Le double langage de Bertrand Delanoe

Publié le par Intersyndicale

Paris, le 4 juin 2009

 

 

FESTIVAL « PARIS EN TOUTES LETTRES » : LES BIBLIOTHEQUES DENONCENT LE DOUBLE LANGAGE DE BERTRAND DELANOE.

 

« Avec ses 69 bibliothèques municipales et leurs 300 000 lecteurs, Paris est fier de s’inscrire dans la fidélité à sa tradition de capitale littéraire, et à la joie de proclamer son amour des mots » Bertrand Delanoe, mai 2009.

 

Du 4 au 8 juin 2009, La Ville de Paris met en place le festival littéraire « Paris en toutes lettres » au moment même où la lecture publique est mise à mal. Les bibliothèques parisiennes connaissent de graves difficultés qui ne cessent de dégrader un service essentiel : La culture de proximité, seul réel outil de la démocratisation de la culture.

 

Des budgets en baisse qui mettent en péril toute politique documentaire, des postes vacants dans de nombreux établissements, des batiments dont la maintenance est aléatoire (pannes électriques, fuites d’eau, chauffage), un système informatique défaillant qui rend dommageable le service rendu aux parisiens.

 

Mieux : La bibliothèque Vaugirard (15ème), une des bibliothèques parisiennes les plus appréciées du public, après de nombreuses tentatives de fermeture organisées par la municipalité, se voit contrainte à n’ouvrir que 3 heures par jour, signant ainsi sa mort annoncée. Ce retour en arrière de 50 ans vers de simples comptoirs de prêt, semble marquer le début de la nouvelle politique culturelle du Maire de Paris.

 

C’est dans ce contexte que 64 postes budgétaires des bibliothèques et musées parisiens ont été détournés pour financer l’Ecole de Physique Chimie (ESPCI)

 

Pour protester contre l’abondon progressif de la lecture publique de proximité au service de tous les publics, les bibliothèques seront en grève les samedi 6 et dimanche 7 juin 2009 à l’appel de six organisations syndicales.

 

Après « la ronde des obstinés » de l’Hôtel de Ville, les bibliothèques vont organiser une ronde de la culture de proximité à la rotonde de Stalingrad (19ème) le samedi 6juin à partir de 15h. Au même endroit, l’écrivain Jacques Jouet donnera la performance « tentative d’épuisement d’un auteur »

A 18h, les bibliothèques rencontreront les parisiens au Pont des Arts, où les comédiens de la Comédie Française viendront lire des extraits d’oeuvres de Victor Hugo, de Balzac, Baudelaire….

 

Pour les bibliothèques qui maintiendront leurs animations, les bibliothécaires liront au public les raisons de la grève de leurs collègues.

 

Le dimanche 7 juin, l’appel à la grève est destiné à la bibliothèque François Truffaut (1er), et la médiathèque Marguerite Yourcenar (15ème)

 

Les bibliothèques parisiennes ont entamé un mouvement de grève des amendes depuis le mois de mars. Ce mouvement très suivi a déjà fait perdre plusieurs dizaines de milliers d’euros à la municipalité.

 

« Depuis de nombreuses années, Paris fait ainsi de la lecture publique un axe prioritaire de sa politique culturelle, garante d’émancipation citoyenne et d’ouverture sur le monde »  Christophe Girard, mai 2009

 

Contact presse :

CGT  Nadine Lemoule 01 44 52 77 05

CFDT  Laure Lethel  01 49 96 68 30

FO  Bertrand Vincent  01 43 47 84 54

UCP  Françoise Lilas    01 43 47 80 72

UNSA  Maria Herisse  01 43 47 84 89

Supap-FSU  Marie Claude Semel   01 44 70 12 82

                     Bertrand Pieri  01 44 70 12 80

Publié dans BIBLIOTHEQUES

Commenter cet article

bertrand 19/08/2009 18:12







 


Paris, résolument un temps d’avance… !
 
 
2007 : Election de Nicolas Sarkosy à la présidence de la république.
 
2008 : Suite à une rupture d’une faille spatio-temporelle, surgit la perte d’un jour férié et chômé, car le jeudi de l’ascension tombe le 1 er mai !
 
Mars 2008 : Le maire de Paris entame un second mandat et devant cette injustice inédite (la précédente remonte à 1913)
décide, avec les conseils avisés du Bureau des Temps, d’accorder un jour supplémentaire aux personnels de la Ville de Paris ou une prime spéciale « jour férié ».
 
Un rêve ? Non, c’est possible avec un temps d’avance !!!
 
Monsieur Delanoë s’étant toujours opposé à cette mesure absurde qu’est la journée de solidarité, retrouve dés 2008 une cohérence politique.
 
Le Bureau des Temps entame de manière fulgurante la nouvelle mandature.
 
L’année 2008 passe ainsi à 367 jours !!!
 
 
Alors heureux ? Oui, très heureux !
 
 
Nous l’avions rêvé, Paris l’a fait.