VACATAIRES DE LA VILLE DE PARIS : LA DOUBLE PEINE ?

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Bonjour,
Nous venons de recevoir ce texte des vacataires de la Direction des Affaires Culturelles (mais ce problème concérne bien entendu l'ensemble des directions).
Nous attendons avec intérêt la position de la ville sur ce sujet, puisqu'elle est directement interpellée.
Pour notre part, nous ne pouvons qu'approuver ce texte. L'intersyndicale CGT, FO, Supap-FSU et UNSA appelle d'ailleurs à une action aujourd'hui pour la titularisation de tous les précaires de la DAC.
Nous avons pu observer que la CFDT s'était exprimée sur ce sujet hier (malheureusement, pour les musées seulement), implorant la Ville de tenir des promesses faites il y a 15 mois.
L'expression des vacataires démontre que cette problématique est cruciale en terme d'emploi, de reconnaissance, de sécurité au travail et bien sûr de justice sociale.
Parce que nous sommes totalement en accord avec ce texte et solidaire avec leur forme d'expression, nous diffusons ce texte à l'ensemble des personnels, mais aussi aussi aux responsables politiques, aux associations qui s'occupent de précarité, aux organisations syndicales, aux médias.
 
Le supap fsu

Monsieur Dagnaud,

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> Les "vacataires permanents" de la Ville de Paris souhaitent vous interpeller, au nom de la "justice sociale” mentionnée dans votre flash info du 19 décembre 2007, concernant "l'aide de 200 euros nets à tous les agents".

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> Suite à ce communiqué nous avions crû comprendre, naïvement, que nous ferions forcément parti des bénéficiaires de cette aide. Nous en remplissions toutes les conditions : en poste depuis plus de six mois (pour certains d'entre nous depuis plus de dix ans), à temps plein ou travaillant plus d'un mi-temps, et surtout particulièrement concernés par la précarité (contrats de trois mois, six mois, sans possibilité de se projeter dans l'avenir ni même de se loger décemment...).

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> Nous avons par conséquent été fort surpris à la réception de nos fiches de paie de janvier 2008. Quid de la prime de 200 euros? S'agissait-il d'une erreur informatique ou d'une nouvelle promesse non tenue?

> Stupéfaits, nous avons relu avec intêret votre communiqué du 19 décembre 2007. Effectivement, les vacataires ne figurent tout simplement pas sur la liste des bénéficiaires contrairement aux agents contractuels et aux agents sous contrat de droit privé (CA, emplois-jeunes, agents de ménage effectuant plus d'un mi-temps) et aux titulaires de catégorie A, B et C. Nous nous réjouissons pour nos collègues précaires (et titulaires) qui ont eu la chance de toucher cette prime mais, face à ce fâcheux oubli, les vacataires de la Ville de Paris s'interrogent.

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> Si nous ne sommes pas considérés comme agents de la Ville de Paris (ce que pourtant notre fiche de paie indique) pourriez-vous nous en informer?

> Dans le cas contraire, auriez-vous l'obligeance de nous expliquer pour quelles raisons nous ne rentrons pas dans ce dispositif ? Sommes-nous subitement devenus des "travailleurs fantômes" dont plus personne ne souhaite se préoccuper ? Coûtons-nous déjà trop cher à la Ville de Paris ? Que justifie une telle discrimination au sein du personnel ?

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> Certains vacataires vivent cette stigmatisation comme une double peine :

> - tous les vacataires des bibliothèques et musées concernés n'ont pas été titularisés comme promis.

> - les vacataires sont privés de la prime de 200 euros sans aucune justification.

> Personne n'a daigné répondre aux différents syndicats qui ont tenté vainement de vous interpeller à ce sujet.

> Il s'agit pourtant clairement d'une décision discriminatoire et excluante à l'égard d'une certaine catégorie du personnel de la Ville de Paris.

> A titre d'information nous sommes peut-être devenus des travailleurs fantômes mais pas encore des électeurs fantômes.

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> Nous tenons à insister sur le fait que de nombreux musées et bibliothèques de la Ville de Paris ne pourraient pas fonctionner correctement sans notre présence.

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> Aujourd'hui nous sommes néanmoins prêts à amputer nos pauvres salaires en faisant grève et en manifestant ainsi, aux côtés de nos collègues précaires, notre indignation.

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> Nous espérons être enfin entendus par notre mairie (et employeur) et bénéficier de ses principes de justice sociale !


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