Le contre-flash info (pour les initiés de la DAC)

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Le supap-fsu  souhaite que le débat sur les risques sanitaires liés au wifi et aux ondes électromagnétiques sur les lieux de travail soit mené. Ce n’est, hélas, pas le choix de la Ville qui cherche à empêcher tout échange en récusant les experts proposés par l’intersyndicale au CHS des affaires culturelles. Vous trouverez ci après le communiqué des deux associations que la Ville refuse d’entendre.

 

Agir pour l'Environnement – Priartém

 

Communiqué de presse du 12 sept.08

 

Wifi dans les bibliothèques parisiennes : des seuils 400 fois inférieurs à quoi ?

 

Les associations Priartém et Agir pour l'Environnement dénoncent l'empressement et l'entêtement avec lequel la Mairie souhaite généraliser une technologie sans fil, le Wifi, dont les conséquences sanitaires demeurent largement inconnues.
Après avoir récusé les représentants d'Agir pour l'Environnement et Priartém, sollicités par les syndicats pour intervenir dans le cadre du Comité d'Hygiène et de Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles,la Mairie de Paris justifie sa position en arguant du fait que les seuils d'exposition seraient de 80 à 400 fois inférieurs à la réglementation  française. Les associations rappellent que le protocole sur lequel reposent les mesures réalisées par la Mairie de Paris dans les bibliothèques, défini pour les fréquences du GSM, n'a pas été adapté à celles du Wifi, ce qui  rend aléatoires les résultats obtenus.

Elles constatent qu'il est pour le moins étonnant qu'un seuil puisse être établi avant même que des études scientifiques aient été menées. Un seuil est fixé pour éviter une exposition promotrice d'effets sur la santé. Dès lors qu'aucune étude n'a été menée pour vérifier l'innocuité du Wifi sur la santé, sur quels éléments scientifiques peuvent bien être fondés ces  seuils évoqués par la Mairie de Paris ?

Elles mettent en garde la Mairie de Paris contre un raisonnement qui ferait du décret du 3 mai 2002, la référence en matière de protection des populations. Les associations rappellent que les seuils réglementaires évoqués par la Mairie de Paris ont été adopté par décret d'application signé le 03 mai 2002, veille d'un changement de majorité, préparé par le conseiller de Lionel Jospin, Jean-Noël Tronc, devenu ultérieurement. président-directeur d'Orange France.

Les associations ont toujours contesté le niveau des seuils fixés par ce décret qu'elles jugent totalement inadapté à la protection des riverains d'antennes relais Elles regrettent que la Mairie, au nom de l'idéologie du « tout sans fil » n'ait même pas voulu entendre les propositions alternatives qu'elles pouvaient faire en termes de connexions câblées susceptibles d'apporter un service tout aussi performant

 

Contact presse

Stéphen Kerckhove - Agir pour l'Environnement - Tél. 01.40.3102.99

Janine Le Calvez - Présidente de Priartém - Tél. 01.42.47.81

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webmaster 16/09/2008 18:00

vOICI LE FLASH INFO QUE TOUS LES EMPLOYES DE LA DAC ONT RECU DANS LEUR BOITE PRO.Dans le cadre de l’opération « Nouvel élan pour Paris, ville numérique », la ViIlle a déployé de nombreux accès Wi-Fi à partir de l’été 2007. 
 
L’accès Wi-Fi a ainsi été installé dans 59 bibliothèques municipales, avec des  matériels identiques à ceux déployés dans d’autres lieux du territoire parisien ou français (gares, universités, aéroports, voire dans les foyers parisiens).   S’assurer de la santé au travail de ses agents est évidemment une priorité majeure de la municipalité. 
 
Conformément au voeu exprimé par le Comité d’Hygiène et de Sécurité (C.H.S) de la Direction des affaires culturelles,  des mesures du niveau de champ électrique ont été effectuées par des laboratoires agréés,  totalement indépendants de la collectivité, tandis que les agents qui l'ont souhaité ont été reçus par un médecin du travail. 
 
Les résultats de ces analyses seront présentées comme il se doit lors du C.H.S. de la DAC, prévu 18 septembre 2008 et largement diffusés. 
 
Certaines organisations syndicales ont refusé le débat qui leur était proposé, voulant manifestement changer la nature légale de cette instance paritaire.
 
Quoi qu'il en soit,  conformément aux textes, la Ville fera connaître sa position à l'issue de la réunion du CHS, quand elle aura pu se tenir.
 
                                                                                                                                 


 
Véronique BEDAGUE-HAMILIUS
 
  Secrétaire générale                            

WEBMASTER 16/09/2008 17:57

Voici la dépêche de l'AFP concernant le communiqué de la Mairie de Paris.PARIS, 12 septembre 2008 (AFP) - La mairie de Paris a affirmé vendredi que les résultats des mesures effectuées sur les installations wifi de quatre bibliothèques parisiennes avaient confirmé des niveaux d'ondes électromagnétiques "de 80 à 400 fois inférieurs au seuil réglementaire".> A la demande des syndicats, le wifi a été désactivé dans quatre bibliothèques parisiennes à l'automne dernier à la suite de malaises des agents de ces établissements, "dans l'attente de mesures du niveau de champ électrique".> Dans un communiqué, la mairie a déclaré que "les résultats des mesures effectuées sur les installations wifi de quatre bibliothèques ont confirmé des niveaux de 80 à 400 fois inférieurs au seul réglementaire" et qu'"aucune pathologie n'a été diagnostiquée" chez les agents ayant signalé des maux liés au wifi.> Le comité d'Hygiène et de sécurité (syndicats et direction des affaires culturelles) doit se réunir le 18 septembre. Les syndicats (CGT, CFTC,FO, Supap-FSU, UCP et UNSA) sauf la CFDT, ont décidé de boycotter cette réunion, arguant que les experts qu'ils demandaient à entendre, ont été récusés par la mairie.> Selon l'association "Agir pour l'environnement", qui prône "la prudence", les conséquences sanitaires d'une exposition à des champs électromagnétiques "demeurent totalement méconnues".> La mairie a rétorqué que l'accès wifi installé dans 59 bibliothèques municipales avait des caractéristiques techniques "identiques" aux matériels "déployés dans d'autres lieux du territoire parisien ou français (gares, universités, aéroports voire foyers parisiens.).> Elle a précisé avoir fait voter en juillet dernier par le conseil de Paris un voeu pour la mise en place d'une conférence citoyenne sur les ondes électromagnétiques, "dont les résultats sont attendus au plus tard au printemps 2009".