Appel à la Grève

Tous les syndicats
ont déposés un préavis de grève
concernant tous les services de la ville de paris
pour le lundi 14 décembre

Pétition Transports SDE

NON A LA FERMETURE
 DU SERVICE DES TRANSPORTS AU SDE

 

Suite à la décision prise par la Direction des Affaires Culturelles de fermer le Service des transports basé au Service du documents et des échanges, pour le remplacer par le service des TAM (Transports automobiles municipaux).

 Nous les responsables d’établissements, et personnels des bibliothèques, demandons le retrait de cette décision, prise sans consultation auprès du Réseau.

Le service actuellement en place fonctionne parfaitement, et nous souhaitons garder ce service rendu par des agents ayants l’expérience des bibliothèques, toujours disponibles et serviables.

 

Certaines de nos demandes sont assez spécifiques, et pensons que l’équipe en place est à même de remplir ces taches qui nous permettent d’améliorer le service rendu à nos usagers.

Copier ce texte, signez le en notant aussi le nom de la bibliothèque et renvoyez le soit par fax au 43.47.84.55, soit par mail à bruno.vanesse@paris.fr

 

 

Campagne TcherMobile

Portables, antennes relais, WIFI, GPRS, 3G, WIMAX ...
Campagne de sensibilisation et d'alerte
sur la page suivante link


Pour un encadrement de la technologie mobile, promotrice d'effets délétères sur la santé

Zone blanches

NON à Edwige

 

non au fichage généralisé!!
signez contre la mise en place du fichier EDVIGE

Un décret publié le 1er juillet 2008 a officialisé la création du fichier Edvige,

Ce fichier doit centraliser des informations relatives aux personnes /« ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat électif, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif »./ Il s'agit plus généralement de ficher les personnes /« susceptibles de porter atteinte à l'ordre public »,/ et ce,dès l'âge de treize ans.

> Allez signer la pétition contre sur : http://www.nonaedvige.ras.eu.org/

> plus d'infos et l'article de la news à cette adresse :
> http://www.01net.com/editorial/386952/des-centaines-d-associations-disent-non-au-fichier-edvige/?rss

Pétition

ONDES
ELECTRO-
MAGNETIQUES

Pétition internationale de soutien au rapport « Bio Initiative »

 

Le « EMR Policy Institute » diffuse une pétition internationale pour faire approuver les recommandations du rapport du consortium scientifique « Bio Initiative ». Cette pétition traduite en plusieurs langues (Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Italien, Néerlandais et Japonais est disponible par le lien suivant :
http://petition.next-up.org/sign-petition-fr.html

 

Ce rapport « Bio Initiative » a été publié en 2007 par 14 scientifiques internationaux. Il préconise l’abaissement des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques (Antennes relais, Téléphone mobile, Wi-fi, etc..).

 

Après le moratoire initié par notre syndicat, voté en décembre 2007 dans le but de penser le futur que nous souhaitons en réponse aux installation de nombreuses bornes Wi-fi par la Ville de Paris dans les mairies, les parcs et jardins, le salon d’accueil de l’Hôtel de Ville, les musées ; Après la déconnexion de 4 bibliothèques qui s’ensuivit ; Après la décision de la BNF de renoncer au Wi-fi au profit d’une connexion par câbles, nous appelons à signer et faire signer massivement cette pétition internationale de soutien, destinée à être remise aux différentes institutions internationales.

wifi

Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 12:49

                                                                       Paris, le 03 Avril 2009

 

Objet : Conseil de Paris des 6 et 7 Avril et Voeu relatif au Grenelle de la téléphonie mobile (pour l'adoption d'un seuil maximal d'exposition  à 0,6 Volts par mètre)

 

A l'attention des Conseillers de Paris

Mesdames et messieurs les Conseillers de Paris,

Sur proposition des élus du groupe Les Verts, un voeu « relatif  au Grenelle de la téléphonie mobile et des antennes-relais » va être soumis à vos votes à l'occasion du  prochain Conseil de Paris.

 

Ce voeu est très important car il intervient juste avant le « Grenelle des antennes » programmé au 23 Avril prochain.

 

Faisant suite aux avis unanimes d'experts et de scientifiques indépendants sur la question des effets sanitaires des ondes électromagnétiques émises par les technologies sans fil, ce voeu est favorable à l'application de seuils d'exposition aux ondes de la téléphonie mobile beaucoup plus restrictifs.

Il s'inscrit dans la continuité de différentes prises de position, à la fois scientifiques et judiciaires mais également politiques.

 

Le 04 Septembre 2008, le Parlement européen a voté une résolution intégrant les conclusions du rapport « Bioinitiative » publié en 2007 (http://www.robindestoits.org/_a45.html). Cette résolution évoque le « syndrome d'hypersensibilité aux rayonnements électromagnétiques »  et qualifie d' « obsolètes » les seuils d'exposition actuels. (Voir : http://www.robindestoits.org/_a515.html).

 

Puis, la commission de l'environnement et de la santé publique du Parlement européen, réunie hier en séance plénière (02 Avril 2009), a adopté à la quasi unanimité un texte invitant la Commission européenne à  faire adopter des normes de protection sanitaires pour les riverains d'antennes-relais.

(Voir : http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/066-53234-091-04-14-911-20090401IPR53233-01-04-2009-2009-false/default_fr.htm)

 

Le 23 Mars dernier, lors du Colloque « Technologies sans fil et Santé », cinq scientifiques européens de haut niveau ont évoqué « un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques » et alerté les pouvoirs publics vis à vis d'un « problème de santé publique jugé majeur », mettant en garde contre un risque d' « évolution chez ces personnes vers des maladies dégénératives du système nerveux, voire certains cancers » (Appel des scientifiques européens au Sénat du 23/03/2009 : http://www.robindestoits.org/_a777.html).

 

La Justice, pour sa part, a ordonné le démontage d'antennes-relais dont « les normes règlementaires applicables en France » sont « parmi les plus laxistes » (voir le jugement du TGI d'Angers du 05 Mars 2009 : http://www.robindestoits.org/_a760.html) et présentent « un risque certain et non hypothétique » (voir le jugement du TGI de Nanterre du 18 Septembre 2008 : http://www.robindestoits.org/_a549.html).

 

Un risque qui n'est plus couvert par les principales compagnies d'assurance mondiales, qui ont exclu de leur police depuis 2000, au côté des risques amiante, plomb et OGM, « les risques de toute nature liés aux ondes et champs électromagnétiques. » (Voir http://www.robindestoits.org/_a41.html)

 

Lors de la précédente mandature, plusieurs groupes politiques se sont prononcés pour ce seuil de précaution de 0,6V/m (UMP, UDF, Les Verts et communistes).

Vous avez a nouveau l'occasion de devenir acteur d'un vrai problème de santé publique, auquel vous devez, en tant qu'élus, ne pas être insensibles.

 

Et il est nécessaire de se prononcer sur le 0,6 V/m, recommandé par toutes les instances compétentes et indépendantes, car tout autre « baisse significative » n'exigeant pas ce seuil participerait de l'alignement à une logique industrielle, qui se fait au détriment de la santé publique.

 

 

 

                                                                                        Robin des Toits et Supap-FSU

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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 16:33

COLLOQUE DU 23 MARS 2009 AU SENAT

COORGANISE PAR

LE SENAT, SUPAP-FSU, ROBIN DES TOITS

ET ECOLOGIE SANS FRONTIERE

 

Introduction :

Un Grenelle des antennes se dessine. Il faut rendre hommage aux associations et aux lanceurs d’alerte. Dernièrement, il y eu plusieurs décisions de justice qui s’appuie sur l’existence d’un trouble de voisinage pour les riverains d’antennes-relais (principe de précaution).

 

Appels :

ECOLOGIE SANS FRONTIERE

demande une modification du droit du travail : reconnaissance de l’EHS comme handicap.

La législation française est obsolète : il faut un seuil de précaution

Il faudrait une gouvernance écologique sur ce sujet (comparaison avec le tabagisme passif)

demande une campagne d’information sur les risques sanitaires encourrus

création d’un médiateur des ondes pour un arbitrage entre les associations et le lobbying des opérateurs de téléphonie mobile.  

DES SCIENTIFIQUES :

Avec le Dr Lennart Hardell qui a rendu une étude sur les effets cancérigènes du téléphone portable sur le cerveau ; Le Pr Franz Adlkofer, coordinateur du programme Reflex ; le Pr Pierre Le Ruz, membre du CRIIREM ; Le Pr Dominique Belpomme, cancérologue à l’Hôpital Européen G. Pompidou qui finalise une première étude sur le SICEM (syndrôme d’intolérance aux champs électro-magnétiques).

 

Appel du 23 mars : Les abeilles et les oiseaux utilisent les champs électro-magnétiques naturels. Il existe plusieurs études cliniques et épidémiologiques. Les EHS sont devenus intolérants aux ondes de la téléphonie mobile. Les mécanismes biologiques en jeu sont encore mal connus. L’EHS est une maladie reconnue en Suède et représente un préjudice grave et peut évoluer vers une maladie du système nerveux ou un cancer. Il faut une reconnaissance et une réparation par les Etats et appliquer le principe de précaution.

 

L’AFOM (Association Française des Opérateurs de téléphonie Mobile) est absente du débat ainsi que l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) qui a préféré exercer son « devoir de réserve » !!!

 

Intervention du Pr Adlkofer qui coordonne l’étude Reflex : 12 pays européens participants, coût : 2 millions d’euros. Il évoque les difficultés de mesure des expositions aux CEM. Il faut apporter la preuve des altérations cellulaires en dessous des seuils d’émission admis. Les normes de l’ICNIRP (Commission internationale sur la radioprotection non-ionisante) sont encore valables. A partir de la fréquence de 1800 MGHZ on a observé des modifications cellulaires. Conclusion de l’étude REFLEX : rupture d’ADN, aberrations chromosomiques, altération des gènes.

Etudes in vivo et in vitro.  En tout, 9 études échouent à montrer les effets génotoxiques directs mais mettent en évidence des effets génotoxiques par des agents chimiques ou physiques. Dans une étude suisse, on trouve des effets sur les globules blancs et l’ADN.

 

Les effets non-thermiques ne sont pas reconnus par :

les lobbies militaires et industriels

l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) à cause des intérêts économiques.

l’industrie qui contrôle la recherche

 

Basses et hautes fréquences induisent expérimentalement -sur l’animal et les cellules humaines en culture- des effets athermiques sur l’ADN ; les normes de protection sont insuffisantes !

Il existe un risque de développer une tumeur pour les usagers du téléphone portable et un risque moindre pour les utilisateurs du DECT (téléphone domestique sans fil). Entre 2000 et 2007 une étude suédoise a montré une augmentation des tumeurs du cerveau.

Il y a aussi un affaiblissement de la barrière hémato-encéphalique sur les personnes utilisant un portable depuis longtemps.

Existe aussi un risque de développer une tumeur des neurones acoustiques (gliome) du côté de la tête qui est en contact avec le téléphone.

 

Intervention du Pr Le Ruz qui a travaillé aussi avec des historiens sur les effets des CEM.

Ceux-ci sont connus des militaires depuis 1950 : ils peuvent détruire les matériels électriques ou électroniques ; ils ont des effets sur les êtres vivants. Rappel : les radiofréquences sont différentes des ondes radioélectriques.

Historique : en 1978, nombreux décès à l’ambassade américaine de Moscou. Les personnels sont exposés au minimum 9 heures par jour à des puissances de CEM de 9 à 19 volts par mètre. Les tests sanguins montrent des aberrations chromosomiques et un important taux de leucémie chez les enfants et les adultes.

En 1998, une étude fait apparaître des troubles neuroendocriniens, immunitaires et endocrinologiques. Les leucocytes ne fonctionnent plus. Les précis de médecine aéronautique et aérospatiale décrivent le syndrôme des micro-ondes. Des militaires sont pensionnés à cause de cette pathologie. Le Bureau International du Travail reconnaît que les hyperfréquences sont dangereuses pour l’homme.

En 1994, la résolution Paul Lanoye met en évidence des effets à long terme. Les ordinateurs sont mis aux normes suédoises (par rapport aux basses fréquences).

EDF, Alcatel et les industriels de l’électricité veulent faire des textes à l’attention des techniciens, des politiques et des journalistes. Ils souhaitent neutraliser certains pays jugés dangereux. Des travaux scientifiques sont publiés à charge et à décharge. Pour la protection des appareils électriques et électroniques (loi de comptabilité électromagnétique) on édite une directive puis un arrêté en 2006 pour l’immunité des appareils : pas plus de 3 volts par mètre (41 à 61 volts par mètre pour les humains !)

2000 à 2009 : plusieurs déclarations et appels avec le « retour des pathologies CEM ». Rapports de l’AFSSET. Aucune indépendance de la recherche dans ce domaine.

L’Etude Interphone regroupe 12 états européens : protocoles exemplaires mais rapport- fantôme : 5 ans de retard. Le Parlement vote cette semaine. Toutes les normes actuelles sont obsolètes. On observe des décès de personnes vivant à proximité des antennes. En Espagne, on a procédé à des démontages d’antennes-relais.

Il faut distinguer le risque accepté et le risque subi ex. : usagers de téléphones portables et riverains d’antennes. Le CRIIREM demande que le seuil des CEM soit abaissé à 0,6 volts/mètre. Le Parlement européen demande 1 volt/m comme limite maximum.

Les assurances refusent d’assurer les effets des CEM : les risques sont très élevés.

Il faut de toute urgence arrêter ce délire technologique : Une thèse universitaire va être publiée sur ce sujet (à demander au CRIIREM).

 

PRIARTEM a fait connaître le rapport Reflex. Les rayons gamma peuvent produite les mêmes effets que les rayons GSM. Voir le livre du Dr Albaret « halte aux effets électromagnétiques ». En 1980, effets des ondes radar (3GHZ) pendant 7 jours : stérilité complète sur des animaux nouveaux-nés, caractère transmissible à la postérité.

 

AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT : 80 % des français réclament un changement des normes pour la téléphonie mobile. 2001 : accumulation de rapports plus ou moins complaisants et non-indépendants. Il faut un pluralisme des experts, des études scientifiques et épidémiologiques ; appliquer le principe de précaution ; interdire le téléphone aux enfants. Des collectifs doivent se constituer.

 

PRIARTEM : Grenelle de la téléphonie mobile reporté au 23 avril (délai nécessaire pour rencontrer les opérateurs). Madame Jouano a déjà reçu les associations à leur demande.

Objectif : discussion du Grenelle 2 au Sénat, quelques articles sur les portables (possibilité de l’interdire aux enfants de moins de 6 ans). Le Parlement européen a voté 3 articles : sur le rapport Bioinitiative mais les valeurs d’exposition proposées par le Parlement français  sont obsolètes. Résolution du 23 février 2009. Sur une révision de la base scientifique et un rapport au Parlement, les députés doivent voter jeudi prochain.

Lors d’un colloque scientifique organisé à Bruxelles les 11 et 12 février 2009, le rapport Bioinitiative a été contesté.

Au niveau national, amendement au parlement : application du principe ALARA qui tient compte du contexte d’incertitude face au risque radiologique. Nécessité d’un décret. Roselyne Bachelot a donné un avis défavorable du gouvernement. Pour Bouygues, il faut régler le problème des plaintes avant de passer à la 4 G. La Fondation Santé et Radiofréquences demande l’application du principe de précaution.

 

Alfred Leclercq, représentant d’Alliance pour la planète, membre du réseau Environnement santé. Avec la superposition de tous les problèmes, on va avoir des effets irréversibles (problème des abeilles). L’AFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a écrit : « le principe de précaution est une erreur ».

Le CRIIREM a un laboratoire de mesures qui peut faire des contre-expertises inopinées et indépendantes bien qu’il n’aie pas l’accréditation COFRAC.

 

ECOLOGIE SANS FRONTIERE remercie ROBIN DES TOITS et les 2 sénateurs, Jean Desessard et Marie-Christine Blandin, dépositaires du projet de loi.

 

La HARPE Chevreuse, association de la ville de Chevreuse, située dans un parc régional, regroupe 70 personnes. Dans cette région, 80% de la surface est boisée. Quatre pylônes d’antennes-relais ont été installés malgré une tentative de mobilisation de la classe politique. Chaque année : envoi d’un état des connaissances scientifiques sur l’impact sanitaire des CEM. Les riverains sont de plus en plus malades. Neuf personnes ont attaqué au civil en justice pour « trouble anormal du voisinage » plus une plainte au pénal contre Bouygues (les deux filles de la présidente de cette association sont malades). Le Maire de Chevreuse a attaqué Orange la semaine dernière avec une procédure accélérée.

 

Madame Daveu, directrice de cabinet de N. Kosciusko-Morizet, lit un message de celle-ci : Le développement des nouvelles technologies suscite attentes et inquiétudes. Face à l’exigence de couverture du territoire national, on a des réticences des riverains et des élus. Un débat public et scientifique sur les antennes et le téléphone portable doit avoir lieu. Nous sommes attachés au principe de précaution. Il faut : améliorer l’information, comparer les politiques publiques, mutualiser les antennes, financer les recherches scientifiques, être prudent avec les téléphones portables.  

 

Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits : politique de la chaise vide pour les opérateurs. N. Kosciusko-Morizet avait fait un projet de loi en 2005 à 0,6 volts/m, si ce seuil est voté, l’association se dissoudra.

Richard Forget a trouvé un moyen pour les plus démunis d’aller en justice : les contrats d’assurance-habitation comprennent une assurance juridique, soit 700 à 800 euros qui permettent de faire des mini class-actions (regroupement des plaignants et partage des frais). 10 magistrats se sont déjà prononcés dans ce cadre juridique.

Arrêt de la Cour d’Appel de Versailles du 4/02/09. La vérité judiciaire est basée sur la démonstration. Au terme des pièces soumises (la plupart émanant des opérateurs eux-mêmes), on a pu établir l’existence d’un trouble de voisinage donc d’un risque.

Il existe indéniablement une controverse scientifique. Néanmoins, l’état de peur et d’anxiété est considéré comme un préjudice moral duquel découle le trouble anormal du voisinage. La charte de l’environnement a valeur constitutionnelle mais les entreprises privées doivent-elles appliquer le principe de précaution ? Les juges civils par nature plus indépendants s’estiment compétents pour parer à un dommage futur. C’est une « position raisonnable ».

Quel biais mettre en place dans le Grenelle pour faire cesser ces actions en justice demande André Aurengo, membre du Conseil d’administration d’EDF et de l’Académie de Médecine. Pour l’AFSSET, une étude est à l’œuvre, on attend. L’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales et l’IGE (Inspection Générale de l’Environnement) ont commenté le travail de l’AFSSET : manque de déontologie et d’indépendance, cette étude a été classée.

 

Question d’un élu local : Que faire en habitat dispersé, la notion de riverains est alors plus extensive et les antennes ont alors une portée de 10 km environ. Que faire dans le cas des écoles riverains d’antennes ? Demande d’enlèvement d’une antenne pour atteinte au domaine public hertzien.

Les honoraires de Me Forget sont de 5000 euros HT pour ce type de procédure, peu importe le nombre d’opérateurs.

La stratégie pour les bâtiments communaux est le non-renouvellement du bail des antennes par la Mairie. Les collectivités locales doivent prendre des arrêtés. Autoriser l’installation sous-conditions : chartes, interdictions formelles et restrictions (cf la ville de Coquel). Examiner les baux des antennes : 9, 13, 15 ans. Le Conseil d’Etat dit : Il n’y a aucun risque. Il faut attaquer au civil.

 

Effets des ondes hyperfréquences sur l’audition : Effet Frey : phénomène de résonnance à partir de 3 volts/mètre et à certaines fréquences (reconnu médicalement). Pas plus d’un volt par mètre pour les relais hertziens (inter-antennes).  L’administration a trouvé une astuce : le protocole de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) n’est pas limité en fréquence, un certain nombre de cabinets n’ont pas l’équipement nécessaire (problème de mesure du wifi et du wimax). Rappel, l’ICNIRP se base seulement sur les effets avérés donc thermiques.

M. R. Dutrey, élu du 14e arrondissement où il y a beaucoup d’antennes. Il faut une charte par rapport aux antennes sur les logements sociaux. Mais la charte n’a pas valeur légale et il y a désaccord sur le protocole de mesure. Elles sont peu fiables : pas d’indépendance car financées par les opérateurs. Il faut une importante mobilisation pour influer sur les décisions du maire de Paris.

Bernard Despierre, élu à Tourcoing préconise un moratoire d’un an pour les antennes, une charte (avec participitation des associations), informer les élus. Il y a eu un vœu à son conseil municipal adopté à l’unanimité La communauté urbaine a aussi fait un vœu : plus de mutualisation ! Dans sa région, c’est la guerre entre opérateurs français et belges ; qui va payer les dégâts ? Il faudrait un réseau de mesures comme pour la pollution atmosphérique.

Le Pr. Belpomme a été auditionné par l’AFSETT sur son étude. Il a détecté -par l’identification d’une protéine de stress dans le sang et un échodoppler pulsé - une souffrance cérébrale comparable à celle de la maladie d’Alzheimer et dans 40 % des cas, une baisse de la mélatonine, hormone détectée dans les urines (hormone du « décalage horaire ») qui exerce une action antioxydante (anti-cancer). Les tests d’EEG (électroencéphalogramme) sont à mettre en parallèle avec d’autres pratiqués sur les animaux : anomalies de l’onde alpha et de la fermeture des yeux.

 

Le Pr Johanson se réfère à la Charte des Nations Unies (chacun a le droit de vivre et de travailler dans un environnement sain). Il a fait une étude sur la peau des EHS mais a eu un manque de financement pour aller plus loin. Il a trouvé des similitudes avec les effets des radiations ionisantes (radioactivité). Les cellules cutanées rencontrent des problèmes devant un simple écran d’ordinateur ! Cela se combine avec par exemple une réaction à la poussière ou au pollen.

 

Madame Boudin : La Fondation Santé et Radiofréquences a été créée en 2005, financée à 50% par l’Etat et à 50 % par les industriels. Il y a eu mise en place d’un conseil scientifique indépendant. Programme sur 5 ans : recherche épidémiologique, études in vitro (sur le génôme humain), études in vivo (plan de tomate, Pr Ledoit ; jeunes animaux) ; ces études ont donné peu de résultats !

 

Bertrand Pieri : Il y a une politisation des questions de santé. Le Supap-Fsu avec Robin des Toits a lancé un « Appel à zones blanches » sous la forme d’une pétition. Problème du droit de retrait par rapport au droit du travail. Les bornes wifi à Paris ont coûté 4 millions d’euros. L’intersyndicale veut faire remonter les problèmes.

 

René Picot ( ?), chimiste : problème des personnes ayant des amalgames dentaires (présence de mercure qui se délite et passe dans le cerveau). Bataille au niveau européen en 2006. Pluralisme des idées dans le Conseil Scientifique de la Fondation Santé et Radiofréquences ??? Négation du lien causal avec l’EHS -qui touche 5 à 10 % de la population en Suède-.

 

Souhaits : Conférences citoyennes sur les nanotechnologies (RFID…) : prudence quand on sort du domaine de la recherche (recherche de la preuve absolue ?!). Etude épidémiologique sur les riverains d’antennes-relais avec quelle population-témoin (quelles zones blanches ?). Etudes avec des dosimètres individuels (actuellement Fondation Santé et Radiofréquences).

 

Compte rendu d'Isabelle Gracy


Par Isabelle Gracy - Publié dans : wifi
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 15:34

Petit aperçu de la conférence de presse présentant la conférence citoyenne sur les ondes électromagnétiques du 02 mars 2009 à l’Hôtel de Ville.

 

 

Anne Hidalgo ouvre la conférence de presse en insistant sur  les termes «santé» et «société»  qui sont essentiels.

Car les ondes sont maintenant dans l’espace urbain. La question se pose en terme sanitaire. Face à l’inquiétude des Parisiens, face à la gestion du principe de précaution (l’arrêt de la cour d’appel de Versailles).

La question se pose aussi en terme de société. Paris est une ville ouverte sur le monde, sur la technologie. Elle utilise tous les outils de la modernité pour être au service des Parisiens. En gros, pour Madame Hidalgo la modernité est une base identitaire de Paris.

La question est également économique. La diffusion des savoirs est essentielle, Paris est une capitale universitaire.

Mais Paris a toujours été responsable et pionnière en la matière. Depuis 2001, elle a fait signer une charte de la téléphonie mobile aux opérateurs (seule ville en France) limitant notamment la puissance des ondes à 2V/M. Mais rien n’empêche qu’elle soit revue et corrigée et la conférence citoyenne peut apporter aux élus des éléments pour y parvenir.

Mais il n’ y a pas que la téléphonie mobile et la conférence doit aussi traiter du WIFI, qui a été un sujet très sensible dans les bibliothèques, du wimax, du pass navigo, etc…

 

Ce type de conférence est mise en place quand une technique utile, il ne faut pas le nier, pose des problèmes de nature éthique, scientifique ou sanitaire.

 

Cette conférence sera composée de 20 citoyens et leurs conclusions seront rendues publiques.

Cela va permettre d’approfondir la révision de la charte avec les opérateurs de téléphonie mobile. De poser, peut-être la question du Wifi dans les équipements municipaux.

 

Paris s’engage dans la modernité mais doit rester exigeante sur la santé de nos concitoyens.

 

Jean-Louis Missika prend la parole à la suite d’Anne Hidalgo et développe pourquoi ce type de conférence citoyenne est utile sur des sujets comme celui là.

« Il est de notre devoir de lutter contre toute forme de méconnaissance et de jugement à l’emporte-pièce. Paris est une ville remplie d’interactions d’objets communicants, il faut savoir ce que l’on fait de cette réalité.

Cette conférence citoyenne ne doit être entachée d’aucune suspicion. La qualité des personnalités est essentielle, elle doit être exemplaire (de toute façon, la conférence doit être filmée dans ses conclusions et surtout disponible).

Cette conférence doit aider les élus à gérer le nécessaire et faire l’équilibre entre principe de précaution et « principe de modernité ».

 

 Jean-Louis Missika laisse la parole à Denis Baupin.

« Si la conférence citoyenne est organisée à Paris, c’est qu’il y a une carence de l’Etat dans ce domaine.

Nous ne devons accepter ni l’irrationalité, ni le dogmatisme et cette conférence pourra nous aider à définir le risque acceptable mais il ne faut pas être aveugle, la société veut ces nouvelles technologies.

Les verts travaillent en ce moment à recenser ce qui se fait ailleurs dans différents pays et villes françaises et étrangères.

Il faut trouver la meilleure façon d’utiliser la technologie en préservant la santé. »

 

Hamou Bouakkaz intervient à son tour.

« Cette conférence est un des outils à notre disposition pour co-produire le Paris de demain.

Nous ne renonçons pas au pouvoir mais il faut mettre en place un vrai dialogue avec les Parisiens (droit à pétition, etc.)

La parole des Parisiens est importante, elle aide à la décision publique mais cette conférence ne peut être ni un contre-pouvoir ni un attrape-couillon ».

 

Questions :

 

- Comment seront prises en compte les décisions des citoyens de la conférence ?

 

A. Hidalgo : « La charte passée avec les fournisseurs de téléphonie mobile est déjà une prise en compte de ces problèmes. La ville de Paris organise des réunions avec les associations pour débattre des dossiers posant problèmes. Quant aux implantations des antennes relais, c’est aussi une façon de prendre en compte ce problème, comme l’est également la possibilité qui est donnée aux Parisiens de faire faire des mesures chez eux ou dans des lieux publics (service de l’écologie urbaine). Tout cela sert déjà à objectiviser le débat.

Cette conférence va permettre de partir sur de bonnes bases, de faits objectifs et précis. Si on arrive avec des dogmes, des  A Priori, on n’avance pas. »

 

-         L’ensemble des points de vue sera-t-il pris en compte ?

 

« Oui, tout les acteurs interviendrons, opérateurs, association etc. »

Baupin répond : » Tous les acteurs doivent être entendus, on doit de toutes façons travailler vers quelque chose qui va vers le compromis.

On part des données qui font consensus. Qu’est ce qu’une onde, etc. ; là où tout le monde est d’accord puis on introduit petit à petit les interventions qui font polémique, des données controversées…

 

La conférence : c’est 3 week-ends de formation et deux week-ends pour auditionner et rendre compte. »

 

-         20 personnes pour le panel, c’est peu, ça correspond à quoi ?  Un parisien par arrondissement ?

 

« En fait c’est assez courant dans ce type de conférence d’avoir un panel restreint, d’ailleurs 20 personnes, c’est plutôt supérieur à ce que l’on voit d’habitude (pour les OGM, c’étaient 16 personnes).

Ce panel est qualitatif et non pas quantitatif et donne toujours de bon résultat en terme de préconisations et d’idées auxquelles on ne pense pas.

Ce chiffre est correct pour faire apparaître quel consensus et quel dissensus il peut y avoir dans un groupe de citoyen.

 

-         La ville va-t-elle vraiment appliquer les décisions des citoyens. S’ils pensent qu’il ne faut pas dépasser les 0,6V/M, cela sera-t-il mis en place ?

 

Réponse de Baupin : « Si c’est juste un chiffre qui doit ressortir de cette conférence alors je serai frustré, j’espère qu’elle donnera lieu à des décisions, des éclairages plus subtils, Ce chiffre on le connaît déjà. On attend d’autres idées même si on sait que la réglementation est peu pertinente. »

Anne Hidalgo : « Les éléments qui vont ressortir de cette conférence vont nourrir la nouvelle forme de la charte, il y aura forcément des décisions prises par la Ville. On aura peut-être à tirer des conclusions par exemple sur le WIFI dans les établissements publics. »

 

-         Si la conférence conclut à la nécessité de ne plus mettre de WIFI dans les bibliothèques que fera la Ville ? Un classement vertical, comme cela l’a été pour la conférence citoyenne sur les nanotechnologies.

 

Réponse de Hamou Bouakkaz :

« La conférence ne pourra pas conclure qu’il ne faut pas enlever le WIFI dans les bibliothèques, il y a une différence entre le non service et le risque à courir. Il n’est pas possible de choisir entre tout ou rien, la conférence devra avoir une appréhension plus globale du problème. »

 

« Ce sujet est effectivement polémique mais surtout le fait d’un seul syndicat et d’une question syndicalo-professionnelle mais nous avons fait des mesures et tout est conforme. Cela dit nous reconnaissons qu’il y a des personnes plus sensibles, ça on le sait. Ce phénomène n’est pas à prendre à la légère. » (Anne Hidalgo)

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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 16:17

Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice du Nord,

et Jean DESESSARD, Sénateur de Paris,
en partenariat avec Supap-FSU , Ecologie sans frontière et Robin des Toits,
ont l’honneur de vous inviter à un colloque sur le thème :

 « Technologies sans fil : un nouvel enjeu sanitaire »

 Lundi 23 mars 2009
de 9h30 à 17h30
Salle Médicis - Palais du Luxembourg
15 rue de Vaugirard – Paris 6e


Inscriptions : http://ehs.robindestoits.org/inscription.php

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Programme

 9h30 - Accueil des participants par Marie-Christine BLANDIN et Jean DESESSARD et ouverture des débats par Franck LAVAL, président d’écologie sans frontière et membre du comité de suivi du Grenelle de l’environnement.


9h45-12h - Première table ronde sur le thème « Ondes électromagnétiques : que dit la science ? »

Avec la participation du Professeur Franz ADLKOFER, coordinateur général du projet de recherche REFLEX (Allemagne), du Docteur Lennart HARDELL, professeur en oncologie et cancérologie au University-Hospital d’Örebro (Suède), du Professeur Pierre LE RUZ, docteur en physiologie animale et président du conseil scientifique du Criirem (France), et M. Olivier MERCKEL porte-parole de l’AFSSET.


12h-12h30 - Temps d’échange avec les représentants de la société civile.


12h30-14h - Pause déjeuner


14h-15h30 - Deuxième table ronde sur le thème « Quelles avancées pour la règlementation en France et en Europe ? »

Avec la participation de Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, de Mme Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice du Nord, de M. Etienne CENDRIER, porte-parole de « Robin des Toits », et de M. Jean-Marie DANJOU, délégué général de l’AFOM.


15h45-17h15 - Troisième table ronde sur le thème « Nouvelles technologies, nouveaux handicaps ? »

Avec la participation du Professeur Olle JOHANSSON, professeur associé au Karolinska Institute de Stockholm (Suède), du Professeur Dominique BELPOMME, Président fondateur de l’ARTAC, cancérologue à l’hôpital européen Georges Pompidou et professeur des universités en oncologie médicale au CHU Necker-Enfants malades (Paris), de M. Jean DESESSARD, Sénateur de Paris, de M. Bertrand PIERI, SUPAP-FSU Ville de Paris, et de Mme Françoise BOUDIN, directrice de la Fondation Santé et Radiofréquences.


17h15 - Clôture des débats par Etienne CENDRIER et Jean DESESSARD

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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 11:50
 LES INITIATEURS NE SONT PAS ASSOCIES !

Communiqué de presse Paris, le 19 janvier 2009,
Robin des Toits, Criirem, Artac, Fondation Science Citoyenne, FNMSE, Supap-FSU

La Ville de Paris a annoncé par simple communiqué la tenue d’une conférence de citoyens sur le thème « Ondes, santé et société ». Etant parties prenantes du débat depuis longtemps, nous sommes étonnés de ne pas avoir été consultés sur les modalités de cette manifestation. Nous espérons que cette « conférence de citoyens » ne sera pas à l’image de son lancement et qu’un débat contradictoire, équitable et donc citoyen, aura bien lieu. Cette conférence avait été votée en juillet 2008 par le Conseil de Paris suite au moratoire sur la mise en service des bornes Wifi dans certaines bibliothèques parisiennes en raison de malaises d’agents municipaux.
Il est à déplorer que l’annonce de cette conférence survienne le jour même où, de manière peu citoyenne, la Ville de Paris s’affranchit de ses obligations en récusant un vrai débat contradictoire au sein d’un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) qui devait traiter de l’impact des ondes électromagnétiques pulsées sur la santé (Voir autre communiqué en pièce jointe). Ce manque de démocratie a conduit la totalité des syndicats à boycotter ce simulacre de CHS. Nous attendons de voir qui sera sélectionné pour participer à ce débat. Il nous paraît cependant indispensable que soit constitué un comité de pilotage pluraliste permettant une formation contradictoire des citoyens. Il serait lourd de sens que nous, scientifiques, médecins, syndicalistes et associatifs ne soyons pas conviés à y participer.


Contact presse:
Etienne Cendrier (Robin des Toits) : 01 40 18 02 81
Marie Claude Semel (Supap-FSU) : 06 63 56 11 33
Bertrand Pieri (Supap-FSU) : 01 44 70 12 80
Artac (association regroupant plusieurs milliers de chercheurs internationaux) : 01 45 78 53 53
Fondation Science Citoyenne : 09 54 06 54 09
Criirem : 02 43 21 18 69
Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (Coordination regroupant 3500 médecins) Francis Glémet (porte parole) fglemet@wanadoo.fr
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 17:47

Compte-rendu

Colloque téléphonie mobile, Wifi et Santé 

du 12 janvier 2009 à l'Assemblée nationale



Table ronde 1 : Etats des lieux scientifiques sur les problèmes sanitaires


Le principe de précaution faisant parti de la constitution, il advient de le prendre comme argument fort pour arriver à limiter les ondes électromagnétiques.

Le levier le plus fort est celui de la mobilisation de la société civile, c’est le seul moyen vraiment efficace. Les médias doivent également être mobilisés.


Selon le Pr. Johansson (du Karolinska Institute de Stockholm) l’exposition aux ondes est la plus grande expérience in vivo sur la population humaine jamais réalisée. Les effets des ondes sur les cellules sont présents même à des radiations 100 000 fois inférieures aux normes en vigueur.

Le rapport Bio initiative de 2007 compile plusieurs études mettant en évidence les différents effets des champs électromagnétiques sur le biologique.

-Perte des capacités d’apprentissage chez les rats

-Diminution de la fertilité jusqu’à une disparition totale chez la souris

-Effet délétère sur les cellules spermatiques

-Augmentation de la mortalité des rats

-Modification du rythme cardiaque

-Stress cellulaire de la tomate…

Les gouvernements ne reconnaissent que les effets thermiques des ondes alors que de nombreuses études ont montré qu’elles ont d’autres conséquences graves. Les lobbies exercent une pression telle que les politiques adoptent la politique de l’autruche.

Il insiste enfin sur la nécessité de l’indépendance de la recherche.


Selon le Pr. Belpomme, il existe deux types d’affections : 

-affection chronique que l’on peut assimiler aux CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques)

-affection aiguë : syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques pulsés (SICEM)

Effets des champs électromagnétiques sur la santé : 

-mutations génétiques

-Risques pour le fœtus 

-Déficit immunitaire (peut expliquer certains cas de cancers viro-induit)

-Compilés aux UV, les champs électromagnétiques peuvent entraîner des mélanomes…

Le professeur fait la différence entre l’électrosensibilité et le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques. Il appui sur le fait qu’il vaut mieux parler du syndrome car cela renvoi à une pathologie. Ce dernier fait référence à la question de santé publique alors que le terme d’électrosensibilité ne s’applique qu’à quelques exceptions de malades.


Selon André Ciccolella, dès 2004 plusieurs études montrant l’existence de pathologies induites par les champs électromagnétiques étaient déjà publiées mais largement minorées. Aujourd’hui encore on entend dans les médias qu’il n’y aucun fait scientifique prouvant la nocivité des ondes.

Il exprime sa déception concernant le grenelle de l’environnement où les propositions déposées dans le groupe de travail ont été totalement vidées de leur contenu. Seul reste une mise à l’étude d’un dispositif de médiation. Le projet de constitution d’une commission de haute surveillance de l’alerte et de l’expertise a disparu.

Il souhaite que la politique de santé environnementale soit réellement basée sur le principe de précaution. Il souhaiterait qu’un grenelle de la santé environnementale ait lieu.

Il annonce enfin le lancement d’un « réseau environnement santé » le 28 janvier 2009. Ce réseau réunira des ONG, scientifiques et citoyens. Il aura pour objectif de se doter d’outils en matière de santé environnementale.

Important :

Privilégier la fibre optique

Mettre en avant les conséquences financières liées au remboursement de frais si le nombre de malades augmente

Agir sur les causes de la maladie et non les conséquences

Préserver des zones blanches et périodes blanches le jour et la nuit

Ne pas interdire le portable mais poser des limites (0.6 v/m)



Table ronde 2 : La réglementation en France et en Europe : les évolutions juridiques


Selon Richar Forget (avocat de Robin des toits), les recours pour trouble anormal du voisinage sont efficaces. La jurisprudence évolue plus rapidement qu’il ne le pensait.

L’objectif est d’obtenir un statut de travailleur handicapé pour les personnes atteintes du syndrome. Mais également d’obtenir le retrait de toutes les antennes relais sur les toits des écoles ou à proximité. Enfin, il souhaite le démontage des antennes quand le seuil mesuré sera supérieur à 0.6 v/m.


Rappel : 


La directive européenne du 15 décembre 2004 et le décret du 18 octobre 2006 précisent que l’exposition aux ondes radio électriques ne doit pas dépasser la valeur limite de 3 V/m pour éviter tout risque de dysfonctionnement de divers appareillages, parmi lesquels plusieurs appareils d’assistance médicale.


Le décret du 3 mai 2002 autorise 41V/m pour les antennes à 900 MHz, 58V/m pour les antennes à 1800 MHz et 61 V/m pour les antennes à 2100 MHz. Ces seuils d'expositions autorisés sont irréalistes et les plus élevés au monde. Ce décret ne protége en aucun cas la population. Les normes ne sont basées que sur des recommandations ne prenant en compte que les effets thermiques des micro-ondes pour des expositions de 6 mn maximum et non 24h/24 ! Ce décret est illégal car il est contradictoire tant vis-à-vis de la directive européenne que vis-à-vis du décret de 2006.


La résolution du Parlement européen du 4 septembre 2008 sur l'évaluation à mi-parcours du plan d'action européen en matière d'environnement et de santé 2004-2010 demande au Conseil Européen de fixer « des valeurs limites d'exposition plus exigeantes pour l'ensemble des équipements émetteurs d'ondes électromagnétiques dans les fréquences entre 0,1 MHz et 300 GHz ».


Selon Michèle Rivasi, les marges de manœuvres sont assez grandes au niveau des collectivités. Elle a fait passé au sein du conseil municipal de Valence un arrêté municipal interdisant les stations de base de téléphonie mobile dans un rayon de 100 mètres autour des écoles et des crèches. 

Elle précise également que les éluEs peuvent faire acheter à leur mairie des instruments de mesure des ondes afin de pouvoir faire des contrôles de manière indépendante. Enfin, elle indique qu’une convention avec la CRIIRAD peut être passée dans chaque marie afin de former les agents de la ville qui auraient la mission de faire les relevés.

Elle compte sur l’association des Maires des grandes villes pour voir évoluer les choses. Si jamais une décision était prise à ce niveau, la législation nationale ne serait pas autant utile qu’aujourd’hui.


Selon Etienne Cendrier, il n’y a aucune volonté politique dans le gouvernement pour abaisser les seuils d’exposition.

Il rappelle les revendications de Robin des toits : 

-Limitation des seuils d’exposition publique à 0.6 V/m

-Application d’un moratoire sur l’UMTS (ou 3G)

-Interdiction de la vente du téléphone portable aux enfants de moins de 14 ans, associé au lancement d’une campagne d’information

-Reconnaissance par l’Etat du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques comme handicap lié à la pollution électromagnétique

-Mise en place de la connexion filaire ou fibre optique pour tous les accès Internet ADSL. Le WIMAX et le WIFI sont donc abandonnés.

-Réalisation des mesures de champs électromagnétiques par des sondes de mesures en continu en liaison avec des experts indépendants

-Affichage du DAS (W/kg) sur tous les téléphones portable, associé à une campagne d’information sur les risques.



Table ronde 3 : Electrohypersensibilité : description du handicap et solutions possibles


Selon le Pr. Le Ruz (Président du CRIIREM), l’électrosensibilité est reconnue en Suède comme un handicap professionnel mais pas comme une maladie.

Les perspectives relative au nombre d’électrosensibles sont alarmantes : d’ici 2020 le nombre actuel d’électrosensible (3.5% de la population) pourrait être multiplié par 90%. Mais ces chiffres sont à relativiser.

En Espagne, des écovillages sont en train d’être créés. Aucun champ magnétique n’y sera émis et ils pourront accueillir les électrosensibles. Des ghettos modernes ?

Au USA, des manifestations de personnes électrosensibles sont de plus en plus nombreuses et violentes. Au problème de santé public, il pourrait se rajouter le problème d’ordre public.


Selon le Pr. Belpomme, aucune description symptomatologique du syndrome n’a encore été faite. Il essaie avec son équipe de la réaliser, ses premières recherches sont les suivantes : 


C’est un syndrome neurologique et non allergique qui est composé de 3 phases successives : 

Phase inaugurale : (période de stress)

oCéphalées

oTroubles de la sensibilité superficielle et/ou profonde (vertige)

oDéficit d’attention ou de concentration (absence et trouble de la mémoire)


Phase d’état : (atteinte superficielle du système nerveux central)

oInsomnie

oFatigue

oDépression

A ce moment, la maladie s’installe de manière plus permanente, des troubles du comportement apparaissent.


Evolution :

oRégression possible, avec séquelles ?

oAtteintes dégénératives du système nerveux central : désorientation spatio-temporelle, perte de la mémoire immédiate, syndrome confusionnel (évoque Alzheimer)…

oCancer ou rechute à plus ou moins long terme ?


Chez l’enfant : retard scolaire, trouble de l’attention et du comportement.


Existe-il une base génétique ?

Les symptômes sont accentués par : les endoprothèses métalliques (pacemaker), les exoprothèses métalliques (plombage dentaire), une intoxication par les métaux lourds.




Pour info, le 5 février aura lieu l’évènement : 3 jours sans téléphone portable.

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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 11:59

Le 13 janvier devait se tenir un CHS extraordinaire à la direction des Affaires Culturelles à la demande des représentants de 6 organisations syndicales avec des points importants mis à l’ordre du jour à leurs seules initiatives qui concernaient notamment :

 

Ø   une réflexion sur le WIFI et le handicap lié aux nouvelles technologies,

Ø   La création de zones blanches pour protéger les personnels et les usagers électrosensibles,

Ø   la RFID, nouvelle technologie utilisant, elle aussi, des micro-ondes pulsées

Ø   les troubles musculo squelettiques

Ø   le harcèlement et le stress au travail,

Ø   la question des écrans de visualisation…

 

Tous les points concernant les ondes électromagnétiques ont été supprimés par le président du CHS qui ne souhaite pas traiter des problèmes de santé  induits par ces technologies.

Actuellement, des agents sont malades en présence de bornes wifi sur leur lieu de travail, mais cela ne concerne pas la Direction des Affaires Culturelles et ne doit surtout  pas concerner le CHS, d’après Madame Errecart et Monsieur Girard

 

Les experts des organisations syndicales sont interdits. La Ville refuse aux représentants du CHS le droit au débat, à l’information et la réflexion.

 

Conférence citoyenne ou conférence sous tutelle?

 

Le Conseil de paris a décidé, après les problèmes de santé survenus dans les bibliothèques, de mettre en place une conférence citoyenne. C’est à cette conférence qu’il constamment est fait référence pour justifier de l’interdiction de traiter de la problématique du WIFI dans les directions. S’exprimer  sur ce sujet dans le cadre de la santé au travail est devenu impossible au prétexte que toute la société est concernée par les ondes électromagnétiques!!!  

 

Les membres CHS des organisations syndicales CGT, CFTC, FO, UNSA, CFTC, Supap- FSU  demandent publiquement au Maire de Paris d’être invités à cette conférence. Ils demandent également l’invitation de tous les experts refusés par M. Girard au CHS de la DAC : le Professeur Belpomme, cancérologue à l’hôpital Georges Pompidou qui travaille sur la description clinique du syndrome d’électro-sensibilité, du physicien M. Oberhausen, expert auprès du tribunal de Bordeaux et des associations « Priartem » et « Agir pour l’environnement ».


 

CFTC . CGT .  FO . SUPAP-FSU . UNSA

 

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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 12:34
Un problème technique a empêché de vous donner l'information à temps.
Veuillez accepter mes plates excuses.
Quelques internautes bienveillants ont pallié dans la mesure de leur moyen à ce malencontreux manque en laissant les info et les liens nécessaires dans les commentaires.
Merci à eux. 
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 14:52
... Censuré par Bertrand DELANOE !

Alors que le débat fait rage à la Ville de Paris sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé, Bertrand Delanoë par la voix de son adjoint Christophe Girard a décidé d’empêcher le Pr. Dominique Belpomme (Cancérologue et chercheur de renommée mondiale) de s’exprimer lors d’un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) qui devait traiter de cette question.

Le débat remonte à septembre 2007, lorsqu’une quarantaine d’employés de bibliothèques se sont plaints de divers malaises a la suite de l’installation massive de bornes Wifi par la Mairie de Paris. Après un moratoire voté en novembre 2007, les bornes déconnectées ont été rebranchées.
Depuis deux employés ont dû exercer leur droit de retrait suite à des nouveaux malaises attribués au rayonnement émis par les bornes Wifi réinstallées.
Alors que la Mairie de Paris s’obstine à ne pas respecter la réglementation sur ces deux procédures, un CHS, dont l’ordre du jour avait été proposé par les membres représentants les personnels, devait aborder la question du Wifi et des conséquences des ondes électromagnétiques sur la santé. C’est en ce sens que le Pr. Dominique Belpomme (qui est en train d’élaborer un protocole permettant de diagnostiquer l’électrosensibilité) a accepté de venir à l’invitation des représentants du personnel pour y apporter une expertise qui fait défaut à la Ville de Paris.
C’est probablement pourquoi  MM. Delanoë et Girard ont supprimé ce point de l’ordre du jour et  interdit ainsi sa présence.

Le débat scientifique avance pourtant avec la publication du rapport « BioInitaitive » et des premières conclusions du rapport « Interphone ». Une lettre ouverte au Maire de Paris a été envoyé au Maire de Paris signée par des scientifiques, des médecins, des élus, des artistes, des associations etc.. (Voir pièce jointe). La Ville de Lyon diffuse une grande campagne pour alerter des effets des ondes électromagnétiques sur la jeunesse. Bertrand Delanoë, lui,  s’obstine sur cette question jusqu’a en faire une affaire personnelle.

Le Maire de Paris promet pourtant depuis plusieurs mois la tenue d’une conférence citoyenne sur la question et voté lors d’un Conseil de Paris lorsque le sujet du Wifi a été abordé. Il n’est pour le moment, semble t-il,  pas question d’y associer les médecins, les associations, les syndicats ou les personnels qui se sont saisis de cette problématique.

Le Supap-FSU souhaite rencontrer d’urgence le Maire de Paris pour trouver une issue pragmatique,  en attendant un consensus scientifique, et  propose de  remettre en place dès maintenant le moratoire voté en novembre 2007. Le Supap-fsu souhaite  trouver  également avec lui, une solution respectueuse des personnels ayant exercé leur droit de retrait, pour qu’ils puissent continuer d’exercer leur travail, seule manière de trouver un peu de sérénité.
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 14:20
Une employée de la bibliothèque Faidherbe (Paris 11ème) a du exercer son droit de retrait suite au rebranchement des bornes Wifi.
Cette employée est en droit de retrait depuis le mercredi 12 novembre 2008, suite à des malaises certainement  dus aux rayonnement électromagnétiques provenant de bornes Wifi.  L’administration n’avait  qu’un délai de 24 heures pour contester le droit de retrait et convoquer un Comité Hygiène et Sécurité (CHS), elle reste étrangement  silencieuse depuis six jours. Aucune réaction officielle n’a été communiquée, ni à l’agent concerné, ni aux représentants des personnels du CHS., malgré plusieurs courriers argumentés des représentants du syndicat Supap-FSU. Seule une menace verbale de lui retirer de l’argent sur son salaire a été signifiée. Cette méthode s’apparente à une double peine. (être malade au travail et voir ses revenues supprimés)

L’aveuglement de Bertrand Delanoé sur la question de la santé au travail et de l’éléctrosensibillité est incompréhensible

La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (direction de tutelle des bibliothèques) outre des pressions  sur l’agent  pour lui faire reprendre son travail au détriment de sa santé , a fini par concéder comme seule solution possible  une prise en charge de la Sécurité Sociale, par le biais d’un arrêt maladie

Un appel à la création de zones blanches, pour prendre en compte cette nouvelle forme de handicap qu’est l’éléctrosensibillité a été lancé il y a quelques jours par des médecins, des scientifiques, des associations, des syndicats, des politiques etc…, parmi eux : un collectif regroupant 3500 médecins, José Bové, Marielle de Sarnez, Marc Jolivet, Jacques Testard, Rufus, Les Verts ou bien Augustin Legrand (Voir liste jointe avec les signataires).

Le syndicat parisien Supap-FSU demande à Bertrand Delanoé de retrouver un peu de sérénité sur cette question , et de proposer des solutions respectueuses de la santé des personnels, de cesser de bafouer les réglementations protégeant les agents dont il a la responsabilité, et enfin de cesser de mépriser et contourner les instances paritaires .

Le Supap-FSU demande le rétablissement immédiat du moratoire sur le Wifi voté lors d’un Comité Hygiène et Sécurité en Novembre 2007.

Un nouveau CHS est d’ailleurs convoqué à l’initiative des seuls élus du personnels, le 13 janvier 2009. Il aura pour ordre du jour entre autre, la question de la pollution électromagnétique (Wifi et Rfid) et la demande de création de zones blanches.
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