Conférence citoyenne : la conférence de presse

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Petit aperçu de la conférence de presse présentant la conférence citoyenne sur les ondes électromagnétiques du 02 mars 2009 à l’Hôtel de Ville.

 

 

Anne Hidalgo ouvre la conférence de presse en insistant sur  les termes «santé» et «société»  qui sont essentiels.

Car les ondes sont maintenant dans l’espace urbain. La question se pose en terme sanitaire. Face à l’inquiétude des Parisiens, face à la gestion du principe de précaution (l’arrêt de la cour d’appel de Versailles).

La question se pose aussi en terme de société. Paris est une ville ouverte sur le monde, sur la technologie. Elle utilise tous les outils de la modernité pour être au service des Parisiens. En gros, pour Madame Hidalgo la modernité est une base identitaire de Paris.

La question est également économique. La diffusion des savoirs est essentielle, Paris est une capitale universitaire.

Mais Paris a toujours été responsable et pionnière en la matière. Depuis 2001, elle a fait signer une charte de la téléphonie mobile aux opérateurs (seule ville en France) limitant notamment la puissance des ondes à 2V/M. Mais rien n’empêche qu’elle soit revue et corrigée et la conférence citoyenne peut apporter aux élus des éléments pour y parvenir.

Mais il n’ y a pas que la téléphonie mobile et la conférence doit aussi traiter du WIFI, qui a été un sujet très sensible dans les bibliothèques, du wimax, du pass navigo, etc…

 

Ce type de conférence est mise en place quand une technique utile, il ne faut pas le nier, pose des problèmes de nature éthique, scientifique ou sanitaire.

 

Cette conférence sera composée de 20 citoyens et leurs conclusions seront rendues publiques.

Cela va permettre d’approfondir la révision de la charte avec les opérateurs de téléphonie mobile. De poser, peut-être la question du Wifi dans les équipements municipaux.

 

Paris s’engage dans la modernité mais doit rester exigeante sur la santé de nos concitoyens.

 

Jean-Louis Missika prend la parole à la suite d’Anne Hidalgo et développe pourquoi ce type de conférence citoyenne est utile sur des sujets comme celui là.

« Il est de notre devoir de lutter contre toute forme de méconnaissance et de jugement à l’emporte-pièce. Paris est une ville remplie d’interactions d’objets communicants, il faut savoir ce que l’on fait de cette réalité.

Cette conférence citoyenne ne doit être entachée d’aucune suspicion. La qualité des personnalités est essentielle, elle doit être exemplaire (de toute façon, la conférence doit être filmée dans ses conclusions et surtout disponible).

Cette conférence doit aider les élus à gérer le nécessaire et faire l’équilibre entre principe de précaution et « principe de modernité ».

 

 Jean-Louis Missika laisse la parole à Denis Baupin.

« Si la conférence citoyenne est organisée à Paris, c’est qu’il y a une carence de l’Etat dans ce domaine.

Nous ne devons accepter ni l’irrationalité, ni le dogmatisme et cette conférence pourra nous aider à définir le risque acceptable mais il ne faut pas être aveugle, la société veut ces nouvelles technologies.

Les verts travaillent en ce moment à recenser ce qui se fait ailleurs dans différents pays et villes françaises et étrangères.

Il faut trouver la meilleure façon d’utiliser la technologie en préservant la santé. »

 

Hamou Bouakkaz intervient à son tour.

« Cette conférence est un des outils à notre disposition pour co-produire le Paris de demain.

Nous ne renonçons pas au pouvoir mais il faut mettre en place un vrai dialogue avec les Parisiens (droit à pétition, etc.)

La parole des Parisiens est importante, elle aide à la décision publique mais cette conférence ne peut être ni un contre-pouvoir ni un attrape-couillon ».

 

Questions :

 

- Comment seront prises en compte les décisions des citoyens de la conférence ?

 

A. Hidalgo : « La charte passée avec les fournisseurs de téléphonie mobile est déjà une prise en compte de ces problèmes. La ville de Paris organise des réunions avec les associations pour débattre des dossiers posant problèmes. Quant aux implantations des antennes relais, c’est aussi une façon de prendre en compte ce problème, comme l’est également la possibilité qui est donnée aux Parisiens de faire faire des mesures chez eux ou dans des lieux publics (service de l’écologie urbaine). Tout cela sert déjà à objectiviser le débat.

Cette conférence va permettre de partir sur de bonnes bases, de faits objectifs et précis. Si on arrive avec des dogmes, des  A Priori, on n’avance pas. »

 

-         L’ensemble des points de vue sera-t-il pris en compte ?

 

« Oui, tout les acteurs interviendrons, opérateurs, association etc. »

Baupin répond : » Tous les acteurs doivent être entendus, on doit de toutes façons travailler vers quelque chose qui va vers le compromis.

On part des données qui font consensus. Qu’est ce qu’une onde, etc. ; là où tout le monde est d’accord puis on introduit petit à petit les interventions qui font polémique, des données controversées…

 

La conférence : c’est 3 week-ends de formation et deux week-ends pour auditionner et rendre compte. »

 

-         20 personnes pour le panel, c’est peu, ça correspond à quoi ?  Un parisien par arrondissement ?

 

« En fait c’est assez courant dans ce type de conférence d’avoir un panel restreint, d’ailleurs 20 personnes, c’est plutôt supérieur à ce que l’on voit d’habitude (pour les OGM, c’étaient 16 personnes).

Ce panel est qualitatif et non pas quantitatif et donne toujours de bon résultat en terme de préconisations et d’idées auxquelles on ne pense pas.

Ce chiffre est correct pour faire apparaître quel consensus et quel dissensus il peut y avoir dans un groupe de citoyen.

 

-         La ville va-t-elle vraiment appliquer les décisions des citoyens. S’ils pensent qu’il ne faut pas dépasser les 0,6V/M, cela sera-t-il mis en place ?

 

Réponse de Baupin : « Si c’est juste un chiffre qui doit ressortir de cette conférence alors je serai frustré, j’espère qu’elle donnera lieu à des décisions, des éclairages plus subtils, Ce chiffre on le connaît déjà. On attend d’autres idées même si on sait que la réglementation est peu pertinente. »

Anne Hidalgo : « Les éléments qui vont ressortir de cette conférence vont nourrir la nouvelle forme de la charte, il y aura forcément des décisions prises par la Ville. On aura peut-être à tirer des conclusions par exemple sur le WIFI dans les établissements publics. »

 

-         Si la conférence conclut à la nécessité de ne plus mettre de WIFI dans les bibliothèques que fera la Ville ? Un classement vertical, comme cela l’a été pour la conférence citoyenne sur les nanotechnologies.

 

Réponse de Hamou Bouakkaz :

« La conférence ne pourra pas conclure qu’il ne faut pas enlever le WIFI dans les bibliothèques, il y a une différence entre le non service et le risque à courir. Il n’est pas possible de choisir entre tout ou rien, la conférence devra avoir une appréhension plus globale du problème. »

 

« Ce sujet est effectivement polémique mais surtout le fait d’un seul syndicat et d’une question syndicalo-professionnelle mais nous avons fait des mesures et tout est conforme. Cela dit nous reconnaissons qu’il y a des personnes plus sensibles, ça on le sait. Ce phénomène n’est pas à prendre à la légère. » (Anne Hidalgo)

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