Le personnel doit-il faire les frais de la grippe ?

Publié le

GRIPPE A :

Est-ce aux personnels de faire les frais de la grippe ?

 

H1N1 : Le plan parisien de continuité des services déjà grippé !!!

 

La Ville de Paris est prête, en théorie, à se défendre contre les attaques du virus H1N1.

Dans les faits; mieux vaut croiser les doigts, désinfectés bien entendu…, et espérer que Ste Geneviève, patronne de Paris, protége encore une fois la capitale.

 

D’un point de vue strictement sanitaire; pas de soucis. Les masques sont stockés dans les réserves et à priori les dates d’utilisation encore valides même si déjà des collègues de la DEVE remarquent que des masques périmés ont circulé au mois d’août.

 

Au regard de l’hygiène au quotidien, la situation est déjà moins claire.

Les bases lavantes coulent, enfin,  à flot dans les écoles, par contre dans les autres lieux  municipaux se laver les mains relève encore du parcours du combattant. Le savon est rarement présent et les essuies mains « pendouillent » lamentablement dans les dérouleurs. Le Secrétariat général botte en touche en rappelant que cette partie de la gestion « grippe A » est dévolue aux différentes directions qui sont normalement largement dotées. N’hésitez pas à remplir les fiches d’hygiène et sécurité si vous n’avez pas les moyens de vous laver ou sécher les mains, prévenez votre supérieur hiérarchique et votre relais de prévention.

 

Le tableau s’assombrit encore dès lors lorsqu’on évoque le plan de continuité des services. Plusieurs cas de figures :

a) Vous êtes l’heureux parent d’un enfant de moins de 12 ans grippé, les jours enfants malades sont faits pour vous.

b) Votre enfant est scolarisé dans une école qui ferme ses portes, là encore, sur présentation d’un document de l’établissement, vous devriez pouvoir faire valoir les jours enfants malades.

c) Vous faites partie de la population à risque (asmathique, diabétique…femme enceinte).Sur présentation d’un certificat médical vous pourrez sans trop de soucis rester chez vous.

d) Vous êtes vous-même grippé, pas d’autres soucis que de trouver du paracétamol, un arrêt maladie vous couvre vis-à-vis de l’administration.

d) vous êtes réquisitionné et en bonne santé. Une charge importante de travail et des heures supplémentaires vous attendent.

 

Les choses se compliquent si votre lieu de travail ferme et que l’on vous invite à rester chez vous, ou que vous ne pouvez pas vous déplacer.

Car si la Ville n’a pas suivi les recommandations du Gouvernement qui demande à ses fonctionnaires de poser des jours de congés, sa proposition n’est pas acceptable.

Son idée de mettre en place des « Autorisations Spéciales d’Absence », est à priori généreuse puisqu’elle ne touche pas aux différents repos des agents mais ces ASA fonctionneront comme des jours « maladie ». Elles excluent donc les primes, les IAT, et décomptent 7 heures de travail journalier en lieu et place des 7h48 habituelles et n’ouvrent donc pas droit à JRTT. Aucun agent n’a les moyens de s’offrir une perte de pouvoir d’achat, nous ne validerons donc pas cette option.

 

Rappelons que la ville ne peut obliger un agent à rester chez lui s’il est en bonne santé et qu’il se présente à son poste de travail. Elle doit lui proposer une nouvelle affectation en lien avec ses fonctions habituelles.

 

En quelques mots, l’administration parisienne s’interroge encore et nous trouvons dommage que les réunions « grippe A» avec les représentants des personnels soient si brèves car nous n’avons toujours pas de réponse aux questions suivantes :

 

a) Comment seront décomptées les heures de retard, inévitables si la SNCF ou la RATP fonctionnent en mode dégradé pendant plusieurs semaines ? Chronogestor ne reconnaissant pas encore les pandémies diverses et variées.

 

b) Le droit de retrait pourra t-il s’exercer ? L’administration parisienne nous a déjà répondu « non, » mais elle oublie que ce droit est individuel, que l’appréciation du risque est de la seule analyse de l’agent, que si toutes les mesures de protections individuelles ne sont pas misent en places l’agent peut se retirer de la situation de danger. En cas de désaccord, les CHS de direction convoqués en urgence, trancheront.

 

Nous demandons la convocation en urgence d’un CTP central plutôt qu’un CHS central car les questions en suspens nous semble plus du domaine de l’organisation du travail et des rémunérations  que de la santé au travail au sens strict.

 

NE PAYONS PAS LEUR GRIPPE !

  lien vers : Bilan de la réforme de la Catégorie C

DÉCLARATION AU CSAP DU 15 SEPTEMBRE 2009 DU SYNDICAT SUPAP-FSU SUR UN PREMIER BILAN DE L'aPPLICATION A LA VILLE DE PARIS DE LA RÉFORME DE LA CATÉGORIE C lors de son intervention au CSAP du 16 septembre 2009 

Publié dans SUPAP FSU CULTURE

Commenter cet article