L'appel du 19 juin

ASSEMBLÉE GENERALE DE TOUS LES PERSONNELS DES BIBLIOTHEQUES

 JEUDI 19 JUIN DE 10H A 12H

 

Bourse du travail

3, rue du château d’eau

M° Republique


Salle Eugene Pottier

 


  Information de dernière minute : Licenciement d'une vingtaine de collègues vacataires au 31 juillet.

Nous appelons tous les personnels concernés et leurs collègues à venir à l’AG pour préparer la mobilisation.

Nous invitons les autres organisations syndicales à venir ce jour là, et les contactons par ailleurs.

Un Comité Technique Paritaire de la DAC est programmé le 24 juin et aura, entre autre, comme point à l’ordre du jour, le bilan social.

Nul doute que lui sera opposé L’URGENCE SOCIALE !

 

 

Quel avenir pour les AAB ?

Procédure de mutation, cadre statutaire.

Proposition d’action pour l’extinction du corps et l’intégration des AAB dans le corps d’Assistant de Bibliothèque.

 

Budget des bibliothèques, acte manqué ?

Point sur la situation. Conséquences.

Vers la supression des collections ...


Résorption des emplois précaires

Mutation, suppression de poste ?
 

Quelle biblitohèque pour demain ?

Organisation du travail, RFID, automates de prêt, prêt inter-bibliothèques

Quelle stratégie pour s’opposer à la ville de Paris ?

 

Venez nombreux

 

Pétition

ONDES
ELECTRO-
MAGNETIQUES

Pétition internationale de soutien au rapport « Bio Initiative »

 

Le « EMR Policy Institute » diffuse une pétition internationale pour faire approuver les recommandations du rapport du consortium scientifique « Bio Initiative ». Cette pétition traduite en plusieurs langues (Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Italien, Néerlandais et Japonais est disponible par le lien suivant :
http://petition.next-up.org/sign-petition-fr.html

 

Ce rapport « Bio Initiative » a été publié en 2007 par 14 scientifiques internationaux. Il préconise l’abaissement des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques (Antennes relais, Téléphone mobile, Wi-fi, etc..).

 

Après le moratoire initié par notre syndicat, voté en décembre 2007 dans le but de penser le futur que nous souhaitons en réponse aux installation de nombreuses bornes Wi-fi par la Ville de Paris dans les mairies, les parcs et jardins, le salon d’accueil de l’Hôtel de Ville, les musées ; Après la déconnexion de 4 bibliothèques qui s’ensuivit ; Après la décision de la BNF de renoncer au Wi-fi au profit d’une connexion par câbles, nous appelons à signer et faire signer massivement cette pétition internationale de soutien, destinée à être remise aux différentes institutions internationales.

Vendredi 15 février 2008
                                      Analyses et contre analyses
 
La direction des affaires culturelles vient de rendre public le rapport de mesures de champs électromagnétiques effectuées dans le cadre du dossier « Wi-fi», et communique depuis sur des résultats conformes, affirme t-elle, aux normes en vigueur en France.
 
Nous regrettons que la municipalité ait choisi de faire cavalier seul et de penser que parce que des mesures sont faites, le dossier est clos. Il est évident que cette première phase d’analyse effectuée, nous devions rencontrer l’administration et l’adjoint à la culture pour évaluer ces conclusions car le diagnostic de la Ville n’est pas, loin s’en faut, un diagnostic partagé. Cette évidence de transparence et de respect des membres du CHS, représentant les personnels a du échapper au bureau des bibliothèques…
 
Ce contournement est d’autant plus préjudiciable que le Supap-FSU a demandé à un physicien, expert auprès de la cour d’appel de Bordeaux, d’analyser ce rapport. Ses remarques (que vous trouverez bientôt en commentaire de cet article) concluent à une erreur de protocole dans les mesures effectuées dans un des sites, invalidant de fait les résultats. Mais au delà, il récuse les règles de calcul, qui pour diverses raisons, sont mal adaptées à l’évaluation de la nuisance « Wi-fi».
 
C’est donc un non sens de conclure à l’innocuité de cette nouvelle technologie à partir de ces seules études métrologiques. Pendant des années, on a communiqué sur l’absence de danger des portables et des antennes relais en se basant uniquement sur ce type d’études. Dix ans après, avec plus de recul, l’OMS met en garde les utilisateurs de portable !
 
Comment ne pas s’inquiéter quand justement nos collègues sont malades malgré des niveaux d’exposition largement inférieurs aux normes ?
Comment ne pas voir un réel problème de santé publique quand les électrosensibles sont de plus en plus nombreux et que la communication se vet rassurante ?
 
Comment rester serein quand on sait que M. Tronc, membre de cabinet du gouvernement Jospin (1997-2002) qui était en charge de définir les normes pour les antennes relais, est aujourd’hui PDG d’Orange, opérateur de téléphonie mobile?
 
C’est cette situation qui nous fait dire que les normes françaises ne sont pas nécessairement adaptées et qu’il faut absolument adopter les mêmes normes que celles d’autres pays européens, l’Autriche en tête : 0, 6 V/m en lieu et place de nos 41V/m actuels.
 
La récente « affaire » de Lyon qui interroge sur les maladies d’environnement, les mesures et les normes donne à réfléchir. Là encore, une même réponse des élus lyonnais (comme les élus parisiens): «  Ces maladies ne peuvent être mises en relation avec les ondes electromagnetiques car l’exposition est 100 fois inférieure aux normes fixées par la réglementation. ».
Ou comment mélanger hypothèse et conclusion !!!
 
Avoir des résultats de mesure faibles n’induit pas l’absence de risques.
La ville de Paris, plus imaginative encore que celle de Lyon, organise des groupes de paroles à destination des personnels malades car tout en reconnaissant leurs malaises, elle les met sur le compte d’une mauvaise ambiance sociale au travail !!!
Nous savions, effectivement, que les conditions de travail étaient loin d’être idéales dans la capitale, mais nous ne pensions pas que la Ville de Paris l’affirmerait si volontiers !!! Et puisque M. Delanoë si certain qu’aucun agent, au vu des mesures effectuées par les laboratoires qu’il a choisis, ne risque quoi que ce soit, nous lui demandons d’engager la responsabilité morale de la Ville en l’écrivant de manière officielle et publique.
 
Face à ces réponses politiques inadaptées, nous continuons à demander la mise en place du moratoire voté pour avis lors du CHS de la Direction des Affaires Culturelles en novembre dernier. Car, pour le Supap-FSU, ce ne sont pas ces mesures qui peuvent lever les doutes mais la réalisation d’études scientifiques, médicales et épidémiologiques de grandes envergures.
 
 
Pour nous joindre :
SUPAP-DAC 01 44 70 12 80
 Mail : supap-dac@voila.fr
 
Pour toutes informations sur les ondes électromagnétiques (revue de presse française et internationale, reportage TV et radio, rapport d’experts allez sur le site
par Collectif Wifi publié dans : wifi
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 février 2008

Bonjour à tous

On a tous reçu à notre adresse interne le dernier LIST (voir plus bas, dans les commentaires)

J'ai lu avec beaucoup d'attention la rubrique "la folle journée des bibliothèques parisiennes". Je savais que la ville communiquerai sur ce sujet avec beaucoup de chiffres, on est servi ! Pourtant ceux-ci sont à manier avec précaution.

Yourcenar 5 827 visiteurs en 3 jours (dont 2 836 le dimanche !) quelle précision ! Comment arrive-t-on à ce chiffre? Des compteurs professionnels (étudiants?) ou bien plus simplement le comptage effectué à partir des portiques antivol ? Dans ce cas, compte-t-on les personnes qui font des va-et-vient ? Et surtout un visiteur est compté obligatoirement 2 fois. Ah ! magie des chiffres. Dans ces conditions Yourcenar est appelée à recevoir 750 000 visiteurs sur l'année. Sonnez trompettes ! Yourcenar devrait également prêter à partir de cette estimation 4 Millions de documents (estimation basse) sur l'année ! Pour mémoire Clignancourt, établissement le plus gros du réseau ne prête que 750 000 documents sur l'année et l'ensemble des bibliothèques prêtent environs 11 Millions de documents. Yourcenar va faire exploser les chiffres.

D'ailleurs d'autres chiffres sont donnés en pâture. 420 prêts à Chaptal, soit 82 emprunteurs (estimation basse là aussi à raison de 5 emprunts par usagers). 239 prêts à Audoux soit 50 usagers. Mieux à Delbot, entre 13h et 19h nous est-il rappelé, 162 prêts soit une trentaine d'égarés sur 6 heures d'ouverture, soit 5 personnes de l'heure !!!

Tout ça pour dire que les prêts de ces établissements sont peut-être amenés à augmenter, mais qu'ils ne sont pas supérieurs à d'autres établissements et qu'il vaut mieux éviter de communiquer à tout propos. Laissons-les vivre !

N'empêche les chiffres de Yourcenar paraissent un peu "surréalistes" et nul doute qu'un communiqué va saluer le 1er week-end d'ouverture avec des chiffres supérieurs (les records sont faits pour être battus). Et puis "Paris Plage" a bien fait 5 millions de visiteurs sur quelques centaines de mètres de berges (soit la moitié de la population de l'île de France), quand à la dernière "Nuit Blanche" elle a rassemblée 2 millions de personnes, soit l'ensemble des habitants parisiens concentrés dans quelques quartiers. Pire que les Galeries Lafayette la veille de noël.

A bientôt pour d'autres communiqués

Bertrand


ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 12 février 2008
La mobilisation du jeudi 7 février contre la précarité aux affaires culturelles de la Ville de Paris a été une réussite.
 
Depuis longtemps, les syndicats n’avaient pas réussi à mobiliser des personnels de statuts aussi différents ( titulaires, vacataires, contrats aidés etc) et de métiers différents (agents de surveillance des musées, bibliothécaires, conférencières,). Cette action a rencontré un incontestable écho médiatique (le Parisien, 20 minute, l’AFP, l’Express, HNS info et actu chômage entre autre).
 
La Ville a reçu une délégation de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP_FSU, UNSA). Après une entré en matière un peu tendue, Monsieur Yahiel, DRH de la Ville de Paris a réaffirmé solennellement l’engagement de la Ville de titulariser très vite les 22 agents vacataires des bibliothèques et les 50 agents vacataires des musées. ayant deux ans d’ancienneté en décembre 2006 . Aucune date précise cependant n’a été donnée.
 
L’intersyndicale a rappelé tout le temps perdu et la nécessité de traiter la question de la précarité dans son ensemble ; les établissements culturels fonctionnent en partie toujours avec des précaires occupant des emplois permanents ; elle demande leur titularisation et la fin de ce système pervers et socialement rétrograde.
 
La question des contrats aidés a été reposée : l’utilisation de ces emplois par la Ville sur des postes permanents est à revoir par la DRH. Certains précaires qui ont alternés successivement contrats aidés et contrat de vacation devraient se voir proposer une perspective de titularisation. Par ailleurs Monsieur Yahiel a semblé très surpris d’apprendre qu’il existait toujours une liste principale issue du concours d’agents de surveillance des musées datant de 2 ans. Nous demandons l’affectation immédiate de ces personnes.
 
La présence de tous ces personnels précaires pose bien évidemment la question récurrente des effectifs nécessaires au fonctionnement normal des établissements culturels. Malgré un audit ayant coûté 50 000 euros réalisé, il y a un an, la DAC n’est toujours pas en mesure d’apporter des réponses.
 
Nous remercions tous les personnels présents lors de cette action. L’intersyndicale continue et continuera le combat sur la question de la précarité avant et après les municipales. Notre vigilance est particulièrement en alerte pour les précaires qui arriveraient en fin de contrat. Il est impératif de joindre l’intersyndicale assez tôt avant la fin de leur contrat. L’unité et la mobilisation de tous les personnels restent la meilleure défense
 
Contacts
CGT 01 42 06 73 69
F.O. Bertrand Vincent : 01.43.47.84.54
UNSA Maria Herissé : 01 43 47 84 86
Supap-FSU Bertrand Pieri 01 44 70 12 80
par Intersyndicale publié dans : Vacataires
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 12 février 2008
Municipales à Paris : les pauvres et les précaires, parisiens de seconde zone pour Delanoë ?
 
« Etre pauvre à Paris, c’est être pauvre deux fois.  » Emile Zola
Pour Bertrand Delanoë, les Parisiens pauvres n’existent pas ou si peu.
Alors qu’environ 400 000 Parisiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, que 100 000 d’entre eux attendent un logement social adapté à leur revenu, les précaires étaient évidemment nombreux à attendre le projet du maire pour les six années à venir.
A l’arrivée, la déception est évidemment grande, comme le sentiment d’avoir été les grands oubliés de cette première mandature.
D’entrée, dans son projet, Bertrand Delanoë refuse de s’engager sur le nombre de logements très sociaux et se contente de donner un chiffre global : 40 000 logements. 40 000 logements financés certes, mais combien de logements réellement construits ? La première mandature n’ayant pas permis de créer plus de 1000 logements neufs par an sur les 30 000 logements financés. ? Le reste en acquisition de logements déjà existant dont beaucoup sont occupés (source APUR).
Combien de logements de type PLA-I, les seuls accessibles aux plus précaires et à tous ceux qui n’ont que le SMIC ou moins ? (les agents de la Ville embauchés en contrats aidés par exemple ) Jusqu’ici ceux-ci ne représentent que 800 unités sur 6000 logements financés par an, dont 400 places en foyer ou en résidence sociale. Soixante dix pour cent des demandeurs ne pouvant accéder qu’à ce type de logements, il faudrait donc quelques bonnes dizaines d’années pour les reloger !
Pour eux comme pour les autres parisiens pauvres, pas d’amélioration du revenu moyen en perspective.
Pas un mot, dans le projet du Maire sortant, sur les vacataires ou les précaires en Contrat d’Avenir ou en Contrat d’Accompagnement dans l’emploi qui travaillent dans les crèches, les cantines, les centres d’animation, les bibliothèques, à temps partiel et pour le SMIC horaire. Malgré les nombreux mouvements sociaux qui ont émaillé la première mandature, le maire socialiste choisit d’ignorer les revendications de ses salariés : titularisation ou augmentations de salaires qui leur permettraient de ne pas vivre comme des parisiens de seconde zone.
Aucune annonce concrète concernant les Rmistes et les allocataires des minima, si ce n’est que les opérations de placement privé des chômeurs vont continuer : Nicolas Sarkozy avait, le premier, en tant que Président du Conseil général des Hauts de Seine recouru aux prestations hors de prix d’Ingeus, Delanoë s’engouffre dans la brèche, alors même que toutes les études montrent que l’efficacité de ces structures est strictement équivalente à celles du public.
Quant à la possibilité de changer les règles du cumul RMI/salaire, le Maire de Paris pourrait au moins faire preuve de cette franchise dont il s’auto-congratule : s’agit-il de créer un RSA parisien, …, selon quelles modalités, à quelle date ?
Les précaires parisiens auront donc attendu en vain des mesures fortes contre la pauvreté.
Doivent-ils se contenter de l’annonce de nouvelles grandes fêtes, à l’image de Paris Plages ou de la Nuit Blanche ?
Doivent-ils se résigner à quitter leur ville et leurs quartiers, ce qui a été le véritable résultat de la politique de mixité sociale menée pendant ces sept premières années ? Doivent-ils accepter que la Ville s’enrichisse avec la spéculation immobilière mais ne reverse pas l’argent aux dépenses de solidarité ?
Encore une fois, les seules mesures concrètes sont l’annonce de plus de subventions pour les associations chargées par la Ville de gérer les personnes exclues du circuit normal et des services publics.
Plus d’argent pour les régies de quartier et les entreprises d’insertion, dont les crédits avaient déjà été décuplés il y a deux ans, alors que la plupart de ces structures font effectuer des tâches sous contrat précaire qui étaient autrefois assurés par des emplois stables (entretien des espaces Verts et des HLM de la Ville, sous-traitance administrative).
Mais pas un sou, pas un poste de plus pour les services sociaux surchargés, ou l’accueil inconditionnel de tous les parisiens n’est de ce fait plus assuré depuis des années. Les plus fragiles et les plus précaires sont orientés vers les associations caritatives, ce qui crée de fait une inégalité d’accès aux droits.
« Il n’y a plus, ou il y a moins, le Paris de l’ombre et le Paris de la Lumière », annonce le Maire de Paris sur son site de campagne. Les Parisiens précaires, chômeurs, ou travailleurs pauvres apprécieront la petite phrase, quand le programme de Bertrand Delanöe les place au sous sol de ses projets, comme si finalement, il s’agissait de les pousser, discrètement mais sûrement à déménager.
 
Parmi les grands acquis sociaux de la mandature qui vient de s’achever, Bertrand Delanoë et son équipe mettent souvent en avant la baisse du chômage : baisse du nombre de Rmistes, mais aussi des demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE.
Nous avons montré ce que cachaient les chiffres : explosion des suspensions du RMI, orientation vers des stages inefficaces et vides de contenu, pressions en tout genre pour contraindre les allocataires à prendre des emplois précaires et sans rapport avec leur formation initiale.
Une politique de l’emploi s’évalue aussi dans une grande collectivité locale (Paris est aussi un département) en examinant comment et sous quel statut sont recrutés ses salariés, et quel avenir leur est proposé.
La mandature Delanoë a été émaillée de nombreux mouvements de grève des personnels de la Ville contre la précarité : le plus dur et le plus long a concerné le secteur de la petite enfance en 2006, ou les salariés dénonçaient leurs conditions de travail, et le refus de la Ville de faire correspondre des emplois stables aux besoins permanents de main d’oeuvre suscités par l’ouverture de nouvelles crèches.
Le problème est général : le personnel manque dans les structures liées à la petite enfance, dans les bibliothèques, dans les écoles primaires, dans les centres d’action sociale. D’un autre côté, beaucoup de chômeurs prendraient volontiers un emploi dans ces secteurs, à condition que la rémunération soit à la hauteur du coût de la vie à Paris, à condition aussi que cet emploi s’inscrive dans la durée.
L’éventail des contrats précaires est utilisé à plein par un employeur qui ne tient des discours contre la précarité, que pour mieux faire le contraire quand il est décideur.
Quand la Mairie embauche, bien souvent la sortie du chômage est aussi une entrée dans la précarité, et l’allocataire des minima sociaux d’hier est souvent le travailleur pauvre d’aujourd’hui. Un tiers des Rmistes est diplômé de l’enseignement supérieur et nous verrons aussi que la mairie de gauche puise largement dans ce cheptel pour s’assurer une main d’œuvre qualifiée à bas prix.
Contrat d’avenir ou présent bouché ?
En 2005, deux nouveaux types de contrats aidés entrent en vigueur : le RMA, pour le privé, le contrat d’avenir pour le public. Borloo, ministre de la cohésion sociale, va faire de leur mise en place le fer de lance de la baisse des chiffres du chômage,...mais il ne sera pas le seul.
Une des spécificités de ces deux contrats, est qu’ils ne peuvent être mis en place pour les Rmistes que si le département en décide.
L’équipe municipale, après une longue période de flottement, et devant la mobilisation de collectifs de précaires parisiens adopte une bien étrange attitude : certes, elle décide finalement de ne pas adopter le RMA, contrat précaire s’il en est, mais elle décide d’adopter le Contrat d’Avenir (tout aussi précaire), pour ses propres besoins en main d’œuvre.
Comme le RMA, le contrat d’avenir est légalement un contrat à temps partiel de 26 heures, payé au SMIC horaire. Comme le RMA, le contrat d’avenir est un contrat à durée déterminée, de six mois minimum renouvelable deux ans au maximum de manière générale.
Le montant du salaire, comme la durée déterminée du contrat ne permettent pas de s’insérer durablement dans une ville comme Paris ou tout est plus cher qu’ailleurs, et ou le logement est une denrée rare.
La Ville de Paris, au départ, clame haut et fort sa volonté de créer un Contrat d’Avenir spécifiquement parisien avec plus de garanties et d’avantages pour ses titulaires. De fait, cela commencera très mal : il faudra que les collectifs de précaires bataillent pour que les Rmistes embauchés avec ce type de contrats gardent leurs droits connexes , notamment à la CMU et à l’allocation logement, maintien de droits pourtant clairement prévu par la loi . Des erreurs massives seront faites sur l’application des règles de cumul entre le minima et le salaire : des salariés, après quelques mois d’exercice se verront réclamer d’énormes trop perçus par la CAF parisienne.
Et le Conseil Général saura appliquer toutes les subtilités d’une réglementation complexe pour ne pas accorder aux salariés en Contrat d’Avenir, la Prime de retour à l’emploi de 1000 euros, qui leur avait été promise par les brochures d’information de la CAF.
Les Rmistes qui prennent ces emplois ont évidemment pour la plupart l’espoir d’être embauchés par le département ou par la Ville de manière stable : il s’agit en effet de postes qui répondent à des besoins permanents, qu’il s’agisse de l’accueil des enfants dans les crèches, ou de l’accueil du public dans les bibliothèques, ou des postes dans les écoles primaires. Dans tout Paris, l’ouverture de nouvelles structures a crée de nouveaux besoins et ceux-ci ne risquent pas de disparaître.
Mais pas question de faire correspondre des emplois stables à ces besoins permanents : la Mairie affiche la couleur sur son site : à l’issue des deux ans, il n’y aura pas d’embauche mais un "accompagnement renforcé" en partenariat avec l’ANPE pour permettre au salarié de retrouver un autre emploi.
Rien n’interdit bien sûr au salarié précaire de se lancer dans les concours qui permettent d’accéder aux emplois de la fonction publique territoriale : mais bien sûr le nombre de postes n’augmente pas.
A l’issue des deux ans, la plupart des salariés ex-Rmistes retournent donc au chômage.
Si la formation est expressément prévue par le texte de loi elle est limitée à 400 heures maximum sur deux ans, le minimum étant de 120 heures. Dans la réalité, les salariés ont bien du mal à imposer leurs désirs dans ce domaine et à les faire financer.
Quant aux postes eux-mêmes, ils ne sont pas supprimés puisqu’ils correspondent à des besoins permanents : le Contrat d’Avenir est le premier contrat aidé qui peut être utilisé sur le même poste sans limite de durée. D’autres précaires, principalement des allocataires du RMI sont donc ensuite recrutés : Double bénéfice pour le département et la Ville ,la méthode permet de mettre en avant un nombre important de sorties du dispositif RMI , qui donne l’illusion d’une politique de l’emploi efficace. Mais aussi de répondre à des besoins réels en main d’œuvre pour un coût très bas. Dans ce domaine, Le département et la Mairie ont d’autres ressources dans une ville ou le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur est très important, par exemple les CDD de droit privé conclus dans le public.
Le CDD à vie, ou les pièges du premier emploi.
A la sortie de l’Université, nombreux sont les jeunes diplômés qui prennent des emplois qui ne correspondent ni à leur qualification, ni au niveau de rémunération qu’ils sont en droit d’attendre. La peur d’un trou dans le CV, l’espoir qu’une première expérience professionnelle leur ouvrira d’autres portes sont à l’origine de cette attitude.
La Ville de Paris recrute, en CDD de droit privé dans beaucoup de ses directions, par exemple, la Direction de l’Aide Sociale à l’Enfance. Des diplômés en psychologie ou en sociologie répondent ainsi favorablement à des offres de ce type.
La plupart au bout d’un CDD ou deux, souhaitent arrêter là : parce qu’ils ont compris qu’il n’y avait pas d’espoir d’embauche avec un statut stable, ou parce qu’ils ont leurs propres projets.
Mais la Ville de Paris, comme toutes les autres collectivités territoriales de droite ou de gauche applique une règle particulière : en effet, pour ce type de contrats, l’indemnisation chômage n’est pas assurée par l’Unedic, mais par l’employeur lui-même. Dans le privé, les ASSEDIC ne se préoccupent pas de savoir si le salarié arrivé à la fin de son contrat a refusé un renouvellement pour indemniser.
Dans le public, la situation est différente : la jurisprudence administrative le confirme, lorsque l’employeur propose un renouvellements de contrat, dans la majorité des cas, le refus du salarié est assimilé à une démission, et l’employeur n’est pas tenu d’indemniser.
Les précaires piégés par ces règles sont légion à la Ville de Paris : ils ont alors le choix entre continuer à exercer un emploi sous qualifié et précaire, ou renoncer à toute indemnisation.
Précarité totale pour le salarié, sécurité maximale pour l’employeur municipal : le salarié n’a aucun contrôle sur la durée de son contrat, la Ville elle peut le retenir à son gré ou mettre fin au contrat comme bon lui semble.
A peu de choses près, la précarité est la même pour la cohortes des vacataires, petites mains interchangeables des cantines et des centres d’animation de la Ville de Paris.
Ils étaient environ 25 000 au début de la mandature Delanoë. A l’époque, la gauche parisienne pointait le recours abusif à ce type d’emplois par leurs prédécesseurs : elle reconnaissait que les embauches sous ce statut dérogeaient largement au cadre légal et jurisprudentiel. La plupart ne correspondaient pas en effet à des besoins ponctuels et discontinus dans le temps.
Mais ce constat n’est pas suivi d’effets : six ans plus tard, une grève très suivie de ce type de personnels met en lumière les conditions hallucinantes dans lesquelles sont employés des agents qui devraient depuis longtemps être des fonctionnaires territoriaux.
Il s’agit de contrats à la journée, voire à l’heure de travail, une flexibilité totale qui permet à la Ville d’ajuster au mieux l’offre à sa demande : les vacataires sont baladés d’une cantine à une autre, d’un centre d’animation à un autre, au gré du nombre d’enfants inscrits pour telle ou telle activité. Ils n’ont accès ni aux congés payés, ni à l’assurance chômage : en effet, les besoins sont permanents, la Ville est donc toujours en mesure de leur proposer des heures de travail, et tout refus est assimilé à une démission.
La jurisprudence fixe à 910 heures annuelles le maximum au-delà duquel la collectivité territoriale est tenue d’indemniser ; Pour beaucoup de salariés, il s’agit donc de temps partiel contraint, mais pour ceux qui travaillent plus que ce quota, aucune contractualisation n’est proposée, au mépris du droit. Ce sera une des victoires de la grève de mai 2006 que d’obtenir quelques centaines de contractualisation.
Les vacataires qui font le moins d’heures et ont l’âge requis pourraient légalement bénéficier d’un complément RMI et des droits sociaux qui vont avec. Mais encore une fois, la mairie s’assoit sur la législation et refuse systématiquement l’accès au minima social.
Paris, un temps d’avance....sur la précarité ?
Dans le seul secteur culturel (musées et bibliothèques), près du quart des effectifs de la Municipalité a un statut précaire (comptage effectué par les syndicats, la Mairie se refuse à fournir les chiffres).
Les vacataires se comptent par dizaines de milliers.
A Paris, soixante pour cent des Rmistes ont le bac ou plus : une réserve en or pour le Département, qui profite de son pouvoir de gestionnaire du RMI pour imposer des emplois sous qualifiés et sous payés à une population à qui il peut éventuellement suspendre son revenu en cas de refus.
Chacun peut le constater en parcourant le programme de l’équipe sortante pour la prochaine mandature : la résorption de la précarité n’est pas à l’ordre du jour.
Aux concernés de l’imposer !
publié dans : Vacataires
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 7 février 2008
Bonjour,
Nous venons de recevoir ce texte des vacataires de la Direction des Affaires Culturelles (mais ce problème concérne bien entendu l'ensemble des directions).
Nous attendons avec intérêt la position de la ville sur ce sujet, puisqu'elle est directement interpellée.
Pour notre part, nous ne pouvons qu'approuver ce texte. L'intersyndicale CGT, FO, Supap-FSU et UNSA appelle d'ailleurs à une action aujourd'hui pour la titularisation de tous les précaires de la DAC.
Nous avons pu observer que la CFDT s'était exprimée sur ce sujet hier (malheureusement, pour les musées seulement), implorant la Ville de tenir des promesses faites il y a 15 mois.
L'expression des vacataires démontre que cette problématique est cruciale en terme d'emploi, de reconnaissance, de sécurité au travail et bien sûr de justice sociale.
Parce que nous sommes totalement en accord avec ce texte et solidaire avec leur forme d'expression, nous diffusons ce texte à l'ensemble des personnels, mais aussi aussi aux responsables politiques, aux associations qui s'occupent de précarité, aux organisations syndicales, aux médias.
 
Le supap fsu

Monsieur Dagnaud,

>  

> Les "vacataires permanents" de la Ville de Paris souhaitent vous interpeller, au nom de la "justice sociale” mentionnée dans votre flash info du 19 décembre 2007, concernant "l'aide de 200 euros nets à tous les agents".

>

> Suite à ce communiqué nous avions crû comprendre, naïvement, que nous ferions forcément parti des bénéficiaires de cette aide. Nous en remplissions toutes les conditions : en poste depuis plus de six mois (pour certains d'entre nous depuis plus de dix ans), à temps plein ou travaillant plus d'un mi-temps, et surtout particulièrement concernés par la précarité (contrats de trois mois, six mois, sans possibilité de se projeter dans l'avenir ni même de se loger décemment...).

>

> Nous avons par conséquent été fort surpris à la réception de nos fiches de paie de janvier 2008. Quid de la prime de 200 euros? S'agissait-il d'une erreur informatique ou d'une nouvelle promesse non tenue?

> Stupéfaits, nous avons relu avec intêret votre communiqué du 19 décembre 2007. Effectivement, les vacataires ne figurent tout simplement pas sur la liste des bénéficiaires contrairement aux agents contractuels et aux agents sous contrat de droit privé (CA, emplois-jeunes, agents de ménage effectuant plus d'un mi-temps) et aux titulaires de catégorie A, B et C. Nous nous réjouissons pour nos collègues précaires (et titulaires) qui ont eu la chance de toucher cette prime mais, face à ce fâcheux oubli, les vacataires de la Ville de Paris s'interrogent.

>

> Si nous ne sommes pas considérés comme agents de la Ville de Paris (ce que pourtant notre fiche de paie indique) pourriez-vous nous en informer?

> Dans le cas contraire, auriez-vous l'obligeance de nous expliquer pour quelles raisons nous ne rentrons pas dans ce dispositif ? Sommes-nous subitement devenus des "travailleurs fantômes" dont plus personne ne souhaite se préoccuper ? Coûtons-nous déjà trop cher à la Ville de Paris ? Que justifie une telle discrimination au sein du personnel ?

>

> Certains vacataires vivent cette stigmatisation comme une double peine :

> - tous les vacataires des bibliothèques et musées concernés n'ont pas été titularisés comme promis.

> - les vacataires sont privés de la prime de 200 euros sans aucune justification.

> Personne n'a daigné répondre aux différents syndicats qui ont tenté vainement de vous interpeller à ce sujet.

> Il s'agit pourtant clairement d'une décision discriminatoire et excluante à l'égard d'une certaine catégorie du personnel de la Ville de Paris.

> A titre d'information nous sommes peut-être devenus des travailleurs fantômes mais pas encore des électeurs fantômes.

>

> Nous tenons à insister sur le fait que de nombreux musées et bibliothèques de la Ville de Paris ne pourraient pas fonctionner correctement sans notre présence.

>

> Aujourd'hui nous sommes néanmoins prêts à amputer nos pauvres salaires en faisant grève et en manifestant ainsi, aux côtés de nos collègues précaires, notre indignation.

>

> Nous espérons être enfin entendus par notre mairie (et employeur) et bénéficier de ses principes de justice sociale !


publié dans : Vacataires
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 1 février 2008

Ce matin Mr Pilon a envoyé a l'ensemble des chefs d'établissements une version très personnel des analyses d'ondes électromagnétiques effectuées le mois dernier dans 6 bibliothèques. Outre qu'il s'avance un tantinet, c'est surtout ses conclusions qui semblent hâtives (Tout va bien, circulez y rien a voir).

D'après les premières analyses faite par notre expert, les mesures sont fausses à Faidherbe et le protocole appliqué pour les autres est très contestable.

Nous ferons une communication en ce sens.

Mais j'ai eu au téléphone tout à l'heure une collègue, qui s'est équipée depuis peut d'un (petit) appareil de mesures. Elle a fait un petit tour dans quelques bibliothèques, voici les premiers résultats. Certains sont édifiants!

Dans les bibliothèques débranchées la mesure est de 0,1 à 0,3 volt par mètre. (normal)

A Malraux pareil, mais a titre d'exemple ont a été devant le four à micro ondes et ça fait 6 volt par mètre (20 à 60 fois plus) et ceci sur plusieurs mètres (normal notre four n'est pas  étanche)

Sinon Fessart c'est à 1 volt par mètre (nettement plus qu'ailleurs)

Buffon et Couronnes 2,5 volts par mètres (là ça fait beaucoup)

Et enfin Goutte d'or là c'est 3 volts par mètre (mais près des fenêtres seulement) ça fait donc la moitié de mon micro ondes qui fuit, mais là c'est toute la journée. Énorme donc.

Voilà pour les dernières infos. Nous feront d'autres mesures à l'occasion.

A bientôt

par Bertrand publié dans : wifi
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 1 février 2008
SUR LA PRECARITE !!


Les personnels en situation de précarité à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris se sont réunis le 10 janvier 2008 en assemblée générale. Ces agents travaillent dans 14 musées, 19 conservatoires et 56 bibliothèques. Ils sont 180, d’après nos décomptes car l’administration fait de la rétention sur les chiffres, et représentent un bon quart des effectifs totaux.
 
La précarité à la Ville de Paris et particulièrement dans les lieux « culturels » est dramatique. Les Elus responsables, notamment ceux chargés de la gestion des personnels, en sont conscients et ils en usent et abusent de manière délibérée car des promesses (non tenues) ont été faites en décembre 2006 et des budgets de création de postes de titulaires ont été votés au Conseil de Paris. Cette situation est d’autant plus scandaleuse que la mandature se termine dans quelques semaines, laissant le problème aux « suivant(e)s. Ainsi la municipalité présente un bon bilan …pour la précarité des personnels !
 
Ces précaires sont pour la plupart en situation d’insécurité sociale depuis des années (2, 4, voire …10 ans !). Jetez un œil au document annexé ! Ils alternent souvent contrats de vacataire, contrats aidés financés par l’Etat, entrecoupés de périodes de chômage financées par la Ville de Paris qui est son propre assureur ! Ces agents, plus que d’autres, ont l’impossibilité de se projeter dans l’avenir, ont des difficultés pour se loger, et subissent de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat.
 
Cette véritable « génération précaire » sacrifiée sur l’autel de la culture, soutenue par leurs collègues titulaires des musées, des conservatoires, des bibliothèques et de l’intersyndicale CGT, FO, UNSA et Supap-FSU, sera en grève le jeudi 7 févier pour demander son intégration dans un parcours professionnel et de vie, enfin sécurisé.
 
Des actions sont prévues dont un rassemblement à l’hôtel de Ville pour faire de cette journée le symbole des précaires soutiers de la culture municipale parisienne.
publié dans : Vacataires
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 1 février 2008
Isines : Monsieur Delanoë, si j'ai bien compris, vous souhaitez permettre l'accès au WiFi depuis un grand nombre d'endroits à Paris. En tant que mère de famille de jeunes enfants, cette volonté me préoccupe. Nous n'avons aucun recul sur les effets nocifs du WiFi, en particulier sur le cerveau encore immature des petits. D'ailleurs, dans certains länder allemands, le WiFi est interdit dans les écoles. J'ai lu aussi que des employés de différentes bibliothèques WiFi-isées s'étaient plaints de nausées et de maux de tête. Quelle est votre position sur le sujet ?

> Bertrand Delanoë: D'abord, j'assume tout à fait qu'il faille moderniser Paris, et je crois que les 400 points WiFi gratuits sont un vrai progrès. Mais je veille bien sûr à ce que tout cela soit sous contrôle et que nous prenions un maximum de précautions. Je vous précise d'ailleurs que la charte que nous avons adoptée pour les antennes relais est certainement une des plus sévères qui existe pour les opérateurs.

> Quant aux bibliothèques, nous avons écouté les personnels et nous faisons évoluer les choses avec eux et en prenant toutes les précautions nécessaires, mais je ne suggère pas non plus de nous fermer à toutes les évolutions technologiques, sinon je ne serais pas en train de dialoguer avec vous sur Rue89.

par Françoise publié dans : wifi
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 1 février 2008
SERVICE PUBLIC – SALAIRES – EMPLOI - STATUT
 
Après la grève du 20 novembre 2007 et face au refus de réelles négociations, tous en grève jeudi 24 janvier
 
Le point d’indice au cœur des revendications : pourquoi ?
 
à le point d’indice, c’est la base de calcul de nos salaires
En valeur, le point d’indice a perdu 24% de pouvoir d’achat depuis 1981 (source INSEE)
Soit deux mois de salaire ! ! !
à le point d’indice, c’est la carrière
Ne pas revaloriser le point d’indice, c’est tirer les salaires vers le bas. Les premiers échelons de la fonction publique sont à peine supérieurs au SMIC. Les changements d’échelon, liés à l’ancienneté dans la fonction publique, qui devraient correspondre à une augmentation de pouvoir d’achat, ne compensent même plus les pertes subies.
à le point d’indice, c’est le statut
L’individualisation de la rémunération des fonctionnaires et la promotion au mérite c’est la remise en cause du statut de la fonction publique par la mise en concurrence de ses agents soumis, désormais, aux états d’âme et lubies de leur supérieur hiérarchique.
à le point d’indice, c’est la retraite
La réforme Fillon de 2003 abaisse considérablement le niveau des pensions
La perte de valeur du point d’indice aggrave ce phénomène.
 à le point d’indice, c’est la Fonction Publique
C’est le statut de la fonction publique qui a permis de constituer en France
une « fonction publique intègre, professionnelle et impartiale »
(rapport du Conseil d’Etat de 2003)
Attaquer le point d’indice, c’est donc remettre en cause les salaires, la carrière, le statut, la retraite, c’est donc remettre en cause la notion de Fonction Publique.
 
Emploi contre salaire ?
Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partants à la retraite permettrait de mieux rémunérer les personnels restants… Foutaises ! ! !
Depuis 2003, le gouvernement a supprimé plus de 33 000 emplois dans la fonction publique et nous avons toujours des salaires déconnectés de l’augmentation du coût de la vie.
 
Vides les caisses de l’Etat ?
 
15 milliards de cadeaux fiscaux pour les riches,
172% d’augmentation de salaire pour le Président….…Rien pour les fonctionnaires ! ! !
 
JEUDI 24 JANVIER 2008
 
MANIFESTATION UNITAIRE A L’APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES)
 
14 h00 – Place de la Bastille

Le point d’indice, c’est quoi ?
 
A chaque échelon correspond un indice. Le salaire brut se calcule en multipliant l’indice majoré par la valeur du point.
Actuellement, la valeur du point d’indice est de 4,534275 euros.
 
Exemples :
- un animateur 2e Cl au 10ème échelon (indice 395) a un salaire brut égal à : 4,534275 € x 395 = 1791,04€
- un adjoint administratif 2ème Cl au 3ème échelon (indice 287) a un salaire brut égal à : 4,534275€ x 287 = 1301,34
Le SMIC s’élève à 1280,07 € brut.
Du fait de la non revalorisation du point d’indice par rapport à l’inflation, les salaires de la Fonction Publique sont tirés vers le bas et à peine supérieurs au SMIC
 

 
par Françoise publié dans : dacsupap
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 18 janvier 2008
La question du Wi-fi est apparue nationalement, suite au moratoire adopté par le Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
Le Supap-FSU, après demande des personnels, est à l’origine de cette décision. Des études ont été demandées.
Ce matin, le Secrétaire Général de la Ville de Paris, M. Guinot Delery,- a remis un premier document de résultats à des organisations syndicales sauf au ……Supap-FSU ! Notre syndicat n’était visiblement pas le bienvenu pour parler du Wi-fi dans les bibliothèques (contrairement à de nombreux journalistes et institutions).

Cette méthode contraire à l’esprit même de la morale politique et démocratique est elle une préfiguration de la position du Maire de Paris, M. Delanoë ?

La mise en pratique du principe de précaution voté par la Ville de Paris ne peut se faire que dans la transparence et en présence des acteurs concernés.

Le Supap-FSU maintient la demande de moratoire, et le débranchement immédiat des bornes Wi-fi  dans les établissements où des personnels ont déclarés des malaises, ce qui implique aussi dorénavant les bibliothèques Goutte d’or (18è) et Fessart (19è).


Contacts
Marie Claude Sémel,
Agnes Dutrevis, Bertrand Pieri
01 44 70 12 80     supap-dac@voila.fr
par Françoise publié dans : wifi
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus