6 ans sans création d’emploi ?

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Le Conseil de Paris se réunit le lundi 20 octobre pour débattre des orientations budgétaires qui seront soumises aux Conseil de Paris de décembre.
Dans sa communication au Conseil le Maire de Paris indique que la Ville consacrera pendant les six années de mandature 8,3 milliards d’euros à l’investissement, chiffre équivalent, en euros constant, au programme de la précédente mandature. Traçant les perspectives pour les 6 ans à venir le Maire indique que l’ouverture des nouveaux équipements s’effectuera « en maîtrisant l’évolution globale des effectifs, dont la stabilité globale sera rendue possible par une politique exigeante de redéploiement et de reconversion ». Plus clair, son adjoint aux finances déclare à l’AFP que pour 2009, la Ville fera « zéro création d’emplois ».
Est-ce la traduction à la Ville de Paris du travailler plus en gagnant moins du gouvernement ?


Ce n’est plus possible !

 

Dans de nombreux services de la Ville, le nombre de postes devient manifestement insuffisant. La mise en place de nouvelles normes augmentent la charge de travail et nécessitent à elles seules des créations d'emplois.

Compte tenu de la croissance des investissements, les personnels d'encadrement sont souvent surchargés de travail et en nombre trop réduits. Cela se traduit par des retards aussi bien dans l'exécution des programmes d'investissement que le contrôle des marchés et prestations.

Le fonctionnement et les travaux courants d’entretien deviennent de plus en plus difficile et la charge de travail est transférée vers le privé.

Le stress et la fatigue des personnels s’accroissent tandis que la qualité d’accueil des usagers est moins bien assurée. Les tentations de remettre en cause les modalités de mise en œuvre de l'accord sur les 35 heures se multiplient dans les directions car c’est la seule marge de manœuvre qui reste pour continuer à redéployer des effectifs.

En 2008 les seules créations nettes d’emplois ont été obtenues suite aux grèves de la petite enfance.  Est-ce donc le seul langage qu’est capable d’entendre le Maire de Paris ?

 

320 millions d’euros sont attendue de la hausse des impôts locaux en 2009. Cela est supérieur aux diminutions prévisionnelles, pour 2008 et 2009, des droits de mutations qui, malgré cela, seront encore égales au double de ce qu’ils étaient en 2001.

Il n’y a donc aucune raison valable pour que cet argent ne serve pas aux agents et aux usagers du service public.

 

Le SUPAP FSU propose d’utiliser

 

- 100 millions d’euros pour compenser les pertes de salaires subies depuis 2001;

-100 millions d’euros pour créer 3000 emplois pour le service public et titulariser les non titulaires ;

- 100 millions d’euros pour améliorer les conditions d’accueil des usagers et nos conditions de travail.

Démocratie : un temps de retard ?

 

Une nouvelle fois, le Maire de Paris s’arroge le droit de décider quels syndicats peuvent se présenter au suffrage des personnels : deux syndicats se voient interdire de présenter des listes au 1er tour parce qu’il a décidé qu’ils n’étaient pas assez représentatif à son gré. Certes, la loi Perben de 1996 lui en donne le droit. Mais au moment où un protocole d’accord, approuvé dans la fonction publique par la quasi totalité des organisations syndicales, prévoit de ne plus mettre aucun barrage à la présence lors des élections professionnelles des syndicats régulièrement constitués, ce choix politique est loin de représenter une ère d’avance en matière de démocratie !

Publié dans SUPAP FSU CULTURE

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