rattrapage

RÉFORME DE LA CATÉGORIE C :
LA VÉRITÉ PARCE QU’ILS MENTENT !
 
Disons le tout net, le SUPAP-FSU considère que cette réforme, née d’un accord minoritaire entre la CFDT, la CFTC, l’UNSA et le gouvernement de VILLEPIN, est mauvaise pour les personnels.
 
En effet, par son volet indiciaire, cette réforme ne permet pas :
- de préserver en 2006 le pouvoir d’achat de tous les agents de catégorie C qui a perdu environ 6% de sa valeur depuis 2000 ; plus de la moitié d’entre eux n’aura pas perçu un euro de plus.
- de porter un coup d’arrêt à l’écrasement des carrières, notamment de la catégorie C, à l’œuvre depuis de très nombreuses années. Ainsi, si en 1986 l’échelon terminal de l’échelle E4 se situait à plus de 47% au dessus du SMIC, ce même échelon n’atteint plus, en 2006, que 26% au dessus de celui-ci., notamment de la catégorie C, à l’œuvre depuis de très nombreuses années. Ainsi, si en 1986 l’échelon terminal de l’échelle E4 se situait à plus de 47% au dessus du SMIC, ce même échelon n’atteint plus, en 2006, que 26% au dessus de celui-ci.
 
Ainsi encore, par son volet statutaire cette réforme :
- contrairement à ce qu’elle se fixe comme objectif public, est incapable d’assurer à tous les agents qui en ont les aptitudes, c'est-à-dire la très grande majorité de ceux-ci, qu’ils atteindront le dernier grade de leur corps c'est-à-dire l’échelle E6. De ce point de vue, ce n’est qu’à la marge que le passage du système des quotas à celui des promus-promouvables permettra d’améliorer les choses par rapport à la situation actuelle. Cette incapacité sera d’autant plus grande pour les corps qui, pour répondre à des problèmes de fonctionnalité ou d’expertise, auront des recrutements extérieurs à hauteur de leur deuxième ou troisième grade.
- peut participer à une grave déqualification du recrutement de la fonction publique en étendant sans contrôle le recrutement sans concours à l’échelle E3, qui devient une voie normale de recrutement, et cela sans prendre en compte la réalité des métiers et la qualification des missions effectivement remplies par les agents. en étendant sans contrôle le recrutement sans concours à l’échelle E3, qui devient une voie normale de recrutement, et cela sans prendre en compte la réalité des métiers et la qualification des missions effectivement remplies par les agents.
 
Par ailleurs, ce même volet maintient ou instaure des inégalités et des injustices inacceptables :
- par son refus de reclasser en échelle E4 tous les agents actuellement situés en échelle E3 alors qu’ils ont passé un concours, cette réforme place ces derniers au même niveau que celui des futurs agents recrutés à l’échelle E3, mais eux sans concours. Ce déni de leur concours est considéré par les agents concernés comme une inacceptable marque de mépris ;, cette réforme place ces derniers au même niveau que celui des futurs agents recrutés à l’échelle E3, mais eux sans concours. Ce déni de leur concours est considéré par les agents concernés comme une inacceptable marque de mépris ;
- par son refus d’unifier l’échelon terminal de l’échelle E6 à l’indice 499 brut, cette réforme maintient une inégalité inacceptable entre corps et filières que rien ne justifie.


Enfin l’application de cette réforme à la Ville de Paris se traduira :
- par une diminution importante des corps qui, par regroupement, passeront de 62 à 17. Ainsi, cinq corps comptent plus de 2 700 agents. Le plus important en comportera près de 6 500. Ces regroupements ont été souvent fait au mépris des métiers réellement exercés et font que, sans droits supplémentaires qui ne sont pas prévus, il sera impossible aux représentants des personnels de défendre ces agents de manière aussi efficace qu’un agent appartenant à un corps de moins de 1 000 agents.
- par aucune mesure permettant une réelle transparence des critères de promotion. Pourtant cela est d’autant plus important que celle-ci ne permettra pas à tous les agents qui en ont pourtant les aptitudes de finir au dernier grade de leur corps. Au contraire la Ville de Paris se refuse à respecter le critère d’ancienneté dès lors que la promotion n’a pas de conséquence fonctionnelle ainsi que le respect du droit de tirage proportionnel des spécialités dans les promotions du corps.
 
BIZARRITUDE PARISIENNE…
Trois organisations syndicales nationales ont signé un accord minoritaire. Que leurs organisations parisiennes le défendent, nous sommes dans la normalitude. Que l’UCP les rejoigne, sans pour autant rendre cet accord majoritaire à la Ville de Paris, c’est son absolue droititude.. Que l’UCP les rejoigne, sans pour autant rendre cet accord majoritaire à la Ville de Paris, c’est son absolue .
Mais que l’Adjoint au Maire chargé des personnels, dans son flash info du 21 mars, ne trouve à ces mesures que des "limites" ni dénoncées, ni évaluées à leurs justes mesures et qu’au contraire il défende cet accord, comme s’il était celui voulu par la Municipalité Parisienne en affirmant que "cette réforme sera déterminante pour l’avenir du service public parisien" ou que "ces dispositions… offrent des avantages significatifs aux personnels" voila qui nous plonge dans la plus grande perplexitude" ni dénoncées, ni évaluées à leurs justes mesures et qu’au contraire il défende cet accord, comme s’il était celui voulu par la Municipalité Parisienne en affirmant que "" ou que "" voila qui nous plonge dans la plus grande …
 
Le 29 mars 2007.

Publié dans Réforme catégorie C

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